Vous êtes ici : Accueil > Miettes philosophiques -2020-2021 > Espace philo des T6 > 2ème Colloque des Philosophes : « D’où nous vient le goût de la vérité ? (...)

Articles

  • PLATON - 12 janvier

    Socrate - Eh bien, après cela compare notre nature, considérée sous l’angle de l’éducation et de l’absence éducation, à la situation suivante. Représente‑toi des hommes dans une sorte d’habitation souterraine en forme caverne. Cette habitation possède une entrée disposée en longueur, remontant de bas en haut tout le long de la caverne vers la lumière. Les hommes sont dans cette grotte depuis l’enfance, les jambes et le cou ligotés de la sorte qu’ils restent sur place et ne peuvent regarder que ce qui se (...)

  • Friedrich NIETZSCHE - 12 janvier

    Dans la mesure où l’individu veut se maintenir face à d’autres individus, il n’utilise l’intellect, dans un état de choses naturel, qu’à des fins de travestissement : or, étant donné que l’homme, à la fois par nécessité et par ennui, veut vivre dans une société et dans un troupeau, il a besoin d’un accord de paix et cherche du moins à faire disparaître de son univers le plus grossier bellum omnium contra omnes. Cet accord de paix ressemble à un premier pas dans l’acquisition de notre énigmatique instinct de (...)

  • William JAMES - 12 janvier

    Je dois d’abord vous rappeler ce fait que, posséder des pensées vraies, c’est, à proprement parler, posséder de précieux instruments pour l’action. Je dois aussi vous rappeler que l’obligation d’acquérir ces vérités, bien loin d’être une creuse formule impérative tombée du ciel, ou d’être, pour notre esprit, un arrêt de développement qu’il s’imposerait à lui-même, se justifie, au contraire, par d’excellentes raisons pratiques.
    Il n’est que trop évident qu’il nous importe, dans la vie, d’avoir des croyances vraies (...)

  • Edmund HUSSERL - 12 janvier

    En fait, c’est seulement chez les Grecs que s’accomplit en l’homme fini l’attitude complètement transformée à l’égard du monde environnant, que nous caractérisons comme un intérêt pur pour la connaissance et, par avance, comme un intérêt déjà purement théorique. Il ne s’agit pas d’une simple curiosité qui, distraite du sérieux des soucis et des peines de la vie, devient de manière accidentelle un pur intérêt porté à l’être et au mode d’être simple des données environnantes, ou même un pur intérêt pris à tout le (...)

  • René DESCARTES - 12 janvier

    Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. En quoi il n’est pas vraisemblable que tous se trompent ; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger, et distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes ; et ainsi que la (...)

  • Auguste COMTE - 12 janvier

    Sans doute, quand on envisage l’ensemble complet des travaux de tout genre de l’espèce humaine, on doit concevoir l’étude de la nature comme destinée à fournir la véritable base rationnelle de l’action de l’homme sur la nature, puisque la connaissance des lois des phénomènes, dont le résultat constant est de nous les faire prévoir, peut seule évidemment nous conduire, dans la vie active, à les modifier à notre avantage les uns par les autres. Nos moyens naturels et directs pour agir sur les corps qui nous (...)

  • ARISTOTE - 12 janvier

    Tous les hommes désirent naturellement savoir ; ce qui le montre, c’est le plaisir causé par les sensations, car, en dehors même de leur utilité, elles nous plaisent par elles-mêmes, et, plus que toutes les autres, les sensations visuelles. En effet, non seulement pour agir, mais même lorsque nous ne nous proposons aucune action, nous préférons, pour ainsi dire, la vue à tout le reste. La cause en est que la vue est, de tous nos sens, celui qui nous fait acquérir le plus de connaissances et nous (...)

  • Francis BACON - 12 janvier

    L’homme, interprète et ministre de la nature, n’étend ses connaissances et son action qu’à mesure qu’il découvre l’ordre naturel des choses, soit par l’observation, soit par la réflexion ; il ne sait et ne peut rien de plus.
    La main seule et l’entendement abandonné à lui-même n’ont qu’un pouvoir très limité ; ce sont les instruments et les autres genres de secours qui font presque tout, secours et instrument non moins nécessaires à l’esprit qu’à la main ; et de même que les instruments de la main excitent ou (...)