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Par : jld
Publié : 30 mars

Miette 5 - L’obéissance est-elle incompatible avec la liberté ?

Ce sujet permet de faire des révisions sur beaucoup d’éléments travaillés cette année. Par contre, cet ensemble de révisions est trop long pour une seule heure d’AP : vous les poursuivrez 1h sur le cours de jeudi (donc : deux heures sur ces révisions).

* Révisez la méthode de la dissertation

QUESTIONS Déposez vos exercices en cliquant sur "répondre à cet article" en bas de page.

* Procédez à l’analyse du sujet (selon la méthode).

* Proposez un plan :

- 1 titre (une thèse) pour chaque partie
- Pour chaque partie : les définitions des termes centraux utiles ; les références au cours exploitables (pensez aux colloques sur la vérité et sur les croyances.


Pour vous guider un peu, voici quelques remarques :

Il était tout d’abord indispensable de repérer les connaissances disponibles pour traiter le sujet :

* Alain
*L’expérience de Milgram
* La question de l’art politique dans la 2è partie du Mythe de Prométhée
* La "dialectique du maître et de l’esclave" par Alexandre Kojève
* L’abeille et l’architecte" , de Marx
* La question de l’aliénation ( cours su rle travail et la nécessité IIIè partie). Voyez par exemple :
http://www.caute.lautre.net/L-homme-est-rendu-etranger-a-l-homme
http://www.caute.lautre.net/L-alienation-du-travail
http://www.caute.lautre.net/Les-effets-de-la-mecanisation-du-travail

* Le texte de Freud donné en DM

Ces connaissances étaient exploitables à partir d’une analyse du sujet qui devait au minimium distinguer l’obéissance de la soumission à la force. C’est ce qui permettait de voir que l’obéissance implique un choix, un consentement.

D’autre part la réflexion sur la compatibilité de l’obéissance avec la liberté devait s’appuyer sur les repères suivants (au minimum) : médiat/immédiat ; obligation/conntrainte.

- vous pouvez aussi vous inspirer de la référence suivante (Si rencontrez des difficultés avec ce passage, posez vos questions en commentaire) :

- Kant, "Qu’est-ce que les lumières ? " :
"Or, pour ces lumières, il n’est rien requis d’autre que la liberté ; et à vrai dire la liberté la plus inoffensive de tout ce qui peut porter ce nom, à savoir celle de faire un usage public de sa raison dans tous les domaines. Mais j’entends présentement crier de tous côtés : « Ne raisonnez pas » ! L’officier dit : Ne raisonnez pas, exécutez ! Le financier : (le percepteur) « Ne raisonnez pas, payez ! » Le prêtre : « Ne raisonnez pas, croyez : » (Il n’y a qu’un seul maître au monde qui dise « Raisonnez autant que vous voudrez et sur tout ce que vous voudrez, mais obéissez ! ») Il y a partout limitation de la liberté. Mais quelle limitation est contraire aux lumières ? Laquelle ne l’est pas, et, au contraire lui est avantageuse ? - Je réponds : l’usage public de notre propre raison doit toujours être libre, et lui seul peut amener les lumières parmi les hommes ; mais son usage privé peut être très sévèrement limité, sans pour cela empêcher sensiblement le progrès des lumières. J’entends par usage public de notre propre raison celui que l’on en fait comme savant devant l’ensemble du public qui lit. J’appelle usage privé celui qu’on a le droit de faire de sa raison dans un poste civil ou une fonction déterminée qui vous sont confiés. Or il y a pour maintes affaires qui concourent à l’intérêt de la communauté un certain mécanisme qui est nécessaire et par le moyen duquel quelques membres de la communauté doivent se comporter passivement afin d’être tournés, par le gouvernement, grâce à une unanimité artificielle, vers des fins publiques ou du moins pour être empêchés de détruire ces fins. Là il n’est donc pas permis de raisonner ; il s’agit d’obéir. Mais, qu’une pièce (élément) de la machine se présente en même temps comme membre d’une communauté, et même de la société civile universelle, en qualité de savant, qui, en s’appuyant sur son propre entendement, s’adresse à un public par des écrits : il peut en tout cas raisonner, sans qu’en pâtissent les affaires auxquelles il est préposé partiellement en tant que membre passif. Il serait très dangereux qu’un officier à qui un ordre a été donné par son supérieur, voulût raisonner dans son service sur l’opportunité ou l’utilité de cet ordre ; il doit obéir. Mais si l’on veut être juste, il ne peut lui être défendu, en tant que savant, de faire des remarques sur les fautes en service de guerre et de les soumettre à son public pour qu’il les juge. Le citoyen ne peut refuser de payer les impôts qui lui sont assignés : même une critique impertinente de ces charges, s’il doit les supporter, peut être punie en tant que scandale (qui pourrait occasionner des désobéissances généralisées). Cette réserve faite, le même individu n’ira pas à l’encontre des devoirs d’un citoyen, s’il s’exprime comme savant, publiquement, sa façon de voir contre la maladresse ou même l’injustice de telles impositions. De même un prêtre est tenu de faire l’enseignement à des catéchumènes et à sa paroisse selon le symbole de l’Église qu’il sert, car il a été admis sous cette condition. Mais, en tant que savant, il a pleine liberté, et même plus : il a la mission de communiquer au public toutes ses pensées soigneusement pesées et bien intentionnées sur ce qu’il y a d’incorrect dans ce symbole et de lui soumettre ses projets en vue d’une meilleure organisation de la chose religieuse et ecclésiastique. En cela non plus il n’y a rien qui pourrait être porté à charge à sa conscience. Car ce qu’il enseigne par suite de ses fonctions, comme mandataire de l’Eglise, il le présente comme quelque chose au regard de quoi il n’a pas libre pouvoir d’enseigner selon son opinion personnelle, mais en tant qu’enseignement qu’il s’est engagé à professer au nom d’une autorité étrangère."

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3 Messages

  • Miette 5 - L’obéissance est-elle incompatible avec la liberté ?

    il y a 3 mois, par NOBLET Julien

    I. L’obéissance s’oppose aux libertés particulières
    a. Obéir, c’est se soumettre
    conscient/inconscient.
    Servir et exécuter ce que nous demande une entité que l’on reconnait et que l’on choisit.
    b. Obéir, c’est renoncer
    médiat/immédiat. absolu/relatif
    Renoncer à ses pulsions immédiates et à une liberté absolue = vie en société
    Freud, malaise dans la civilisation
    c. Libertés individuelles et obéissance s’excluent mutuellement
    compatible/incompatible. fini/infini.
    Freud, malaise dans la civilisation → il existe un équilibre précaire entre les deux.
    - 
    t : Si l’obéissance est un frein aux libertés individuelles, n’est-elle pas aussi la condition d’une liberté autre ?

    II. L’obéissance est aussi condition de liberté.
    a. obéir aux exigences culturelles nous libère de l’obéissance à la nature
    Inné/acquis. Culture/nature. Naturel/artificiel.
    Kojève, maîtrise et servitude. Obéir à des exigences acquises (culture) nous libère des exigences innées de la nature ; l’homme construit son humanité par l’obéissance à la culture.
    b. obéir quand cela nous est utile : la liberté d’obéir
    Médiat/immédiat. Moyen/fin. Conscient/inconscient. Imaginaire/réel.
    l’obéissance peut être un choix conscient pour atteindre une fin qui nous est favorable.
    Marx, l’abeille et l’architecte + Freud, fondements de la psychanalyse : Obéir à notre imaginaire nous permet de réaliser des projets réel. (l’architecte ou l’artiste qui obéit au plan qu’il a pensé avant, peut ensuite construire dans le réel)
    c. obéir est une condition des libertés collectives
    Individuel/collectif. Particulier/universel
    L’art politique, Le Mythe de Prométhée
    Kant, qu’est- ce que les lumières
    Freud, malaise dans la culture
    — >Obéir à des lois et normes permet d’assurer par exemple la sécurité (liberté collective) et d’organiser les sociétés.
    - 
    t : Si l’obéissance peut être aussi source de liberté, comment faire pour que celle-ci subsiste dans ce rôle ?

    III. La nécessité d’une obéissance réfléchie.
    a. le risque de l’obéissance aveugle 
    légitime/illégitime. légal/illégal. activité/passivité
    Obéir aveuglément, la croyance envers ce en quoi l’on obéit peut provoquer notre aliénation (être dépossédé de son humanité ; exécuter les ordres sans aucune réflexion)
    L’expérience de Milgram. Karl Marx.
    b. il faut constamment porter regard sur son obéissance
    activité/passivité. croire/penser.
    Alain, propos sur le pouvoir : réfléchir c’est nier ce que l’on croit. → Il faut constamment remettre en question sa croyance vers ce en quoi on obéit.
    Kant, Qu’est-ce que les lumières. → Porter un regard critique vers ce en quoi l’on obéit
    c. désobéir pour remettre en question l’obéissance.
    Nécessaire/contingent. légitime/illégitime
    Pour combattre l’illégitime.
    Thoreau : désobéissance civile

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  • Miette 5 - L’obéissance est-elle incompatible avec la liberté ?

    il y a 2 mois, par Blaquieres lisa

    I. Obeir n’est pas forcément une entave à notre liberté
    a.L’obeissance a premiere vue est incompatible avec la lberté
    conscience/ inconscient, obeir est une forme de soumission, nous ne sommes pas libre de nous même, on doit obeir ( ex : nos parents)
    b. C’est une forme de privation de liberté
    On renonce quelque part à ce que l’on n’aimerais faire mais qui est impossible ( vie en société,Freud, malaise dans la civilisation ). On renonce à la liberté qu’on souhaitera avoir.
    c. L’obeissance et la liberté sont opposés
    différencier liberté/obeir culture/nature.
    D’un côté nous sommes sencés être libre de nos choix et de notre vie. Or, on constate à travers l’obeissance que se sont 2 choses opposés et incompatible.
    Thèse : Obeir est ce obligatoirement renoncer à une liberté ?

    II. L’obeissance n’est pas négative pour nous
    a. C’est une forme de socialisation
    culture/nature. ( équilibre entre les 2, freud). Si l’on n’obeit pas aux règles et a ce que nous impose nos parents, par exemple : cela peut conduire à une exclusion, un discrédit fort de la société qui peut déboucher sur une depréssion. Il faut donc respecter l’obeissance ( ex : dans les classes sociales, les populations des classes moyennes sont sous représentées).
    b. L’obeissance et la liberté peuvent être conciliés.
    Moyen/fin Légitimes/ illégitimes.
    Si l’on veut quelque chose on doit tout faire pour l’avoir, il faut donc mettre en avant les moyens légitimes pour y parvenir. Or, si l’on obeit pas ce n’est pas possible. Il faut donc mettre en place les moyens pour parvenir à ses fins. ( Freud, fondements de la psychanalyse).
    c. Obeir est nécessaire pour sa liberté
    Obeir/ désobeir
    En effet, respecter les normes, valeurs, et usages de la société permet d’assurer sa liberté et sa sécurité ( ex : eviter de finir en prison) et de favoriser le bon fonctionnementde la société.
    Thèse : ?

    III. Enfin, obeir lorsque l’autorité est légitime
    a. Ne pas abusé de son autorité
    Les individus ne doivent pas exeder de leurs pouvoirs sur les plus petits, ils doivent le faire quand c’est le plus légitime.
    b. Il est nécessaire de regarder à quoi on doit obeir.
    règles/ lois croire/penser
    Il est important de porter un regard critique sur l’obeissance à laquelle nous faisons face afin que personne n’en abuse.

    Voir en ligne : http://http://www.caute.lautre.net/...

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    • Miette 5 - L’obéissance est-elle incompatible avec la liberté ?

      il y a 2 mois, par jld

      Lisa,

      Attention : ta première partie traite bien la première thèse (le sens commun) : c’est un bon point de départ. Cependant le TITRE de cette partie ne correspond pas à son contenu.

      Attention aussi à ne pas confondre des THÈSES (des affirmations) avec des QUESTIONS.

      Ta démarche générale est intéressante,et ton plan cohérent. L’idée que tu amènes à la fin devrait être précisée. Pour cela il faut essayer de définir plus pécisémzent ce que c’est que l’obéissance (en la distinguant de la soumission) : lorsque j’obéis, JE obéis, autrement dit il y a qq chose de volontaire dans l’obéissance.

      Tu fais un bon usage des repères (à préciser). Il aurait fallu exploiter explicitement qq philosophes.

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