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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>L'intol&#233;rance pousse &#224; la r&#233;volte</title>
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		<dc:creator>Locke, John</dc:creator>



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&lt;p&gt;Comme si l'on ne voyait pas tous les jours que moins les sectes ont la libert&#233; de s'assembler en public, plus elles sont unies dans leurs sentiments ? Mais il est permis &#224; tout le monde, ajouterez-vous, de se trouver aux assembl&#233;es o&#249; il ne s'agit que de la police et du civil, au lieu qu'il n'y a que les sectaires qui se rendent &#224; leurs conventicules, o&#249; il est ainsi facile de tramer des machinations secr&#232;tes au pr&#233;judice de l'&#201;tat. Cela n'est pas exactement vrai, puisqu'il y a des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Locke-" rel="directory"&gt;Locke&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme si l'on ne voyait pas tous les jours que moins les sectes ont la libert&#233; de s'assembler en public, plus elles sont unies dans leurs sentiments ? Mais il est permis &#224; tout le monde, ajouterez-vous, de se trouver aux assembl&#233;es o&#249; il ne s'agit que de la police et du civil, au lieu qu'il n'y a que les sectaires qui se rendent &#224; leurs conventicules, o&#249; il est ainsi facile de tramer des machinations secr&#232;tes au pr&#233;judice de l'&#201;tat. Cela n'est pas exactement vrai, puisqu'il y a des assembl&#233;es o&#249; l'on ne traite que d'affaires temporelles, et o&#249; l'on n'admet point toute sorte de gens. D'un autre c&#244;t&#233;, si quelques personnes font des assembl&#233;es clandestines pour servir Dieu &#224; leur mani&#232;re, qui doit-on bl&#226;mer, je vous prie, ou ceux qui les c&#233;l&#232;brent, ou ceux qui s'y opposent ? Mais la communion du m&#234;me culte, insisterez-vous, unit &#233;troitement les esprits, et c'est ce qui la rend beaucoup plus dangereuse. Je vous dirai &#224; mon tour : Si cela est, d'o&#249; vient que le magistrat n'appr&#233;hende pas la m&#234;me chose de la part de son &#201;glise, et qu'il ne lui d&#233;fend pas de s'assembler ? Est-ce parce qu'il en est le chef et l'un de ses membres ? mais n'est-il pas aussi le chef et l'un des membres de tout le peuple ? Avouons la v&#233;rit&#233; : il craint les &#201;glises non conformistes, et non pas la sienne, parce qu'il prot&#232;ge celle-ci et la comble de ses faveurs, pendant qu'il maltraite et opprime les autres ; parce qu'il caresse les uns comme les enfants de la maison, et qu'il a pour eux une indulgence presque aveugle, pendant qu'il regarde les autres comme des esclaves, qui ne doivent attendre le plus souvent, pour toute r&#233;compense d'une vie innocente, que la prison, les fers, l'exil, la perte de leurs biens et la mort m&#234;me ; enfin, parce qu'il souffre tout aux uns, et que les autres sont punis pour le moindre sujet. Qu'il prenne des mesures tout oppos&#233;es, ou que les non-conformistes jouissent des m&#234;mes privil&#232;ges civils que leurs concitoyens, et il verra bient&#244;t qu'il n'a rien &#224; craindre des assembl&#233;es religieuses. Si les hommes pensent &#224; la r&#233;volte, ce n'est pas &#224; leur religion ni &#224; leurs conventicules qu'on doit en attribuer la cause, mais plut&#244;t aux ch&#226;timents et &#224; l'oppression qu'ils endurent. La tranquillit&#233; r&#232;gne partout o&#249; le gouvernement est doux et mod&#233;r&#233; ; au lieu que l'injustice et la tyrannie causent presque toujours le trouble et le d&#233;sordre [...]. Cet esprit de r&#233;volte, dont on fait tant de bruit, n'est pas attach&#233; &#224; quelques &#201;glises particuli&#232;res, ou &#224; certaines soci&#233;t&#233;s religieuses ; il est commun &#224; tous les hommes, qui n'oublient rien pour secouer le joug sous le poids duquel ils g&#233;missent[...]. Il n'y a que l'oppression toute seule qui engage le peuple &#224; s'attrouper, &#224; se porter &#224; la r&#233;volte, et &#224; courir aux armes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Locke&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt; Lettre sur la tol&#233;rance&lt;/i&gt;, trad. Le Clerc, GF, pp.207-209&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La conscience seule constitue le soi</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/La-conscience-seule-constitue-le-soi</link>
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		<dc:date>2005-10-06T19:08:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Locke, John</dc:creator>



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&lt;p&gt;Voyez la r&#233;ponse de Leibniz : Je suis ce moi qui a &#233;t&#233; dans le berceau, m&#234;me si je ne m'en souviens pas.. &lt;br class='autobr' /&gt; Il n'y a que la conscience qui puisse unir en une m&#234;me personne des existences &#233;loign&#233;es, et non l'identit&#233; de substance. Car, quelle que soit la substance, quelle que soit sa structure, il n'y a pas de personne sans conscience : [ou alors] un cadavre pourrait &#234;tre une personne, aussi bien que n'importe quelle substance sans conscience. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourrions-nous supposer deux consciences (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Locke-" rel="directory"&gt;Locke&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voyez la r&#233;ponse de Leibniz : &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Je-suis-ce-moi-qui-a-ete-dans-le-berceau-meme-si-je-ne-m-en-souviens-pas' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Je suis ce moi qui a &#233;t&#233; dans le berceau, m&#234;me si je ne m'en souviens pas.&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a que la conscience qui puisse unir en une m&#234;me personne des existences &#233;loign&#233;es, et non l'identit&#233; de substance. Car, quelle que soit la substance, quelle que soit sa structure, il n'y a pas de personne sans conscience : [ou alors] un cadavre pourrait &#234;tre une personne, aussi bien que n'importe quelle substance sans conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourrions-nous supposer deux consciences distinctes et incommunicables faisant agir le m&#234;me corps, l'une de jour et l'autre de nuit, et en sens inverse la m&#234;me conscience qui ferait agir par intervalle des corps distincts ? Je me demande si, dans le premier cas, &lt;i&gt;celui qui travaille de jour&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;celui qui travaille de nuit&lt;/i&gt; ne seraient pas deux personnes aussi distinctes que &lt;i&gt;Socrate&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Platon&lt;/i&gt; ; et si dans le second cas, il n'y aurait pas une personne en deux corps diff&#233;rents, tout comme un homme reste le m&#234;me dans des v&#234;tements diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne sert absolument &#224; rien de dire que dans les cas pr&#233;c&#233;dents les &lt;i&gt;consciences&lt;/i&gt; sont les m&#234;mes ou diff&#232;rent en fonction de substances immat&#233;rielles identiques ou diff&#233;rentes, qui introduiraient en m&#234;me temps la conscience dans ces corps : que ce soit vrai ou faux, cela ne change rien, puisqu'il est &#233;vident que l'&lt;i&gt;identit&#233; personnelle &lt;/i&gt;serait dans les deux cas d&#233;termin&#233;e par la conscience, qu'elle soit attach&#233;e &#224; une substance immat&#233;rielle individuelle ou non. Si l'on accorde en effet que la substance pensante de l'homme doit &#234;tre n&#233;cessairement suppos&#233;e immat&#233;rielle, il n'en demeure pas moins &#233;vident que la chose pensante immat&#233;rielle peut se d&#233;faire parfois de sa conscience pass&#233;e, puis la retrouver ; comme en t&#233;moigne souvent chez l'homme l'oubli des actions pass&#233;es, et le fait que plusieurs fois il retrouve trace de conscience pass&#233;e compl&#232;tement perdue depuis vingt ans. Supposez que ces intervalles de m&#233;moire et d'oubli alternent r&#233;guli&#232;rement jour et nuit, et vous aurez deux personnes qui auront le m&#234;me Esprit immat&#233;riel, tout comme dans l'exemple pr&#233;c&#233;dent vous aviez deux personnes avec le m&#234;me corps. Ainsi le &lt;i&gt;soi&lt;/i&gt; n'est pas d&#233;termin&#233; par l'identit&#233; ou la diff&#233;rence de substance - ce dont il ne peut &#234;tre s&#251;r - mais seulement par l'identit&#233; de conscience.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;John Locke, &lt;strong&gt;Essai sur l'entendement humain &lt;/strong&gt;, Livre II, chap. 27, &#167;23, trad. J.-M. Vienne, Librairie philosophique J. Vrin, 2001, pp. 536-537.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le d&#233;sir est inqui&#233;tude</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Le-desir-est-inquietude</link>
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		<dc:date>2003-09-13T12:55:57Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Voir la r&#233;ponse de Leibniz : Des modes du plaisir et de la douleur, &#167;6. &lt;br class='autobr' /&gt; L'Inqui&#233;tude qu'un homme ressent en lui-m&#234;me pour l'absence d'une chose qui lui donnerait du plaisir si elle &#233;tait pr&#233;sente, c'est ce qu'on nomme D&#233;sir, qui est plus ou moins grand, selon que cette inqui&#233;tude est plus ou moins ardente. Et ici il ne sera peut-&#234;tre pas inutile de remarquer en passant, que l'inqui&#233;tude est le principal, pour ne pas dire le seul aiguillon qui excite l'industrie et l'activit&#233; des hommes. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Locke-" rel="directory"&gt;Locke&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voir la r&#233;ponse de Leibniz : &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Des-modes-du-plaisir-et-de-la' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Des modes du plaisir et de la douleur&lt;/a&gt;, &#167;6.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&lt;i&gt;Inqui&#233;tude&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Uneasiness est le mot anglais dont Locke se sert et qui est rendu par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qu'un homme ressent en lui-m&#234;me pour l'absence d'une chose qui lui donnerait du plaisir si elle &#233;tait pr&#233;sente, c'est ce qu'on nomme &lt;i&gt;D&#233;sir&lt;/i&gt;, qui est plus ou moins grand, selon que cette &lt;i&gt;inqui&#233;tude&lt;/i&gt; est plus ou moins ardente. Et ici il ne sera peut-&#234;tre pas inutile de remarquer en passant, que l'&lt;i&gt;inqui&#233;tude&lt;/i&gt; est le principal, pour ne pas dire le seul aiguillon qui excite l'industrie et l'activit&#233; des hommes. Car quelque bien qu'on propose &#224; l'homme, si l'absence de ce bien n'est suivie d'aucun d&#233;plaisir, ni d'aucune douleur, et que celui qui en est priv&#233;, puisse &#234;tre content et &#224; son aise sans le poss&#233;der, il ne s'avise pas de le d&#233;sirer, et moins encore de faire des efforts pour en jouir. Il ne sent pour cette esp&#232;ce de bien qu'une pure &lt;i&gt;vell&#233;it&#233;&lt;/i&gt;, terme qu'on emploie pour signifier le plus bas degr&#233; du &lt;i&gt;d&#233;sir&lt;/i&gt;, et ce qui approche le plus de cet &#233;tat o&#249; se trouve l'&#226;me &#224; l'&#233;gard d'une chose qui lui est tout &#224; fait indiff&#233;rente, et qu'elle ne d&#233;sire en aucune mani&#232;re, lorsque le d&#233;plaisir que cause l'absence d'une chose est si peu consid&#233;rable, et si mince, pour ainsi dire, qu'il ne porte celui qui en est priv&#233;, qu'&#224; former quelques faibles souhaits sans se mettre autrement en peine d'en rechercher la possession. Le &lt;i&gt;d&#233;sir&lt;/i&gt; est encore &#233;teint ou ralenti par l'opinion o&#249; l'on est, que le bien souhait&#233; ne peut &#234;tre obtenu, &#224; proportion que l'&lt;i&gt;inqui&#233;tude&lt;/i&gt; de l'&#226;me est dissip&#233;e, ou diminu&#233;e par cette consid&#233;ration particuli&#232;re. C'est une r&#233;flexion qui pourrait porter nos pen&#233;es plus loin, si c'en &#233;tait ici le lieu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Uneasiness&lt;/i&gt; est le mot anglais dont Locke se sert et qui est rendu par &lt;i&gt;inqui&#233;tude&lt;/i&gt;. Par &lt;i&gt;uneasiness&lt;/i&gt; l'auteur entend l'&#233;tat d'un homme qui n'est pas &#224; son aise, le manque d'aise et de tranquillit&#233; dans l'&#226;me. On pouvait traduire &lt;i&gt;uneasiness&lt;/i&gt; par &lt;i&gt;intranquillit&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;J. Locke, &lt;strong&gt;Essai philosophique concernant l'entendement humain&lt;/strong&gt;, Livre II, chap.20, &#167;6.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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