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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>L'exil</title>
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		<dc:creator>Negri, Toni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il faut faire tr&#232;s attention &#224; cette histoire. &#192; mon avis, l'exil tel que nous l'avons v&#233;cu a &#233;t&#233; extr&#234;mement lin&#233;aire. Mais l'exil et le nomadisme prol&#233;tariens sont deux choses profond&#233;ment diff&#233;rentes. En r&#233;alit&#233;, nous avons v&#233;cu - &#224; cause de nos origines et de la culture que nous avions, &#224; cause du caract&#232;re de notre action - une exp&#233;rience du XIX&#232; si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Exp&#233;riences souvent am&#232;res et dures, comme elles l'ont &#233;t&#233; &#224; l'&#233;poque, mais finalement dans la continuit&#233; - et dans la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-rubrique151-" rel="directory"&gt;II.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faut faire tr&#232;s attention &#224; cette histoire. &#192; mon avis, l'exil tel que nous l'avons v&#233;cu a &#233;t&#233; extr&#234;mement lin&#233;aire. Mais l'exil et le nomadisme prol&#233;tariens sont deux choses profond&#233;ment diff&#233;rentes. En r&#233;alit&#233;, nous avons v&#233;cu - &#224; cause de nos origines et de la culture que nous avions, &#224; cause du caract&#232;re de notre action - une exp&#233;rience du XIX&#232; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exp&#233;riences souvent am&#232;res et dures, comme elles l'ont &#233;t&#233; &#224; l'&#233;poque, mais finalement dans la continuit&#233; - et dans la transformation - de ce qu'a &#233;t&#233; l'exp&#233;rience des vieux &#233;migr&#233;s politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la th&#233;matique de l'exil se confond, au contraire, avec celles du nomadisme et du m&#233;tissage : il s'agit de prendre au s&#233;rieux tout &#224; la fois la pr&#233;sence du prol&#233;tariat sur le march&#233; mondial de la force de travail, et le fait qu'elle se confond avec le m&#233;tissage des savoirs et par cons&#233;quent avec cette flexibilit&#233; qui augmente &#224; travers le travail mat&#233;riel-immat&#233;riel, avec cette nouvelle forme d'action et de coop&#233;ration dans le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dirais par cons&#233;quent que notre exil a &#233;t&#233; le paradigme litt&#233;raire de ph&#233;nom&#232;nes r&#233;els. Mais aussi que chacun d'entre nous est pass&#233; par le chantier, par le caf&#233;, par le travail dans les lieux les plus &#233;tranges, avant d'arriver &#224; la reconqu&#234;te d'une position intellectuelle plus ou moins forte, &#224; la possibilit&#233; d'une circulation dans les nouveaux bassins de la force de travail immat&#233;rielle. Cela dit, je crois qu'en r&#233;alit&#233; la continuit&#233; de notre discours est plut&#244;t li&#233;e aux grandes traditions classiques de l'exil.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Travail immat&#233;riel et migrants</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Travail-immateriel-et-migrants</link>
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		<dc:date>2004-05-24T14:48:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Negri, Toni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand on parle de travail immat&#233;riel, on ne parle pas simplement de travail intellectuel. On parle de travail intellectuel en tant que travail corporel, c'est-&#224;-dire qu'il comprend &#233;videmment l'intellect, mais on l'envisage dans sa plasticit&#233;, dans sa mall&#233;abilit&#233;, dans sa capacit&#233; &#224; s'ins&#233;rer dan n'importe quelle situation. Le travail immat&#233;riel est, selon moi, une cat&#233;gorie qui permet pr&#233;cis&#233;ment de comprendre &#224; fond cette plasticit&#233; de la nouvelle force de travail. Il y a bien s&#251;r des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-rubrique151-" rel="directory"&gt;II.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on parle de travail immat&#233;riel, on ne parle pas simplement de travail intellectuel. On parle de travail intellectuel en tant que travail corporel, c'est-&#224;-dire qu'il comprend &#233;videmment l'intellect, mais on l'envisage dans sa plasticit&#233;, dans sa mall&#233;abilit&#233;, dans sa capacit&#233; &#224; s'ins&#233;rer dan n'importe quelle situation. Le travail immat&#233;riel est, selon moi, une cat&#233;gorie qui permet pr&#233;cis&#233;ment de comprendre &#224; fond cette plasticit&#233; de la nouvelle force de travail. Il y a bien s&#251;r des diff&#233;rences quand on parle d'intellectualit&#233; de masse, et quand on parle des, flux d'immigr&#233;s qui forment, eux aussi, des flux de force de travail intellectuel. M&#234;me dans le cas du Maghreb par exemple, ou dans d'autres situations du m&#234;me genre, les immigr&#233;s sont en g&#233;n&#233;ral des gens qui ont fait des &#233;tudes sup&#233;rieures ; bac + 3 ou + 4, qui ont parfois d&#233;j&#224; des licences ou des ma&#238;trises. Mais c'est tout &#224; fait secondaire par rapport &#224; la caract&#233;ristique fondamentale de cette force de travail : une mobilit&#233;, une plasticit&#233; qui lui permettent de s'ins&#233;rer &#224; tout moment dans l'immat&#233;rialit&#233; des flux productifs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sans papiers</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Negri, Toni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les luttes des sans papiers indiquent selon moi quelque chose de fondamental : la demande d'un droit de citoyennet&#233;, la revendication d'une pr&#233;sence sur le territoire d'intensit&#233; toute biopolitique. Une demande radicale de droit de citoyennet&#233; pour ceux qui se d&#233;placent, qui repr&#233;sente un &#233;l&#233;ment subversif pour l'ordre national du droit, dans la mesure o&#249; elle est la premi&#232;re transcription en termes politiques d'une situation devenue d&#233;sormais g&#233;n&#233;rale. Cela &#233;quivaut vraiment &#224; demander la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les luttes des sans papiers indiquent selon moi quelque chose de fondamental : la demande d'un droit de citoyennet&#233;, la revendication d'une pr&#233;sence sur le territoire d'intensit&#233; toute biopolitique. Une demande radicale de droit de citoyennet&#233; pour ceux qui se d&#233;placent, qui repr&#233;sente un &#233;l&#233;ment subversif pour l'ordre national du droit, dans la mesure o&#249; elle est la premi&#232;re transcription en termes politiques d'une situation devenue d&#233;sormais g&#233;n&#233;rale. Cela &#233;quivaut vraiment &#224; demander la loi, &#224; r&#233;clamer un droit de citoyennet&#233; parce qu'on travaille, parce qu'on s'est d&#233;plac&#233; &#224; l'int&#233;rieur du march&#233; mondial du travail d&#233;sormais int&#233;gr&#233;. Il s'agit donc d'une rupture politique du nouvel ordre productif mondial et un processus de recomposition de mouvements qui en sortent. Il faudrait r&#233;ussir &#224; imaginer le fait d'&#234;tre des citoyens du monde au sens plein du terme, et &#224; r&#233;aliser non plus l'internationale des travailleurs mais une communaut&#233; de tous les hommes qui veulent &#234;tre libres. Comme le dit Sergio Bologna, les luttes des sans papiers pr&#233;figurent une &#171; d&#233;mocratie apatride &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nord-Sud</title>
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		<dc:creator>Negri, Toni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il n'y a plus de murs, cela me semble important. Bien &#233;videmment, il y a toujours des tentatives pour d&#233;terminer des exclusions, mais les murs se trouvent autant &#224; l'int&#233;rieur de chaque pays qu'entre un pays et un autre, autant au milieu de la M&#233;diterran&#233;e qu'&#224; Paris, autant au milieu du Pacifique qu'&#224; Los Angeles. La distinction entre Nord et Sud n'a plus de sens, sauf si elle est envisag&#233;e &#224; l'int&#233;rieur de certains dispositifs d&#233;termin&#233;s par lesquels on tente de recontr&#244;ler les mouvements (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-rubrique151-" rel="directory"&gt;II.&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a plus de murs, cela me semble important. Bien &#233;videmment, il y a toujours des tentatives pour d&#233;terminer des exclusions, mais les murs se trouvent autant &#224; l'int&#233;rieur de chaque pays qu'entre un pays et un autre, autant au milieu de la M&#233;diterran&#233;e qu'&#224; Paris, autant au milieu du Pacifique qu'&#224; Los Angeles. La distinction entre Nord et Sud n'a plus de sens, sauf si elle est envisag&#233;e &#224; l'int&#233;rieur de certains dispositifs d&#233;termin&#233;s par lesquels on tente de recontr&#244;ler les mouvements de la force de travail. Il n'y a donc plus de Nord et de Sud, mais simplement la participation &#224; la production ou au contraire l'exclusion hors de celle-ci : dans certaines situations, les gens sont mis en condition de travailler - naturellement toujours &#224; un moindre co&#251;t -, dans d'autres, les gens en viennent &#224; &#234;tre exclus du travail, et cette exclusion joue comme une menace. Pourtant, ces situations d'exclusion du travail sont aussi, comme on l'a d&#233;j&#224; vu, des situations productives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>M&#233;tissages</title>
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		<dc:creator>Negri, Toni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je vois vraiment se construire - au moins tendanciellement - un nouvel ordre dynamique dans le mouvement de populations, ce qui signifie des m&#233;tissages toujours plus larges, des capacit&#233;s d'int&#233;gration culturelle toujours plus vastes. M&#233;tissage et int&#233;gration culturelle peuvent m&#234;me rentrer dans l'ordre productif jusqu'&#224; un certain point, mais &#224; partir d'un certain moment, ils deviennent le levier qui peut faire d&#233;finitivement sauter le dernier ordre des nations. Je trouve tr&#232;s beau que le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-rubrique151-" rel="directory"&gt;II.&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je vois vraiment se construire - au moins tendanciellement - un nouvel ordre dynamique dans le mouvement de populations, ce qui signifie des m&#233;tissages toujours plus larges, des capacit&#233;s d'int&#233;gration culturelle toujours plus vastes. M&#233;tissage et int&#233;gration culturelle peuvent m&#234;me rentrer dans l'ordre productif jusqu'&#224; un certain point, mais &#224; partir d'un certain moment, ils deviennent le levier qui peut faire d&#233;finitivement sauter le dernier ordre des nations. Je trouve tr&#232;s beau que le pouvoir capitaliste, qui doit toujours &#234;tre reterritorialis&#233;, qui doit toujours devenir la r&#232;gle, en vienne &#224; &#234;tre renvers&#233; par ces mouvements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Albanie</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Negri, Toni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cette &#233;trange province du Tiers-Monde, ou peut-&#234;tre d'un &#171; Deuxi&#232;me-Monde &#187; du socialisme r&#233;el ou sovi&#233;tique en crise, propose un ph&#233;nom&#232;ne de fuite : non plus une fuite face &#224; la guerre civile, mais l'&#233;trange figure post-moderne d'une recherche de travail, de richesse et de culture vers lesquels aller. Cette &#238;le &#233;trange, ce bizarre pays qu'est l'Albanie - compl&#232;tement coup&#233; du monde pendant si longtemps, ligot&#233; en permanence par des id&#233;ologies et des structures administratives aberrantes -, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-rubrique151-" rel="directory"&gt;II.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette &#233;trange province du Tiers-Monde, ou peut-&#234;tre d'un &#171; Deuxi&#232;me-Monde &#187; du socialisme r&#233;el ou sovi&#233;tique en crise, propose un ph&#233;nom&#232;ne de fuite : non plus une fuite face &#224; la guerre civile, mais l'&#233;trange figure post-moderne d'une recherche de travail, de richesse et de culture vers lesquels aller. Cette &#238;le &#233;trange, ce bizarre pays qu'est l'Albanie - compl&#232;tement coup&#233; du monde pendant si longtemps, ligot&#233; en permanence par des id&#233;ologies et des structures administratives aberrantes -, au moment o&#249; il se lib&#232;re, ne part plus &#224; la recherche de l'&#201;tat, de la constitution d'un &#201;tat, mais simplement &#224; la recherche de la libert&#233; : les Albanais partent tous en bateau. Qu'arrive-t-il alors ? Pour r&#233;guler cette force de travail et la bloquer, pour emp&#234;cher les arriv&#233;es en masse qui d&#233;s&#233;quilibrent les march&#233;s et les pays au capitalisme avanc&#233;, on tente &#224; tout prix, de l'ext&#233;rieur et par la force, de restaurer l'&#201;tat. Ce que vit actuellement l'Albanie, c'est un paradoxe qui me semble assez int&#233;ressant. Cela dit, il y a eu, au cours de l'histoire du capitalisme, d'autres moments o&#249; la n&#233;cessit&#233; de jouer sur une tr&#232;s forte mobilit&#233; de la force de travail et la n&#233;cessit&#233; de r&#233;ussir &#224; la r&#233;guler se sont crois&#233;es. Toute l'accumulation capitaliste est pass&#233;e par cette version de Charybde et Scylla, par cette alternative. Dans le cas albanais, on tentera sans doute des formes interm&#233;diaires de blocage des populations, comme cela a &#233;t&#233; le cas en particulier en Angleterre, au d&#233;but de l'histoire du capitalisme, avec les lois sur les pauvres : des lois qui cherchaient essentiellement &#224; arr&#234;ter les flux de la force de travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les gr&#232;ves de 1995</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Les-greves-de-1995</link>
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		<dc:date>2004-05-24T14:43:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Negri, Toni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On pouvait, selon moi, y voir appara&#238;tre facilement un nouveau paradigme de la production, &#224; diff&#233;rents niveaux. Le niveau le plus &#233;l&#233;mentaire, c'&#233;tait celui de la reconstruction de la communaut&#233; urbaine &#224; travers le caract&#232;re al&#233;atoire des transports de surface - ni les m&#233;tros ni les autobus ne fonctionnaient plus. Il s'est alors produit un incroyable ph&#233;nom&#232;ne, qui a dur&#233; deux mois : les gens montaient dans les voitures, ils s'organisaient collectivement, ou bien ils vivaient dans de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-rubrique151-" rel="directory"&gt;II.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On pouvait, selon moi, y voir appara&#238;tre facilement un nouveau paradigme de la production, &#224; diff&#233;rents niveaux. Le niveau le plus &#233;l&#233;mentaire, c'&#233;tait celui de la reconstruction de la communaut&#233; urbaine &#224; travers le caract&#232;re al&#233;atoire des transports de surface - ni les m&#233;tros ni les autobus ne fonctionnaient plus. Il s'est alors produit un incroyable ph&#233;nom&#232;ne, qui a dur&#233; deux mois : les gens montaient dans les voitures, ils s'organisaient collectivement, ou bien ils vivaient dans de v&#233;ritables queues en attendant le passage d'un v&#233;hicule susceptible de les charger. La socialisation, la communaut&#233; et la joie qui s'y sont exprim&#233;es ont &#233;t&#233; incroyables, &#233;normes. Mais il s'agit d'un ph&#233;nom&#232;ne de surface, m&#234;me s'il n'&#233;tait pas d&#233;nu&#233; d'importance du point de vue des m&#339;urs, puisqu'il manifestait la croissance de la richesse des affects communautaires existant d&#233;sormais au sein des populations m&#233;tropolitaines. Il y a un second &#233;l&#233;ment qui a jou&#233;, et qui concernait la conception du service public. Le service public a en effet &#233;t&#233; con&#231;u, pendant les gr&#232;ves, comme une pr&#233;-condition fondamentale de la production. Les gens ne sont pas all&#233;s d&#233;fendre les privil&#232;ges des ouvriers du service public, ils sont all&#233;s d&#233;fendre le caract&#232;re public - c'est-&#224;-dire communautaire et collectif - de tous les services, dans la mesure o&#249; ceux-ci constituaient la condition de la production, et donc la condition de la vie de tout un chacun. Les services doivent donc &#234;tre ramen&#233;s &#224; la vie, au &#171; biopolitique &#187;. Le troisi&#232;me &#233;l&#233;ment d'importance, enfin, c'&#233;tait de briser les conceptions de la privatisation qui existaient. La privatisation, qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie remettre les biens publics entre les mains des patrons - mais cet aspect-l&#224;, &#224; la limite, peut &#234;tre jug&#233; secondaire. Le vrai probl&#232;me, c'est que les remettre entre les mains des patrons, cela veut dire diminuer la capacit&#233; des gens &#224; jouir de la richesse, &#224; d&#233;sinflationner le commun, alors qu'en r&#233;alit&#233; la pouss&#233;e vers l'inflation, vers une inflation de nouveaux d&#233;sirs, est fondamentale. On a assist&#233; en France, donc pour la premi&#232;re fois dans un pays du capitalisme d&#233;velopp&#233;, &#224; des ph&#233;nom&#232;nes de construction communautaire d'une importance extr&#234;me, dans la mesure o&#249; ils donnaient lieu &#224; la constitution d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales au sein desquelles diff&#233;rents secteurs corporatistes brisaient les lignes verticales de commandement et cr&#233;aient des soviets &#187;. Les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales &#233;taient de v&#233;ritables soviets &#187;, c'&#233;taient des instances communautaires d&#233;cidant politiquement des comportements de toutes les cat&#233;gories. Il s'agissait par cons&#233;quent d'une rupture pratiquement d&#233;finitive du rapport de la base au sommet, et c'&#233;tait une rupture sans fantasmes, parce que les mouvements de coordinations eux-m&#234;mes n'avaient pas r&#233;ussi, dans la deuxi&#232;me partie des ann&#233;es 80, &#224; assumer la &#171; g&#233;n&#233;ralit&#233; &#187; des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales. Tout cela s'est toujours d&#233;roul&#233; avec une incroyable intelligence : il n'y a jamais eu de tendance extr&#233;miste, cela a toujours fonctionn&#233;. Par la suite, l'autre &#233;l&#233;ment c'&#233;tait l'int&#233;riorisation biopolitique du service public. Il ne s'agissait pas tant de d&#233;fendre certains int&#233;r&#234;ts corporatistes que d'assumer cette dimension du &#171; public &#187; comme forme pr&#233;liminaire &#224; toute production. C'&#233;tait donc une critique &#233;norme du priv&#233;. Enfin, on a pu voir la critique aux lib&#233;raux pouss&#233;e &#224; l'extr&#234;me en termes extr&#234;mement incisifs, &#224; travers l'&#233;mergence de formes de haine de classe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Los Angeles, Chiapas, Paris 1995</title>
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		<dc:creator>Negri, Toni</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ces luttes montrent comme toujours l'&#233;norme puissance et l'immense difficult&#233; qu'il y a &#224; poser aujourd'hui le probl&#232;me du changement dans les rapports de force, &#224; l'int&#233;rieur d'un monde d&#233;j&#224; constitu&#233;. Les luttes de Los Angeles sont des luttes dans lesquelles tout le malaise urbain, m&#233;tropolitain, des franges &#171; marginalis&#233;es &#187; s'exprime sous les formes les plus intenses : par l'occupation du territoire, par le saccage de la richesse expos&#233;e dans cette vitrine du monde qu'est Los Angeles. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-rubrique151-" rel="directory"&gt;II.&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces luttes montrent comme toujours l'&#233;norme puissance et l'immense difficult&#233; qu'il y a &#224; poser aujourd'hui le probl&#232;me du changement dans les rapports de force, &#224; l'int&#233;rieur d'un monde d&#233;j&#224; constitu&#233;. Les luttes de Los Angeles sont des luttes dans lesquelles tout le malaise urbain, m&#233;tropolitain, des franges &#171; marginalis&#233;es &#187; s'exprime sous les formes les plus intenses : par l'occupation du territoire, par le saccage de la richesse expos&#233;e dans cette vitrine du monde qu'est Los Angeles. Los Angeles, c'est Hollywood, c'est le centre des plus grandes industries de l'image mondiales, et par cons&#233;quent le plus grand centre de production de langages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Chiapas, ce n'est plus une r&#233;volte bourgeoise et tiers-mondiste pour le d&#233;veloppement capitaliste, c'est au contraire une r&#233;volte qui s'enracine dans la recherche d'une identit&#233; et d'un contre-pouvoir permanent face aux mod&#232;les de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements de 1995 &#224; Paris, c'est une lutte qui s'organise de mani&#232;re tr&#232;s ambigu&#235; au d&#233;but, mais dont la forme - le blocage des transports publics, dans la capitale et en province - d&#233;vient le moyen de constituer un nouvel espace public absolu, face &#224; une mondialisation qui joue sur les contrastes pour mieux les neutraliser. C'est l'&#233;mergence d'une singularit&#233; qui est une demande de collectif. Il s'agit donc de trois &#233;pisodes de luttes qui portent en eux un moment de r&#233;sistance contre la constitution d'un centre mondial de direction, contre la forme politique de la globalisation des march&#233;s. Trois &#233;pisodes qui rec&#232;lent une petite clef, minuscule mais probablement fondamentale, la clef de l'autonomie et de l'ind&#233;pendance des sujets &#224; l'int&#233;rieur de la constitution de l'espace public. Ces trois luttes peuvent-elles, prises comme elles le sont dans leurs diff&#233;rences et dans leur absence de communication, constituer &#171; la chose commune &#187; des ann&#233;es 90, c'est-&#224;-dire l'exp&#233;rience limite, cruciale et paradigmatique d'un processus r&#233;volutionnaire &#224; venir, d'une humanit&#233; &#224; venir ? Je l'ignore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Empire</title>
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&lt;p&gt;Comment d&#233;finir l'Empire ? C'est la forme politique du march&#233; mondial, c'est-&#224;-dire l'ensemble des armes et des moyens de coercition qui le d&#233;fendent, des instruments de r&#233;gulation mon&#233;taire, financi&#232;re et commerciale, et enfin, au sein d'une soci&#233;t&#233; mondiale &#171; biopolitique &#187;, l'ensemble des instruments de circulation, de communication et de langages. Chaque soci&#233;t&#233; capitaliste a besoin d'&#234;tre command&#233;e : l'Empire est le commandement exerc&#233; sur la soci&#233;t&#233; capitaliste mondialis&#233;e. Ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment d&#233;finir l'Empire ? C'est la forme politique du march&#233; mondial, c'est-&#224;-dire l'ensemble des armes et des moyens de coercition qui le d&#233;fendent, des instruments de r&#233;gulation mon&#233;taire, financi&#232;re et commerciale, et enfin, au sein d'une soci&#233;t&#233; mondiale &#171; biopolitique &#187;, l'ensemble des instruments de circulation, de communication et de langages. Chaque soci&#233;t&#233; capitaliste a besoin d'&#234;tre command&#233;e : l'Empire est le commandement exerc&#233; sur la soci&#233;t&#233; capitaliste mondialis&#233;e. Ses conditions sont, d'une part, l'extinction de l'&#201;tat-Nation (tel qu'il a &#233;t&#233; compris pendant des si&#232;cles et tel que quelques ent&#234;t&#233;s continuent &#224; le voir) ; de l'autre, la fin des imp&#233;rialismes &#171; vieille mani&#232;re &#187; (et du colonialisme), qui n'&#233;taient rien d'autre que des prolongements de l'&#201;tat-Nation. Dans l'horizon imp&#233;rial, l'espace et le temps de la vie se trouvent profond&#233;ment transform&#233;s. L'espace, parce que d&#233;sormais les marchandises et les langages, la production et la reproduction, ne trouvent plus aucune limite &#224; leur circulation ; le temps, parce que celui-ci s'est arr&#234;t&#233; et pour ainsi dire fix&#233; sur l'existence du gouvernement imp&#233;rial. Et les id&#233;ologues imp&#233;riaux de conclure de fait : l'histoire est finie. Les guerres sont finies : elles sont d&#233;sormais devenues des rivalit&#233;s entre bandes arm&#233;es, que l'Empire r&#233;gule par l'intervention de ses gendarmes. L'autonomie des politiques sociales et &#233;conomiques des &#201;tats-Nation est finie : tout doit &#234;tre maintenant r&#233;gl&#233; en fonction des comptabilit&#233;s et des &#233;quilibres du syst&#232;me financier mondial. Je crois que la guerre du Golfe, imm&#233;diatement apr&#232;s la chute du mur de Berlin, repr&#233;sente l'&#233;l&#233;ment traumatisant qui nous a fait comprendre que nous vivons d&#233;j&#224; dans l'Empire. Mais la guerre du Golfe est &#233;galement importante parce qu'elle nous a montr&#233; de quelle mani&#232;re la communication peut &#234;tre g&#233;r&#233;e dans le contexte imp&#233;rial. Comme le dit Baudrillard, ce n'est pas une guerre o&#249; l'on s'est battu. C'est une guerre qui n'a jamais exist&#233;, c'est une guerre qui a invent&#233; son r&#233;cit, son histoire. Apr&#232;s cela, il y a eu Timisoara et toute une s&#233;rie d'&#233;l&#233;ments extr&#234;mement importants pour d&#233;finir la nouvelle situation imp&#233;riale qui est d&#233;sormais la n&#244;tre, une situation dans laquelle les choses les plus inf&#226;mes, les massacres les plus effroyables peuvent &#234;tre tour &#224; tour dissimul&#233;s ou simul&#233;s. Maintenant, quel est le probl&#232;me ? Le probl&#232;me, c'est de comprendre comment l'action, le discours, la r&#233;sistance d'un prol&#233;tariat devenu d&#233;sormais intellectualit&#233; de masse se confrontent &#224; cette r&#233;alit&#233;. Paradoxalement, ce sont les travailleurs eux-m&#234;mes qui produisent les images, les langages et les formes utilis&#233;s pour construire la falsification du monde, pour transformer le sens de la r&#233;alit&#233;, pour enlever &#224; cette r&#233;alit&#233; toute signification antagoniste. Le probl&#232;me principal devient alors l'identification, &#224; partir des forces qui vivent dans ce type de monde et qui sont entr&#233;es dans ce nouveau genre de r&#233;alit&#233;, d'une forme d'expression mat&#233;rielle. Non pas une forme d'expression alternative l'alternative implique toujours une certaine allusion ou une analogie au &#171; vieux &#187; -, mais une expression au contraire qui r&#233;ussisse &#224; trouver, &#224; l'int&#233;rieur de cette unification forc&#233;e, mondialis&#233;e et communicative, des points d'appui, des points de rupture, des points susceptibles de constituer du nouveau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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