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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>Ma&#238;tre et esclave</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Maitre-et-esclave</link>
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		<dc:date>2006-08-30T20:16:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Koj&#232;ve, Alexandre</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Ma&#238;tre force l'Esclave &#224; travailler. Et en travaillant, l'esclave devient ma&#238;tre de la Nature. Or, il n'est devenu l'Esclave du Ma&#238;tre que parce que - au prime abord - il &#233;tait esclave de la Nature, en se solidarisant avec elle et se subordonnant &#224; ses lois par l'acceptation de l'instinct de conservation. En devenant par le travail ma&#238;tre de la Nature, l'esclave se lib&#232;re donc de sa propre nature, de son propre instinct qui le liait &#224; la Nature et qui faisait de lui l'Esclave du Ma&#238;tre. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Kojeve-" rel="directory"&gt;Koj&#232;ve&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Ma&#238;tre force l'Esclave &#224; travailler. Et en travaillant, l'esclave devient ma&#238;tre de la Nature. Or, il n'est devenu l'Esclave du Ma&#238;tre que parce que - au prime abord - il &#233;tait esclave de la Nature, en se solidarisant avec elle et se subordonnant &#224; ses lois par l'acceptation de l'instinct de conservation. En devenant par le travail ma&#238;tre de la Nature, l'esclave se lib&#232;re donc de sa propre nature, de son propre instinct qui le liait &#224; la Nature et qui faisait de lui l'Esclave du Ma&#238;tre. En lib&#233;rant l'Esclave de la Nature, le travail le lib&#232;re donc aussi de lui-m&#234;me, de sa nature d'Esclave : il le lib&#232;re du Ma&#238;tre. Dans le Monde naturel, donn&#233;, brut, l'Esclave est esclave du Ma&#238;tre. Dans le Monde technique, transform&#233; par son travail, il r&#232;gne - ou, du moins, r&#232;gnera un jour - en Ma&#238;tre absolu. Et cette Ma&#238;trise qui na&#238;t du travail, de la transformation progressive du Monde donn&#233; et de l'homme donn&#233; dans ce Monde, sera tout autre chose que la Ma&#238;trise &#034;imm&#233;diate&#034; du Ma&#238;tre. L'avenir et l'Histoire appartiennent donc non pas au Ma&#238;tre guerrier, qui ou bien meurt ou bien se maintient ind&#233;finiment dans l'identit&#233; avec soi-m&#234;me, mais &#224; l'Esclave travailleur. Celui-ci, en transformant le Monde donn&#233; par son travail, transcende le donn&#233; et ce qui est d&#233;termin&#233; en lui-m&#234;me par ce donn&#233; ; il se d&#233;passe donc, en d&#233;passant aussi le Ma&#238;tre qui est li&#233; au donn&#233; qu'il laisse - ne travaillant pas - intacte. Si l'angoisse de la mort incarn&#233;e pour l'Esclave dans la personne du Ma&#238;tre guerrier est la condition &lt;i&gt;sine qua non&lt;/i&gt; du progr&#232;s historique, c'est uniquement le travail de l'Esclave qui le r&#233;alise et le parfait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;A.Koj&#232;ve, &lt;strong&gt;Introduction &#224; la lecture de Hegel&lt;/strong&gt;, &lt;br class='autobr' /&gt;
Ed. Gallimard, Coll. Tel, p.28&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Moi (humain) est le Moi d'un - ou du - D&#233;sir.</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Le-Moi-humain-est-le-Moi-d-un-ou-du-Desir</link>
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		<dc:date>2005-12-02T21:19:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Koj&#232;ve, Alexandre</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#234;tre m&#234;me de l'homme, l'&#234;tre conscient de soi, implique et pr&#233;suppose le D&#233;sir. Par cons&#233;quent, la r&#233;alit&#233; humaine ne peut se constituer et se maintenir qu'&#224; l'int&#233;rieur d'une r&#233;alit&#233; biologique, d'une vie animale. Mais si le D&#233;sir animal est la condition n&#233;cessaire de la Conscience de soi, il n'en est pas la condition suffisante. A lui seul, ce D&#233;sir ne constitue que le Sentiment de soi. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'encontre de la connaissance qui maintient l'homme dans une qui&#233;tude passive, le D&#233;sir le rend (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Kojeve-" rel="directory"&gt;Koj&#232;ve&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#234;tre m&#234;me de l'homme, l'&#234;tre conscient de soi, implique et pr&#233;suppose le D&#233;sir. Par cons&#233;quent, la r&#233;alit&#233; humaine ne peut se constituer et se maintenir qu'&#224; l'int&#233;rieur d'une r&#233;alit&#233; biologique, d'une vie animale. Mais si le D&#233;sir animal est la condition n&#233;cessaire de la Conscience de soi, il n'en est pas la condition suffisante. A lui seul, ce D&#233;sir ne constitue que le Sentiment de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'encontre de la connaissance qui maintient l'homme dans une qui&#233;tude passive, le D&#233;sir le rend in-quiet et le pousse &#224; l'action. &#201;tant n&#233;e du D&#233;sir, l'action tend &#224; le satisfaire, et elle ne peut le faire que par la &#171; n&#233;gation &#187;, la destruction ou tout au moins la transformation de l'objet d&#233;sir&#233; : pour satisfaire la faim, par exemple, il faut d&#233;truire ou, en tout cas, transformer la nourriture. Ainsi, toute action est &#171; n&#233;gatrice &#187;. Loin de laisser le donn&#233; tel qu'il est, l'action le d&#233;truit ; sinon dans son &#234;tre, du moins dans sa forme donn&#233;e. Et toute &#171; n&#233;gativit&#233;-n&#233;gatrice &#187; par rapport au donn&#233; est n&#233;cessairement active. Mais l'action n&#233;gatrice n'est pas purement destructive. Car si l'action qui na&#238;t du D&#233;sir d&#233;truit, pour le satisfaire, une r&#233;alit&#233; objective, elle cr&#233;e &#224; sa place, dans et par cette destruction m&#234;me, une r&#233;alit&#233; subjective. L'&#234;tre qui mange, par exemple, cr&#233;e et maintient sa propre r&#233;alit&#233; par la suppression de la r&#233;alit&#233; autre que la sienne, par la transformation d'une r&#233;alit&#233; autre en r&#233;alit&#233; sienne, par l'&#171; assimilation &#187;, l'&#171; int&#233;riorisation &#187; d'une r&#233;alit&#233; &#171; &#233;trang&#232;re &#187;, &#171; ext&#233;rieure &#187;. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le Moi du D&#233;sir est un vide qui ne re&#231;oit un contenu positif r&#233;el que par l'action n&#233;gatrice qui satisfait le D&#233;sir en d&#233;truisant, transformant et &#171; assimilant &#187; le non-Moi d&#233;sir&#233;. Et le contenu positif du Moi, constitu&#233; par la n&#233;gation, est une fonction du contenu positif du non-Moi ni&#233;. Si donc le D&#233;sir porte sur un non-Moi &#171; naturel &#187;, le Moi sera &#171; naturel &#187; lui aussi. Le Moi cr&#233;&#233; par la satisfaction active d'un tel D&#233;sir aura la m&#234;me nature que les choses sur lesquelles porte ce D&#233;sir : ce sera un Moi &#171; chosiste &#187;, un Moi seulement vivant, un Moi animal. Et ce Moi naturel, fonction de l'objet naturel, ne pourra se r&#233;v&#233;ler &#224; lui-m&#234;me et aux autres qu'en tant que Sentiment de soi. Il ne parviendra jamais &#224; la Conscience de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour qu'il y ait Conscience de soi, il faut donc que le D&#233;sir porte sur un objet non-naturel, sur quelque chose qui d&#233;passe la r&#233;alit&#233; donn&#233;e. Or la seule chose qui d&#233;passe ce r&#233;el donn&#233; est le D&#233;sir lui-m&#234;me. Car le D&#233;sir pris en tant que D&#233;sir, c'est-&#224;-dire avant sa satisfaction, n'est en effet qu'un n&#233;ant r&#233;v&#233;l&#233;, qu'un vide irr&#233;el. Le D&#233;sir &#233;tant la r&#233;v&#233;lation d'un vide, &#233;tant la pr&#233;sence de l'absence d'une r&#233;alit&#233;, est essentiellement autre chose que la chose d&#233;sir&#233;e, autre chose qu'une chose, qu'un &#234;tre r&#233;el statique et donn&#233;, se maintenant &#233;ternellement dans l'identit&#233; avec soi-m&#234;me. Le D&#233;sir qui porte sur un autre D&#233;sir, pris en tant que D&#233;sir, cr&#233;era donc par l'action n&#233;gatrice et assimilatrice qui le satisfait, un Moi essentiellement autre que le &#171; Moi &#187; animal. Ce Moi, qui se &#171; nourrit &#187; de D&#233;sirs, sera lui-m&#234;me D&#233;sir dans son &#234;tre m&#234;me, cr&#233;&#233; dans et par la satisfaction de son D&#233;sir. Et puisque le D&#233;sir se r&#233;alise en tant qu'action n&#233;gatrice du donn&#233;, l'&#234;tre m&#234;me de ce Moi sera action. Ce Moi sera non pas, comme le &#171; Moi &#187; animal, &#171; identit&#233; &#187; ou &#233;galit&#233; avec soi-m&#234;me, mais &#171; n&#233;gativit&#233;-n&#233;gatrice &#187;. Autrement dit, l'&#234;tre m&#234;me de ce Moi sera devenir, et la forme universelle de cet &#234;tre sera non pas espace, mais temps. Son maintien dans l'existence signifiera donc pour ce Moi : &#171; ne pas &#234;tre ce qu'il est (en tant qu'&#234;tre statique et donn&#233;, en tant qu'&#234;tre naturel, en tant que &#171; caract&#232;re inn&#233; &#187;) et &#234;tre (c'est-&#224;-dire devenir) ce qu'il n'est pas &#187;. Ce Moi sera ainsi son propre oeuvre : il sera (dans l'avenir) ce qu'il est devenu par la n&#233;gation (dans le pr&#233;sent) de ce qu'il a &#233;t&#233; (dans le pass&#233;), cette n&#233;gation &#233;tant effectu&#233;e en vue de ce qu'il deviendra. Dans son &#234;tre m&#234;me, ce Moi est devenir intentionnel, &#233;volution voulue, progr&#232;s conscient et volontaire. Il est l'acte de transcender le donn&#233; qui lui est donn&#233; et qu'il est lui-m&#234;me. Ce Moi est un individu (humain), libre (vis-&#224;-vis du r&#233;el donn&#233;) et historique (par rapport &#224; soi-m&#234;me). Et c'est ce Moi, et ce Moi seulement, qui se r&#233;v&#232;le &#224; lui-m&#234;me et aux autres en tant que Conscience de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le D&#233;sir humain doit porter sur un autre D&#233;sir. Pour qu'il y ait D&#233;sir humain, il faut donc qu'il y ait tout d'abord une pluralit&#233; de D&#233;sirs (animaux). Autrement dit, pour que la Conscience de soi puisse na&#238;tre du Sentiment de soi, pour que la r&#233;alit&#233; humaine puisse se constituer &#224; l'int&#233;rieur de la r&#233;alit&#233; animale, il faut que cette r&#233;alit&#233; soit essentiellement multiple. L'homme ne peut donc appara&#238;tre sur terre qu'&#224; l'int&#233;rieur d'un troupeau. C'est pourquoi la r&#233;alit&#233; humaine ne peut &#234;tre que sociale. Mais pour que le troupeau devienne une soci&#233;t&#233;, la seule multiplicit&#233; des D&#233;sirs ne suffit pas ; il faut encore que les D&#233;sirs de chacun des membres du troupeau portent - ou puissent porter - sur les D&#233;sirs des autres membres. Si la r&#233;alit&#233; humaine est une r&#233;alit&#233; sociale, la soci&#233;t&#233; n'est humaine qu'en tant qu'ensemble de D&#233;sirs se d&#233;sirant mutuellement en tant que D&#233;sirs. Le D&#233;sir humain, ou mieux encore : anthropog&#232;ne, constituant un individu libre et historique conscient de son individualit&#233;, de sa libert&#233;, de son histoire, et, finalement, de son historicit&#233; - le D&#233;sir anthropog&#232;ne diff&#232;re donc du D&#233;sir animal (constituant un &#234;tre naturel, seulement vivant et n'ayant qu'un sentiment de sa vie) par le fait qu'il porte non pas sur un objet r&#233;el, &#171; positif &#187;, donn&#233;, mais sur un autre D&#233;sir. Ainsi, dans le rapport entre l'homme et la femme, par exemple, le D&#233;sir n'est humain que si l'un d&#233;sire non pas le corps, mais le D&#233;sir de l'autre, s'il veut &#171; poss&#233;der &#187; ou &#171; assimiler &#187; le D&#233;sir pris en tant que D&#233;sir, c'est-&#224;-dire s'il veut &#234;tre &#171; d&#233;sir&#233; &#187; ou &#171; aim&#233; &#187; ou bien encore : &#171; reconnu &#187; dans sa valeur humaine, dans sa r&#233;alit&#233; d'individu humain. De m&#234;me, le D&#233;sir qui porte sur un objet naturel n'est humain que dans la mesure o&#249; il est &#171; m&#233;diatis&#233; &#187; par le D&#233;sir d'un autre portant sur le m&#234;me objet : il est humain de d&#233;sirer ce que d&#233;sirent les autres, parce qu'ils le d&#233;sirent. Ainsi, un objet parfaitement inutile au point de vue biologique (tel qu'une d&#233;coration, ou le drapeau de l'ennemi) peut &#234;tre d&#233;sir&#233; parce qu'il fait l'objet d'autres d&#233;sirs. Un tel D&#233;sir ne peut &#234;tre qu'un D&#233;sir humain, et la r&#233;alit&#233; humaine en tant que diff&#233;rente de la r&#233;alit&#233; animale ne se cr&#233;e que par l'action qui satisfait de tels D&#233;sirs : l'histoire humaine est l'histoire des D&#233;sirs d&#233;sir&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;A. Koj&#232;ve, &lt;i&gt;Introduction &#224; la lecture de Hegel&lt;/i&gt;, Gallimard, 1947, TEL, 1979, pp.11-13&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Seconde note sur la fin de l'histoire</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Seconde-note-sur-la-fin-de-l-histoire</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.caute.lautre.net/Seconde-note-sur-la-fin-de-l-histoire</guid>
		<dc:date>2004-09-28T13:31:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Koj&#232;ve, Alexandre</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voyez Note sur la fin de l'histoire et la fiche Sur la &#034;Fin de l'Histoire&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; Le texte de cette Note (1 de la p. 434) est ambigu, pour ne pas dire contradictoire. Si l'on admet &#171; la disparition de l'Homme &#224; la fin de l'Histoire &#187;, si l'on affirme que &#171; l'Homme reste en vie en tant qu'animal &#187;, en pr&#233;cisant que &#171; ce qui dispara&#238;t, c'est l'Homme proprement dit &#187;, on ne peut pas dire que &#171; tout le reste peut se maintenir ind&#233;finiment : l'art, l'amour, le jeu, etc. &#187;. Si l'Homme re-devient un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Kojeve-" rel="directory"&gt;Koj&#232;ve&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voyez &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Note-sur-la-fin-de-l-histoire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Note sur la fin de l'histoire&lt;/a&gt; et la fiche &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Sur-la-Fin-de-l-Histoire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sur la &#034;Fin de l'Histoire&#034;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le texte de cette Note (&lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Note-sur-la-fin-de-l-histoire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;1 de la p. 434&lt;/a&gt;) est ambigu, pour ne pas dire contradictoire. Si l'on admet &#171; la &lt;i&gt;disparition&lt;/i&gt; de l'Homme &#224; la fin de l'Histoire &#187;, si l'on affirme que &#171; l'Homme reste en vie &lt;i&gt;en tant qu'animal&lt;/i&gt; &#187;, en pr&#233;cisant que &#171; ce qui &lt;i&gt;dispara&#238;t&lt;/i&gt;, c'est &lt;i&gt;l'Homme proprement dit&lt;/i&gt; &#187;, on ne peut pas dire que &#171; tout le reste peut se maintenir ind&#233;finiment : l'art, l'amour, le jeu, etc. &#187;. Si l'Homme re-devient un animal, ses arts, ses amours et ses jeux doivent eux-aussi re-devenir purement &#171; naturels &#187;. Il faudrait donc admettre, qu'apr&#232;s la fin de l'Histoire, les hommes construiraient leurs &#233;difices et leurs ouvrages d'art comme les oiseaux construisent leurs nids et les araign&#233;es tissent leurs toiles, ex&#233;cuteraient des concerts musicaux &#224; l'instar des grenouilles et des cigales, joueraient comme jouent les jeunes animaux et s'adonneraient &#224; l'amour comme le font les b&#234;tes adultes. Mais on ne peut pas dire alors que tout ceci &#171; rend l'Homme &lt;i&gt;heureux&lt;/i&gt; &#187;. Il faudrait dire que les animaux post-historiques de l'esp&#232;ce &lt;i&gt;Homo sapiens&lt;/i&gt; (qui vivront dans l'abondance et en pleine s&#233;curit&#233;) seront &lt;i&gt;contents&lt;/i&gt; en fonction de leur comportement artistique, &#233;rotique et ludique, vu que, par d&#233;finition, ils s'en contenteront. Mais il y a plus. &#171; &lt;i&gt;L'an&#233;antissement d&#233;finitif&lt;/i&gt; de l'Homme &lt;i&gt;proprement dit&lt;/i&gt; &#187; signifie aussi la disparition d&#233;finitive du Discours (&lt;i&gt;Logos&lt;/i&gt;) humain au sens propre. Les animaux de l'esp&#232;ce &lt;i&gt;Homo sapiens&lt;/i&gt; r&#233;agiraient par des r&#233;flexes conditionn&#233;s &#224; des signaux sonores ou mimiques et leurs soi-disant &#171; discours &#187; seraient ainsi semblables au pr&#233;tendu &#171; langage &#187; des abeilles. Ce qui dispara&#238;trait alors, ce n'est pas seulement la Philosophie ou la recherche de la Sagesse discursive, mais encore cette Sagesse elle-m&#234;me. Car il n'y aurait plus, chez ces animaux post-historiques, de &#171; connaissance [discursive] du Monde et de soi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;poque o&#249; j'ai r&#233;dig&#233; la &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Note-sur-la-fin-de-l-histoire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Note ci-dessus&lt;/a&gt; (1946), le retour de l'Homme &#224; l'animalit&#233; ne me paraissait pas impensable en tant que perspective d'avenir (d'ailleurs plus ou moins proche). Mais j'ai compris peu apr&#232;s (1948) que la fin h&#233;g&#233;lo-marxiste de l'Histoire &#233;tant non pas encore &#224; venir, mais d'ores et d&#233;j&#224; un pr&#233;sent. En observant ce qui se passait autour de moi et en r&#233;fl&#233;chissant &#224; ce qui s'est pass&#233; dans le monde apr&#232;s la bataille d'I&#233;na, j'ai compris que Hegel avait raison de voir en celle-ci la fin de l'Histoire proprement dite. Dans et par cette bataille, l'avant-garde de l'humanit&#233; a virtuellement atteint le terme et le but, c'est-&#224;-dire la &lt;i&gt;fin&lt;/i&gt; de l'&#233;volution historique de l'Homme. Ce qui s'est produit depuis ne fut qu'une extension dans l'espace de la puissance r&#233;volutionnaire universelle actualis&#233;e en France par Robespierre-Napol&#233;on. Du point de vue authentiquement historique, les deux guerres mondiales avec leur cort&#232;ge de petites et grandes r&#233;volutions n'ont eu pour effet que d'aligner sur les positions historiques europ&#233;ennes (r&#233;elles ou virtuelles) les plus avanc&#233;es, les civilisations retardataires des provinces p&#233;riph&#233;riques. Si la sovi&#233;tisation de la Russie et la communisation de la Chine sont plus et autre chose encore que la d&#233;mocratisation de l'Allemagne imp&#233;riale (par le truchement de l'hitl&#233;risme) ou l'accession du Togo &#224; l'ind&#233;pendance, voire l'auto-d&#233;termination des Papous, c'est uniquement parce que l'actualisation sino-sovi&#233;tique du bonapartisme robespierrien oblige l'Europe post-napol&#233;onienne &#224; acc&#233;l&#233;rer l'&#233;limination des nombreuses s&#233;quelles plus ou moins anachroniques de son pass&#233; pr&#233;-r&#233;volutionnaire. D'ores et d&#233;j&#224;, ce processus d'&#233;limination est d'ailleurs plus avanc&#233; dans les prolongements nord-am&#233;ricains de l'Europe qu'en Europe elle-m&#234;me. On peut m&#234;me dire que, d'un certain point de vue, les &#201;tats-Unis ont d&#233;j&#224; atteint le stade final du &#171; communisme &#187; marxiste, vu que, pratiquement, tous les membres d'une &#171; soci&#233;t&#233; sans classes &#187; peuvent s'y approprier d&#232;s maintenant tout ce que bon leur semble, sans pour autant travailler plus que leur c&#339;ur ne le leur dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, plusieurs voyages comparatifs effectu&#233;s (entre 1948 et 1958) aux Etats-Unis en et U. R. S. S. m'ont donn&#233; l'impression que si les Am&#233;ricains font figure de sino-sovi&#233;tiques enrichis, c'est parce que les Russes et les Chinois ne sont que des Am&#233;ricains encore pauvres, d'ailleurs en voie de rapide enrichissement. J'ai &#233;t&#233; port&#233; &#224; en conclure que l'&lt;i&gt;American way of life &lt;/i&gt;&#233;tait le genre de vie propre &#224; la p&#233;riode post-historique, la pr&#233;sence actuelle des &#201;tats-Unis dans le Monde pr&#233;figurant le futur &#171; &#233;ternel pr&#233;sent &#187; de l'humanit&#233; tout enti&#232;re. Ainsi, le retour de l'Homme &#224; l'animalit&#233; apparaissait non plus comme une possibilit&#233; encore &#224; venir, mais comme une certitude d&#233;j&#224; pr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la suite d'un r&#233;cent voyage au Japon (1959) que j'ai radicalement chang&#233; d'avis sur ce point. J'ai pu y observer une Soci&#233;t&#233; qui est unique en son genre, parce qu'elle est seule &#224; avoir fait une exp&#233;rience presque trois fois s&#233;culaire de vie en p&#233;riode de &#171; fin d'Histoire &#187;, c'est-&#224;-dire en l'absence de toute guerre civile ou ext&#233;rieure (&#224; la suite de la liquidation du &#171; f&#233;odalisme &#187; par le roturier Hideyoshi et de l'isolement artificiel du pays con&#231;u et r&#233;alis&#233; par son noble successeur Yiyeasu). Or, l'existence des Japonais nobles, qui cess&#232;rent de risquer leur vie (m&#234;me en duel) sans pour autant commencer &#224; travailler, ne fut rien moins qu'animale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilisation japonaise &#171; post-historique &#187; s'est engag&#233;e dans des voies diam&#233;tralement oppos&#233;es &#224; la &#171; voie am&#233;ricaine &#187;. Sans doute, n'y a-t-il plus eu au Japon de Religion, de Morale, ni de Politique au sens &#171; europ&#233;en &#187; ou &#171; historique &#187; de ces mots. Mais le &lt;i&gt;Snobisme&lt;/i&gt; &#224; l'&#233;tat pur y cr&#233;a des disciplines n&#233;gatrices du donn&#233; &#171; naturel &#187; ou &#171; animal &#187; qui d&#233;pass&#232;rent de loin, en efficacit&#233;, celles qui naissaient, au Japon ou ailleurs, de l'Action &#171; historique &#187;, c'est-&#224;-dire des Luttes guerri&#232;res et r&#233;volutionnaires ou du Travail forc&#233;. Certes, les sommets (nulle part &#233;gal&#233;s) du snobisme sp&#233;cifiquement japonais que sont le Th&#233;&#226;tre N&#244;, la c&#233;r&#233;monie du th&#233; et l'art des bouquets de fleurs furent et restent encore l'apanage exclusif des gens nobles et riches. Mais, en d&#233;pit des in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques et sociales persistantes, tous les Japonais sans exception sont actuellement en &#233;tat de vivre en fonction de valeurs totalement &lt;i&gt;formalis&#233;es&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire compl&#232;tement vid&#233;es de tout contenu &#171; humain &#187; au sens d'&#171; historique &#187;. Ainsi, &#224; la limite, tout Japonais est en principe capable de proc&#233;der, par pur snobisme, &#224; un suicide parfaitement &#171; gratuit &#187; (la classique &#233;p&#233;e du samoura&#239; pouvant &#234;tre remplac&#233;e par un avion ou une torpille), qui n'a rien &#224; voir avec le &lt;i&gt;risque&lt;/i&gt; de la vie dans une Lutte men&#233;e en fonction de valeurs &#171; historiques &#187; &#224; contenu social ou politique. Ce qui semble permettre de croire que l'interaction r&#233;cemment amorc&#233;e entre le Japon et le Monde occidental aboutira en fin de compte non pas &#224; une rebarbarisation des Japonais, mais &#224; une &#171; japonisation &#187; des Occidentaux (les Russes y compris).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or vu qu'aucun animal ne peut &#234;tre snob, toute p&#233;riode post-historique &#171; japonis&#233;e &#187; serait sp&#233;cifiquement humaine. Il n'y aurait donc pas d'&#171; an&#233;antissement d&#233;finitif de l'Homme proprement dit &#187;, tant qu'il y aurait des animaux de l'esp&#232;ce &lt;i&gt;Homo sopiens&lt;/i&gt; pouvant servir de support &#171; naturel &#187; &#224; ce qu'il y a d'humain chez les hommes. Mais, comme je le disais dans la &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Note-sur-la-fin-de-l-histoire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Note ci-dessus&lt;/a&gt;, un &#171; animal qui est &lt;i&gt;en accord&lt;/i&gt; avec la Nature ou l'&#202;tre-donn&#233; &#187; est un &#234;tre &lt;i&gt;vivant&lt;/i&gt; qui n'a rien d'humain. Pour rester humain, l'Homme doit rester un &#171; Sujet &lt;i&gt;oppos&#233;&lt;/i&gt; &#224; l'Objet &#187;, m&#234;me si disparaissent &#171; l'Action n&#233;gatrice du donn&#233; et l'Erreur &#187;. Ce qui veut dire que tout en parlant d&#233;sormais d'une fa&#231;on &lt;i&gt;ad&#233;quate&lt;/i&gt; de tout ce qui lui est donn&#233;, l'Homme post-historique doit continuer &#224; &lt;i&gt;d&#233;tacher&lt;/i&gt; les &#171; formes &#187; de leurs &#171; contenus &#187;, en le faisant non plus pour trans-former activement ces derniers, mais afin de &lt;i&gt;s'opposer&lt;/i&gt; soi-m&#234;me comme une &#171; forme &#187; pure &#224; lui-m&#234;me et aux autres, pris en tant que n'importe quels &#171; contenus &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; Note de la Seconde &#201;dition. &#187;&lt;br /&gt;
Alexandre Koj&#232;ve, &lt;strong&gt;Introduction &#224; la lecture de Hegel&lt;/strong&gt;,&lt;br /&gt;
Gallimard, coll. TEL, 1947/1979, pp.436-437&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Note sur la fin de l'histoire</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Note-sur-la-fin-de-l-histoire</link>
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		<dc:date>2004-09-28T13:30:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Koj&#232;ve, Alexandre</dc:creator>



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&lt;p&gt;Voyez Seconde note sur la fin de l'histoire et la fiche Sur la &#034;Fin de l'Histoire&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; La disparition de l'Homme &#224; la fin de l'Histoire n'est donc pas une catastrophe cosmique : le Monde naturel reste ce qu'il est de toute &#233;ternit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et ce n'est donc pas non plus une catastrophe biologique : l'Homme reste en vie en tant qu'animal qui est en accord avec la Nature ou l'&#202;tre donn&#233;. Ce qui dispara&#238;t, c'est l'Homme proprement dit, c'est-&#224;-dire l'Action n&#233;gatrice du donn&#233; et l'Erreur, ou en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Kojeve-" rel="directory"&gt;Koj&#232;ve&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voyez &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Seconde-note-sur-la-fin-de-l-histoire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Seconde note sur la fin de l'histoire&lt;/a&gt; et la fiche &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Sur-la-Fin-de-l-Histoire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sur la &#034;Fin de l'Histoire&#034;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La disparition de l'Homme &#224; la fin de l'Histoire n'est donc pas une catastrophe cosmique : le Monde naturel reste ce qu'il est de toute &#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est donc pas non plus une catastrophe biologique : l'Homme reste en vie en tant qu'animal qui est en &lt;i&gt;accord&lt;/i&gt; avec la Nature ou l'&#202;tre donn&#233;. Ce qui dispara&#238;t, c'est l'Homme proprement dit, c'est-&#224;-dire l'Action n&#233;gatrice du donn&#233; et l'Erreur, ou en g&#233;n&#233;ral le Sujet &lt;i&gt;oppos&#233;&lt;/i&gt; &#224; l'Objet. En fait, la fin du Temps humain ou de l'Histoire, c'est-&#224;-dire l'an&#233;antissement d&#233;finitif de l'Homme proprement dit ou de l'Individu libre et historique, signifie tout simplement la cessation de l'Action au sens fort du terme. Ce qui veut dire pratiquement : - la disparition des guerres et des r&#233;volutions sanglantes. Et encore la disparition de la &lt;i&gt;Philosophie&lt;/i&gt; ; car l'Homme ne changeant plus essentiellement lui-m&#234;me, il n'y a plus de raison de changer les principes (vrais) qui sont &#224; la base de sa connaissance du Monde et de soi. Mais tout le reste peut se maintenir ind&#233;finiment ; l'art, l'amour, le jeu, etc., etc. ; bref, tout ce qui rend l'Homme &lt;i&gt;heureux&lt;/i&gt;. - Rappelons que ce th&#232;me h&#233;g&#233;lien, parmi beaucoup d'autres, a &#233;t&#233; repris par Marx. L'Histoire proprement dite, o&#249; les hommes (les &#171; classes &#187;) luttent entre eux pour la reconnaissance et luttent contre la Nature par le travail, s'appelle chez Marx &#171; Royaume de la n&#233;cessit&#233; &#187; (&lt;i&gt;Reich der Notwendigkeit&lt;/i&gt;) ; &lt;i&gt;au-del&#224;&lt;/i&gt; (jenseits) est situ&#233; le &#171; Royaume de la libert&#233; &#187; (&lt;i&gt;Reich der Freiheit&lt;/i&gt;), o&#249; les hommes (se reconnaissant mutuellement sans r&#233;serves), ne luttent plus et travaillent le moins possible (la Nature &#233;tant d&#233;finitivement dompt&#233;e, c'est-&#224;-dire harmonis&#233;e avec l'Homme). Cf. &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Le-royaume-de-la-necessite-le-royaume-de-la-liberte' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Capital&lt;/i&gt;, Livre III, Chapitre 48, fin du 2&#232; alin&#233;a du &#167;III.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Alexandre Koj&#232;ve, &lt;strong&gt;Introduction &#224; la lecture de Hegel&lt;/strong&gt;, Gallimard, coll. TEL, 1947/1979, pp.434-435 note1.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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