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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>L'amiti&#233; &#233;picurienne</title>
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		<dc:creator>Cic&#233;ron</dc:creator>



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&lt;p&gt;Il me reste &#224; parler d'une question qui est tr&#232;s &#233;troitement li&#233;e &#224; notre sujet, c'est l'amiti&#233;, dont vous affirmez que, si le plaisir est le souverain bien, elle sera compl&#232;tement r&#233;duite &#224; rien. Or Epicure dit pr&#233;cis&#233;ment que, parmi toutes les choses dont la sagesse se munit pour vivre heureux, rien n'est plus grand que l'amiti&#233;, rien n'est plus fertile, rien n'est plus r&#233;jouissant. Et ce n'est pas seulement par cette sentence, mais beaucoup plus par sa vie, par ses actions et par ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il me reste &#224; parler d'une question qui est tr&#232;s &#233;troitement li&#233;e &#224; notre sujet, c'est l'amiti&#233;, dont vous affirmez que, si le plaisir est le souverain bien, elle sera compl&#232;tement r&#233;duite &#224; rien. Or Epicure dit pr&#233;cis&#233;ment que, parmi toutes les choses dont la sagesse se munit pour vivre heureux, rien n'est plus grand que l'amiti&#233;, rien n'est plus fertile, rien n'est plus r&#233;jouissant. Et ce n'est pas seulement par cette sentence, mais beaucoup plus par sa vie, par ses actions et par ses m&#339;urs qu'il l'a confirm&#233;. Combien l'amiti&#233; est grande, les fables forg&#233;es par les anciens l'attestent, dans lesquelles, malgr&#233; leur nombre et leur vari&#233;t&#233; et aussi loin qu'on peut remonter dans l'antiquit&#233;, on trouve &#224; peine trois paires d'amis, de Th&#233;s&#233;e jusqu'&#224; Oreste. Alors qu'Epicure, dans sa seule maison, et toute petite, quelles troupes d'amis a-t-il rassembl&#233;es, dans quel accord de sentiments, par quelle conspiration d'amour ! Ce qui, aujourd'hui encore, est le cas chez les &#233;picuriens. Mais revenons &#224; la chose m&#234;me, il n'est pas n&#233;cessaire de parler des hommes. &lt;br class='autobr' /&gt;
66 Je vois donc que les n&#244;tres ont parl&#233; de l'amiti&#233; de trois mani&#232;res. Les uns ont ni&#233; que les plaisirs qui touchent nos amis soient &#224; rechercher pour eux-m&#234;mes autant que nous recherchons les n&#244;tres, th&#232;se qui semble &#224; certains faire vaciller la stabilit&#233; de l'amiti&#233; ; cependant ils la maintiennent et, me semble-t-il, ils s'en sortent facilement. A l'instar des vertus en effet, dont il a &#233;t&#233; question plus haut, ils nient que l'amiti&#233; puisse &#234;tre s&#233;par&#233;e du plaisir. Car puisque la vie solitaire et sans amis est pleine d'emb&#251;ches et de crainte, la raison elle-m&#234;me conseille de se procurer des amiti&#233;s, dont l'acquisition donne une garantie &#224; l'&#226;me, et fait qu'elle ne peut se d&#233;tacher de l'espoir d'acqu&#233;rir des plaisirs. 67 Et de m&#234;me que les haines, les envies, le m&#233;pris font obstacle aux plaisirs, de m&#234;me les amiti&#233;s non seulement sont les plus fid&#232;les conducteurs des plaisirs, mais encore en sont les producteurs, autant pour les amis que pour soi ; et elles jouissent non seulement de leur pr&#233;sence, mais sont encore relev&#233;es par l'espoir d'un avenir prochain et &#233;loign&#233;. Puisque nous ne pouvons, sans amiti&#233;, avoir la jouissance ferme et perp&#233;tuelle d'une vie heureuse, ni conserver l'amiti&#233; elle-m&#234;me, si nous n'aimons nos amis &#224; l'&#233;gal de nous-m&#234;mes, voil&#224; pourquoi cela a lieu dans l'amiti&#233;, et pourquoi l'amiti&#233; est connect&#233;e au plaisir. En effet nous sommes &#224; la fois joyeux de la joie de nos amis &#224; l'&#233;gal de la n&#244;tre, et souffrons au m&#234;me degr&#233; qu'eux de leurs tourments. 68 En cons&#233;quence le sage sera affect&#233; &#224; l'&#233;gard de son ami de la m&#234;me mani&#232;re qu'envers lui-m&#234;me, et toutes les &#233;preuves qu'il s'imposerait pour son propre plaisir, il se les imposera pour le plaisir de son ami. Tout ce qui a &#233;t&#233; dit des vertus, sur la mani&#232;re dont elles sont solidaires du plaisir, doit &#234;tre dit &#233;galement de l'amiti&#233;. Epicure l'a dit magnifiquement en ces termes, &#224; peu pr&#232;s : &#171; c'est la m&#234;me pens&#233;e qui a s&#233;curis&#233; l'&#226;me pour qu'elle ne craigne aucun mal &#233;ternel ou durable, et qui a vu que dans les limites m&#234;mes de la vie l'amiti&#233; est la plus ferme des s&#233;curit&#233;s. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
69 Mais il y a des &#233;picuriens qui sont un peu plus timides devant vos protestations, mais qui sont cependant assez subtils, et qui craignent que, si nous pensons que l'amiti&#233; doit &#234;tre recherch&#233;e pour notre plaisir, l'amiti&#233; ne paraisse toute enti&#232;re pour ainsi dire clocher. Aussi disent-ils que les premiers rapprochements, les rencontres, et la volont&#233; d'instituer des rapports d'habitude, se font pour le plaisir ; mais lorsque l'usage, en progressant, a produit la familiarit&#233;, alors on voit fleurir un amour tel que m&#234;me si aucune utilit&#233; ne sort de l'amiti&#233;, cependant les amis eux-m&#234;mes s'aiment pour eux-m&#234;mes. En effet si &#224; des lieux, &#224; des sanctuaires, &#224; des villes, &#224; des gymnases, &#224; un champ, &#224; des chiens, &#224; des chevaux, &#224; des exercices, &#224; la chasse, nous finissons par nous attacher par un lien d'amour gr&#226;ce &#224; l'habitude, combien plus facilement et plus justement cela pourra se faire par l'habitude des hommes. &lt;br class='autobr' /&gt;
70 Enfin il y en a qui disent qu'il existe entre les sages une sorte de contrat, qui les engage &#224; n'aimer pas moins leurs amis qu'eux-m&#234;mes. Nous comprenons que cela peut se faire et nous le voyons en effet souvent, et il est &#233;vident qu'on ne peut rien trouver de plus appropri&#233; pour vivre dans le plaisir qu'une conjonction de ce genre. De tout cela on peut juger non seulement que le principe de l'amiti&#233; n'est pas emp&#234;ch&#233; si le souverain bien est plac&#233; dans le plaisir, mais encore que sans cela c'est toute l'institution de l'amiti&#233; qui ne peut &#234;tre d&#233;couverte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cic&#233;ron, &lt;i&gt;De finibus&lt;/i&gt;, I, XX, 65-70&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Sur la fable de Gyg&#232;s le Lydien</title>
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		<dc:creator>Cic&#233;ron</dc:creator>



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&lt;p&gt;(37) Il faut aussi se garder d'esp&#233;rer et de croire qu'on gardera cach&#233;e une d&#233;lib&#233;ration : le moindre progr&#232;s en philosophie doit nous convaincre assez que, pussions-nous &#233;chapper aux regards des hommes et des dieux, il n'en faut pas moins &#233;viter de commettre aucun acte d'avarice, d'injustice, de d&#233;bauche ou d'incontinence. &lt;br class='autobr' /&gt;
IX.(38) D'o&#249; le personnage de Gyg&#232;s introduit par Platon : &#224; la suite de grands orages, le sol s'&#233;tait fendu ; Gyg&#232;s descendit dans le trou b&#233;ant, et, selon la fable, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Ciceron-" rel="directory"&gt;Cic&#233;ron&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;(37)&lt;/i&gt; Il faut aussi se garder d'esp&#233;rer et de croire qu'on gardera cach&#233;e une d&#233;lib&#233;ration : le moindre progr&#232;s en philosophie doit nous convaincre assez que, pussions-nous &#233;chapper aux regards des hommes et des dieux, il n'en faut pas moins &#233;viter de commettre aucun acte d'avarice, d'injustice, de d&#233;bauche ou d'incontinence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IX.&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;(38)&lt;/i&gt; &lt;i&gt;D'o&#249; le personnage de Gyg&#232;s introduit par Platon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Platon, R&#233;publique, II, 359d sqq.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : &#224; la suite de grands orages, le sol s'&#233;tait fendu ; Gyg&#232;s descendit dans le trou b&#233;ant, et, selon la fable, aper&#231;ut un cheval d'airain, et, sur ses c&#244;t&#233;s, des portes ; il les ouvrit, et il vit le corps d'un homme mort, d'une taille extraordinaire ; il avait au doigt une bague d'or qu'il lui enleva pour la mettre lui-m&#234;me ; alors (il &#233;tait berger du roi), il se rendit &#224; l'assembl&#233;e des bergers ; l&#224;, ayant retourn&#233; le chaton de la bague vers la paume de la main, il n'&#233;tait vu de personne tandis qu'il voyait tout ; et on le voyait &#224; nouveau, quand il remettait la bague en place ; il profita de cet avantage pour s&#233;duire la reine, et, avec son aide, il assassina le roi son ma&#238;tre, il supprima tous ceux qu'il pensait lui faire obstacle, et personne ne put le voir accomplir ces forfaits ; ainsi gr&#226;ce &#224; cette bague, il fut subitement &#233;lev&#233; au tr&#244;ne de Lydie. Or si un sage poss&#233;dait cette bague elle-m&#234;me, il estimerait qu'il ne lui est pas plus permis de faillir que s'il ne la poss&#233;dait pas : c'est l'honn&#234;tet&#233; et non la dissimulation que recherchent les hommes de bien.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(39)&lt;/i&gt; A ce propos certains philosophes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#201;picuriens.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui certes ne sont pas des m&#233;chants mais qui sont peu subtils, disent que le r&#233;cit racont&#233; par Platon est une fiction et une invention : comme si Platon soutenait que pareille chose s'est pass&#233;e ou aurait pu se passer. Le sens de cette bague et de l'exemple qu'elle donne est le suivant : si personne ne doit jamais savoir ni m&#234;me soup&#231;onner ce que vous aurez fait pour acqu&#233;rir richesses, puissance et domination ou pour satisfaire vos d&#233;sirs d&#233;r&#233;gl&#233;s, le feriez-vous ? Ils disent que pareil secret n'est pas possible. Certes, il n'est pas possible ; mais je leur demande ce qu'ils feraient au cas o&#249; ce qu'ils d&#233;clarent &#234;tre impossible serait possible. Ils insistent lourdement ; ce n'est pas possible, disent-ils, et ils en restent l&#224; sans bien voir la valeur des mots ; car, lorsque nous demandons ce qu'ils feraient s'ils pouvaient se cacher, nous ne leur demandons pas s'ils peuvent se cacher ; mais nous les mettons en quelque sorte &#224; la question ; s'ils r&#233;pondent que, assur&#233;s de l'impunit&#233;, ils feraient ce qui leur pla&#238;t, ils avouent leur crime ; et s'ils disent qu'ils ne le feraient pas, ils reconnaissent que toute action honteuse est, par elle-m&#234;me, &#224; &#233;viter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href='http://www.caute.lautre.net/La-fable-de-Gyges-le-Lydien' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Platon, &lt;i&gt;R&#233;publique&lt;/i&gt;, II, 359d sqq.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les &#201;picuriens.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cic&#233;ron, &lt;i&gt;De officiis&lt;/i&gt; (Trait&#233; des devoirs), III, 8(fin) et 9, trad. Br&#233;hier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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