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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>L'amiti&#233; &#233;picurienne</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/L-amitie-epicurienne-1617</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cic&#233;ron</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un philosophe &#233;picurien r&#233;pond &#224; des objecteurs. &lt;br class='autobr' /&gt; Il me reste &#224; parler d'une question qui est tr&#232;s &#233;troitement li&#233;e &#224; notre sujet, c'est l'amiti&#233;, dont vous affirmez que, si le plaisir est le souverain bien, elle sera compl&#232;tement r&#233;duite &#224; rien. Or Epicure dit pr&#233;cis&#233;ment que, parmi toutes les choses dont la sagesse se munit pour vivre heureux, rien n'est plus grand que l'amiti&#233;, rien n'est plus fertile, rien n'est plus r&#233;jouissant. Et ce n'est pas seulement par cette sentence, mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Textes-brefs-242-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un philosophe &#233;picurien r&#233;pond &#224; des objecteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il me reste &#224; parler d'une question qui est tr&#232;s &#233;troitement li&#233;e &#224; notre sujet, c'est l'amiti&#233;, dont&lt;br class='autobr' /&gt; vous affirmez que, si le plaisir est le souverain bien, elle sera compl&#232;tement r&#233;duite &#224; rien. Or Epicure&lt;br class='autobr' /&gt; dit pr&#233;cis&#233;ment que, parmi toutes les choses dont la sagesse se munit pour vivre heureux, rien n'est&lt;br class='autobr' /&gt; plus grand que l'amiti&#233;, rien n'est plus fertile, rien n'est plus r&#233;jouissant. Et ce n'est pas seulement&lt;br class='autobr' /&gt; par cette sentence, mais beaucoup plus par sa vie, par ses actions et par ses m&#339;urs qu'il l'a confirm&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; Combien l'amiti&#233; est grande, les fables forg&#233;es par les anciens l'attestent, dans lesquelles, malgr&#233; leur&lt;br class='autobr' /&gt; nombre et leur vari&#233;t&#233; et aussi loin qu'on peut remonter dans l'antiquit&#233;, on trouve &#224; peine trois&lt;br class='autobr' /&gt; paires d'amis, de Th&#233;s&#233;e jusqu'&#224; Oreste. Alors qu'Epicure, dans sa seule maison, et toute petite,&lt;br class='autobr' /&gt; quelles troupes d'amis a-t-il rassembl&#233;es, dans quel accord de sentiments, par quelle conspiration&lt;br class='autobr' /&gt; d'amour ! Ce qui, aujourd'hui encore, est le cas chez les &#233;picuriens. Mais revenons &#224; la chose m&#234;me,&lt;br class='autobr' /&gt; il n'est pas n&#233;cessaire de parler des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois donc que les n&#244;tres ont parl&#233; de l'amiti&#233; de trois mani&#232;res. Les uns ont ni&#233; que les plaisirs&lt;br class='autobr' /&gt; qui touchent nos amis soient &#224; rechercher pour eux-m&#234;mes autant que nous recherchons les n&#244;tres,&lt;br class='autobr' /&gt; th&#232;se qui semble &#224; certains faire vaciller la stabilit&#233; de l'amiti&#233; ; cependant ils la maintiennent et, me&lt;br class='autobr' /&gt; semble-t-il, ils s'en sortent facilement. A l'instar des vertus en effet, dont il a &#233;t&#233; question plus haut, ils&lt;br class='autobr' /&gt; nient que l'amiti&#233; puisse &#234;tre s&#233;par&#233;e du plaisir. Car puisque la vie solitaire et sans amis est pleine&lt;br class='autobr' /&gt; d'emb&#251;ches et de crainte, la raison elle-m&#234;me conseille de se procurer des amiti&#233;s, dont l'acquisition&lt;br class='autobr' /&gt; donne une garantie &#224; l'&#226;me, et fait qu'elle ne peut se d&#233;tacher de l'espoir d'acqu&#233;rir des plaisirs. Et de m&#234;me que les haines, les envies, le m&#233;pris font obstacle aux plaisirs, de m&#234;me les amiti&#233;s non&lt;br class='autobr' /&gt; seulement sont les plus fid&#232;les conducteurs des plaisirs, mais encore en sont les producteurs, autant&lt;br class='autobr' /&gt; pour les amis que pour soi ; et elles jouissent non seulement de leur pr&#233;sence, mais sont encore&lt;br class='autobr' /&gt; relev&#233;es par l'espoir d'un avenir prochain et &#233;loign&#233;. Puisque nous ne pouvons, sans amiti&#233;, avoir la&lt;br class='autobr' /&gt; jouissance ferme et perp&#233;tuelle d'une vie heureuse, ni conserver l'amiti&#233; elle-m&#234;me, si nous n'aimons&lt;br class='autobr' /&gt; nos amis &#224; l'&#233;gal de nous-m&#234;mes, voil&#224; pourquoi cela a lieu dans l'amiti&#233;, et pourquoi l'amiti&#233; est&lt;br class='autobr' /&gt; connect&#233;e au plaisir. En effet nous sommes &#224; la fois joyeux de la joie de nos amis &#224; l'&#233;gal de la n&#244;tre,&lt;br class='autobr' /&gt; et souffrons au m&#234;me degr&#233; qu'eux de leurs tourments. En cons&#233;quence le sage sera affect&#233; &#224;&lt;br class='autobr' /&gt; l'&#233;gard de son ami de la m&#234;me mani&#232;re qu'envers lui-m&#234;me, et toutes les &#233;preuves qu'il s'imposerait&lt;br class='autobr' /&gt; pour son propre plaisir, il se les imposera pour le plaisir de son ami. Tout ce qui a &#233;t&#233; dit des vertus,&lt;br class='autobr' /&gt; sur la mani&#232;re dont elles sont solidaires du plaisir, doit &#234;tre dit &#233;galement de l'amiti&#233;. Epicure l'a dit&lt;br class='autobr' /&gt; magnifiquement en ces termes, &#224; peu pr&#232;s : &#171; c'est la m&#234;me pens&#233;e qui a s&#233;curis&#233; l'&#226;me pour qu'elle&lt;br class='autobr' /&gt; ne craigne aucun mal &#233;ternel ou durable, et qui a vu que dans les limites m&#234;mes de la vie l'amiti&#233; est&lt;br class='autobr' /&gt; la plus ferme des s&#233;curit&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a des &#233;picuriens qui sont un peu plus timides devant vos protestations, mais qui sont&lt;br class='autobr' /&gt; cependant assez subtils, et qui craignent que, si nous pensons que l'amiti&#233; doit &#234;tre recherch&#233;e pour&lt;br class='autobr' /&gt; notre plaisir, l'amiti&#233; ne paraisse toute enti&#232;re pour ainsi dire clocher. Aussi disent-ils que les&lt;br class='autobr' /&gt; premiers rapprochements, les rencontres, et la volont&#233; d'instituer des rapports d'habitude, se font&lt;br class='autobr' /&gt; pour le plaisir ; mais lorsque l'usage, en progressant, a produit la familiarit&#233;, alors on voit fleurir un&lt;br class='autobr' /&gt; amour tel que m&#234;me si aucune utilit&#233; ne sort de l'amiti&#233;, cependant les amis eux-m&#234;mes s'aiment pour&lt;br class='autobr' /&gt; eux-m&#234;mes. En effet si &#224; des lieux, &#224; des sanctuaires, &#224; des villes, &#224; des gymnases, &#224; un champ, &#224; des&lt;br class='autobr' /&gt; chiens, &#224; des chevaux, &#224; des exercices, &#224; la chasse, nous finissons par nous attacher par un lien&lt;br class='autobr' /&gt; d'amour gr&#226;ce &#224; l'habitude, combien plus facilement et plus justement cela pourra se faire par&lt;br class='autobr' /&gt; l'habitude des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin il y en a qui disent qu'il existe entre les sages une sorte de contrat, qui les engage &#224; n'aimer&lt;br class='autobr' /&gt; pas moins leurs amis qu'eux-m&#234;mes. Nous comprenons que cela peut se faire et nous le voyons en effet&lt;br class='autobr' /&gt; souvent, et il est &#233;vident qu'on ne peut rien trouver de plus appropri&#233; pour vivre dans le plaisir qu'une&lt;br class='autobr' /&gt; conjonction de ce genre. De tout cela on peut juger non seulement que le principe de l'amiti&#233; n'est pas&lt;br class='autobr' /&gt; emp&#234;ch&#233; si le souverain bien est plac&#233; dans le plaisir, mais encore que sans cela c'est toute&lt;br class='autobr' /&gt; l'institution de l'amiti&#233; qui ne peut &#234;tre d&#233;couverte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cic&#233;ron, &lt;i&gt;Des Fins,&lt;/i&gt; I, XX, 65-70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir Epicure, &lt;i&gt;Maximes capitales&lt;/i&gt;, 5, 27, 28 ; &lt;i&gt;Sentences vaticanes&lt;/i&gt;, 23, 28, 34, 39, 52.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir aussi A.J. Festugi&#232;re, &lt;i&gt;Epicure et ses dieux&lt;/i&gt;, P.U.F., Quadrige, 1997 (1946), Chap. III, &#171; L'amiti&#233; &#233;picurienne &#187;, p. 36 et suiv.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mort, avec nous, n'a aucun rapport</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/La-mort-avec-nous-n-a-aucun</link>
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		<dc:date>2003-08-14T23:16:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;thique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Accoutume-toi &#224; penser que la mort, avec nous, n'a aucun rapport ; car tout bien et tout mal r&#233;sident dans la sensation : or, la mort est privation de sensation. Il s'ensuit qu'une connaissance correcte du fait que la mort, avec nous, n'a aucun rapport, permet de jouir du caract&#232;re mortel de la vie, puisqu'elle ne lui impose pas un temps inaccessible, mais au contraire retire le d&#233;sir de l'immortalit&#233;. Car il n'y a rien &#224; redouter, dans le fait de vivre, pour qui a authentiquement compris (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Textes-brefs-242-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/+-ethique-+" rel="tag"&gt;&#233;thique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Accoutume-toi &#224; penser que la mort, avec nous, n'a aucun rapport ; car tout bien et tout mal r&#233;sident dans la sensation : or, la mort est privation de sensation. Il s'ensuit qu'une connaissance correcte du fait que la mort, avec nous, n'a aucun rapport, permet de jouir du caract&#232;re mortel de la vie, puisqu'elle ne lui impose pas un temps inaccessible, mais au contraire retire le d&#233;sir de l'immortalit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car il n'y a rien &#224; redouter, dans le fait de vivre, pour qui a authentiquement compris qu'il n'y a rien &#224; redouter dans le fait de ne pas vivre. Si bien qu'il est sot celui qui dit craindre la mort non pas parce qu'elle l'affligera lorsqu'elle sera l&#224;, mais parce qu'elle l'afflige &#224; l'id&#233;e qu'elle sera l&#224;. Car la mort qui, lorsqu'elle est l&#224;, ne nous cause pas d'embarras, provoque une affliction vide lorsqu'on l'attend. Le plus terrifiant des maux, la mort, n'a donc aucun rapport avec nous, puisque pr&#233;cis&#233;ment, tant que nous sommes, la mort n'est pas l&#224;, et une fois que la mort est l&#224;, alors nous ne sommes plus. Ainsi, elle n'a de rapport ni avec les vivants, ni avec les morts, puisque pour les uns elle n'est pas, tandis que les autres ne sont plus. Mais la multitude fuit la mort tant&#244;t comme le plus grand des maux, tant&#244;t comme la cessation des fonctions vitales. Le sage, lui, ne craint pas la non-vie, car la vie ne l'accable pas, et il ne pense pas que la non-vie soit un mal ; et tout comme il ne choisit pas la nourriture qui est absolument la plus copieuse, mais la plus agr&#233;able, de m&#234;me aussi il cueille les fruits du temps non pas le plus long, mais le plus agr&#233;able. Et celui qui exhorte le jeune homme &#224; vivre bien et le vieillard &#224; bien s'&#233;teindre, est stupide, non seulement parce que la vie est agr&#233;able, mais &#233;galement parce que c'est une seule et m&#234;me chose que le souci de bien vivre et celui de bien mourir. Et il est encore bien plus vil celui qui dit qu'il est bien de ne pas &#234;tre n&#233;, mais &#171; une fois n&#233;, [de] franchir au plus vite les por-tes de l'Had&#232;s &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, s'il est persuad&#233; de ce qu'il dit, comment se fait-il qu'il ne sorte pas de la vie ? Cela se trouve en son pouvoir, si vraiment il en a pris la ferme d&#233;cision. Mais s'il raille, il montre de la futilit&#233; dans des questions qui n'en admettent pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il faut se rem&#233;morer que l'avenir ne nous appartient pas sans nous &#234;tre absolument &#233;tranger, afin que nous ne nous attendions pas absolument &#224; ce qu'il arrive, ni ne d&#233;sesp&#233;rions comme s'il ne pouvait absolument pas arriver.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;picure, &lt;strong&gt;Lettre &#224; M&#233;n&#233;c&#233;e&lt;/strong&gt;, 124-127&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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