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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>Il y a en moi un cosmos en gestation</title>
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		<dc:creator>Tournier, Michel</dc:creator>



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&lt;p&gt;Lire aussi : Autrui, pi&#232;ce ma&#238;tresse de mon univers. &lt;br class='autobr' /&gt; Log-book. - Je sais maintenant que si la pr&#233;sence d'autrui est un &#233;l&#233;ment fondamental de l'individu humain, il n'en est pas pour autant irrempla&#231;able. N&#233;cessaire certes, mais pas indispensable, comme disent d'eux-m&#234;mes avec humilit&#233; les Amis de George Fox, autrui peut &#234;tre suppl&#233;&#233; par celui auquel les circonstances le refusent. Remplacer du donn&#233; par du construit, probl&#232;me g&#233;n&#233;ral, probl&#232;me humain par excellence, s'il est vrai que ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-TOURNIER-" rel="directory"&gt;TOURNIER&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lire aussi : &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Autrui-piece-maitresse-de-mon-univers' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Autrui, pi&#232;ce ma&#238;tresse de mon univers&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Log-book. &lt;/i&gt;- Je sais maintenant que si la pr&#233;sence d'autrui est un &#233;l&#233;ment fondamental de l'individu humain, il n'en est pas pour autant irrempla&#231;able. N&#233;cessaire certes, mais pas indispensable, comme disent d'eux-m&#234;mes avec humilit&#233; les Amis de George Fox, autrui peut &#234;tre suppl&#233;&#233; par celui auquel les circonstances le refusent. Remplacer du &lt;i&gt;donn&#233; &lt;/i&gt;par du &lt;i&gt;construit, &lt;/i&gt;probl&#232;me g&#233;n&#233;ral, probl&#232;me humain par excellence, s'il est vrai que ce qui distingue l'homme de l'animal, c'est qu'il ne peut attendre que de sa propre industrie tout ce que la nature donne gratuitement &#224; l'animal - sa robe, ses armes, sa pitance. Isol&#233; sur mon &#238;le, je pouvais m'effondrer au niveau de l'animalit&#233; en ne construisant pas - ce que j'ai commenc&#233; par faire au demeurant - ou au contraire devenir une mani&#232;re de surhomme en construisant d'autant plus que la soci&#233;t&#233; ne le faisait plus pour moi. Donc j'ai construit, et je continue de construire, mais en v&#233;rit&#233; l'&#339;uvre se poursuit, sur deux plans diff&#233;rents et &lt;i&gt;en des sens oppos&#233;s. &lt;/i&gt;Car si, &#224; la surface de l'&#238;le, je poursuis mon &#339;uvre de civilisation - cultures, &#233;levages, &#233;difices, administration, lois, etc. - copi&#233;e sur la soci&#233;t&#233; humaine, et donc en quelque sorte &lt;i&gt;r&#233;trospective, &lt;/i&gt;je me sens le th&#233;&#226;tre d'une &#233;volution plus radicale qui substitue aux ruines que la solitude cr&#233;e en moi des solutions originales, toutes plus ou moins provisoires et comme t&#226;tonnantes, mais qui ressemblent de moins en moins au mod&#232;le humain dont elles &#233;taient parties. Pour en finir avec l'opposition de ces deux plans, il ne me semble pas possible que leur divergence croissante puisse s'aggraver ind&#233;finiment. Il viendra fatalement un temps o&#249; un Robinson de plus en plus &lt;i&gt;d&#233;shumanis&#233; &lt;/i&gt;ne pourra plus &#234;tre le gouverneur et l'architecte d'une cit&#233; de plus en plus &lt;i&gt;humanis&#233;e. &lt;/i&gt;D&#233;j&#224; je surprends des passages &#224; vide dans mon activit&#233; ext&#233;rieure. Il m'arrive de travailler sans croire vraiment &#224; ce que je fais, et la qualit&#233; et la quantit&#233; de mon travail ne s'en ressentent m&#234;me pas. Au contraire, il y a dans certains efforts une ivresse de r&#233;p&#233;tition qui a tout &#224; gagner &#224; une d&#233;sertion de l'esprit : on travaille pour travailler sans penser au but poursuivi. Et pourtant on ne creuse pas ind&#233;finiment un &#233;difice par l'int&#233;rieur sans qu'il finisse par s'effondrer. Il est probable qu'un moment viendra o&#249; l'&#238;le administr&#233;e et cultiv&#233;e cessera compl&#232;tement de m'int&#233;resser. Alors elle aura perdu son seul habitant...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors pourquoi attendre ? Pourquoi ne pas d&#233;cider que ce jour est venu ? Pourquoi ? Parce que dans l'&#233;tat actuel de mon &#226;me, ce serait fatalement retomber dans la souille. IL y a en moi un cosmos en gestation. Mais un cosmos en gestation, cela s'appelle un chaos. Contre ce chaos, l'&#238;le &lt;i&gt;administr&#233;e &lt;/i&gt;- de plus en plus administr&#233;e, car en cette mati&#232;re on ne reste debout qu'en avan&#231;ant - est mon seul refuge, ma seule sauvegarde. Elle m'a sauv&#233;. Elle me sauve encore chaque jour. Cependant le cosmos peut se chercher. Telle ou telle partie du chaos s'ordonne provisoirement. Par exemple, j'avais cru trouver dans la grotte une formule viable. C'&#233;tait une erreur, mais l'exp&#233;rience a &#233;t&#233; utile. Il yen aura d'autres. Je ne sais o&#249; va me mener cette cr&#233;ation continu&#233;e de moi-m&#234;me. Si je le savais, c'est qu'elle serait achev&#233;e, accomplie et d&#233;finitive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le d&#233;sir. C'est un torrent que la nature et la soci&#233;t&#233; ont emprisonn&#233; dans un bief, dans un moulin, dans une machine pour l'asservir &#224; une fin dont par lui-m&#234;me il n'a cure : la perp&#233;tuation de l'esp&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai perdu mon bief, mon moulin, ma machine. En m&#234;me temps que toute la construction sociale, tomb&#233;e en ruine en moi d'ann&#233;e en ann&#233;e, a disparu l'&#233;chafaudage d'institutions et de mythes qui permet au d&#233;sir de &lt;i&gt;prendre corps, &lt;/i&gt;au double sens du mot, c'est-&#224;-dire de se donner une forme d&#233;finie et de fondre sur un corps f&#233;minin. Or c'est trop peu dire que mon d&#233;sir n'est plus canalis&#233; vers les fins de l'esp&#232;ce. Il ne sait m&#234;me plus &#224; qui s'en prendre ! Longtemps ma m&#233;moire &#233;tait encore assez nourrie pour fournir &#224; mon imagination des cr&#233;atures d&#233;sirables bien qu'inexistantes. Maintenant, c'est fini. Mes souvenirs sont exsangues. Ce ne sont plus que cosses vides et dess&#233;ch&#233;es. Je prononce : femme, seins, cuisses, cuisses &#233;cartel&#233;es par mon d&#233;sir. Rien. La magie de ces mots ne joue plus. Des sons, &lt;i&gt;flatus vocis. &lt;/i&gt;Est-ce &#224; dire que mon d&#233;sir est mort lui-m&#234;me d'inanition ? Tant s'en faut ! Je sens toujours murmurer en moi cette fontaine de vie, mais elle est devenue totalement disponible. Au lieu de s'engager docilement dans le lit pr&#233;par&#233; &#224; l'avance par la soci&#233;t&#233;, elle d&#233;borde de tous c&#244;t&#233;s et ruisselle en &#233;toile, cherchant comme &#224; t&#226;tons une voie, la bonne voie o&#249; elle se rassemblera et roulera unanime vers un objet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Michel Tournier, &lt;i&gt;Vendredi ou les limbes du Pacifique&lt;/i&gt;, Folio, pp.116-117&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Autrui, pi&#232;ce ma&#238;tresse de mon univers</title>
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		<dc:date>2007-12-05T07:57:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tournier, Michel</dc:creator>



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&lt;p&gt;Lire aussi : Il y a en moi un cosmos en gestation. &lt;br class='autobr' /&gt; Log-book - La solitude n'est pas une situation immuable ou je me trouverais plong&#233; depuis le naufrage de la Virginie. C'est un milieu corrosif qui agit sur moi lentement, mais sans rel&#226;che et dans un sens purement destructif. Le premier jour, je transitais en eux soci&#233;t&#233;s humaines &#233;galement imaginaires : l'&#233;quipage disparu et les habitants de l'&#238;le, car je la croyais peupl&#233;e. J'&#233;tais encore tout chaud de mes contacts avec mes compagnons (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-TOURNIER-" rel="directory"&gt;TOURNIER&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lire aussi : &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Il-y-a-en-moi-un-cosmos-en-gestation' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Il y a en moi un cosmos en gestation&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Log-book&lt;/i&gt; - La solitude n'est pas une situation immuable ou je me trouverais plong&#233; depuis le naufrage de la &lt;i&gt;Virginie&lt;/i&gt;. C'est un milieu corrosif qui agit sur moi lentement, mais sans rel&#226;che et dans un sens purement destructif. Le premier jour, je transitais en eux soci&#233;t&#233;s humaines &#233;galement imaginaires : l'&#233;quipage disparu et les habitants de l'&#238;le, car je la croyais peupl&#233;e. J'&#233;tais encore tout chaud de mes contacts avec mes compagnons de bord. Je poursuivais imaginairement le dialogue interrompu par la catastrophe. Et puis l'&#238;le s'est r&#233;v&#233;l&#233;e d&#233;serte. J'avan&#231;ai dans un paysage sans &#226;me qui vive. Derri&#232;re moi, le groupe de mes malheureux compagnons s'enfon&#231;ait dans la nuit. Leurs voix s'&#233;taient tues depuis longtemps, quand la mienne commen&#231;ait seulement &#224; se fatiguer de son soliloque. D&#232;s lors je suis avec une horrible fascination le processus de &lt;i&gt;d&#233;shumanisation&lt;/i&gt; dont je sens en moi l'inexorable travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais maintenant que chaque homme porte en lui - et comme au-dessus de lui - un fragile et complexe &#233;chafaudage d'habitudes, r&#233;ponses, r&#233;flexes, m&#233;canismes, pr&#233;occupations, r&#234;ves et implications qui s'est form&#233; et continue &#224; se transformer par les attouchements perp&#233;tuels de ses semblables, Priv&#233;e de s&#232;ve, cette d&#233;licate efflorescence s'&#233;tiole et se d&#233;sagr&#232;ge. Autrui, pi&#232;ce ma&#238;tresse de mon univers... Je mesure chaque jour ce que je lui devais en enregistrant de nouvelles fissures dans mon &#233;difice personnel. Je sais ce que je risquerais en perdant l'usage de la parole, et je combats de toute l'ardeur de mon angoisse cette supr&#234;me d&#233;ch&#233;ance. Mais mes relations avec les choses se trouvent ellesm&#234;mes d&#233;natur&#233;es par ma solitude. Lorsqu'un peintre ou un graveur introduit des personnages dans un paysage ou &#224; proximit&#233; d'un monument, ce n'est pas par go&#251;t de l'accessoire. Les personnages &lt;i&gt;donnent&lt;/i&gt; l'&#233;chelle et, ce qui importe davantage encore, ils constituent des &lt;i&gt;points de vue possibles&lt;/i&gt; qui ajoutent au point de vue r&#233;el de l'observateur d'indispensables virtualit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Speranza, il n'y a qu'un point de vue, le mien, d&#233;pouill&#233; de toute virtualit&#233;. Et ce d&#233;pouillement ne s'est pas fait en un jour. Au d&#233;but, par un automatisme inconscient, je projetais des observateurs possibles - des param&#232;tres au sommet des collines, derri&#232;re tel rocher ou dans les branches de tel arbre. L'&#238;le se trouvait ainsi quadrill&#233;e par un r&#233;seau d'interpolations et d'extrapolations qui la diff&#233;renciait et la douait d'intelligibilit&#233;. Ainsi fait tout homme normal dans une situation normale. Je n'ai pris conscience de cette fonction - comme de bien d'autres - qu'&#224; mesure qu'elle se d&#233;gradait en moi. Aujourd'hui, c'est chose faite. Ma vision de l'&#238;le est r&#233;duite &#224; elle-m&#234;me. Ce que je n'en vois pas est un &lt;i&gt;inconnu absolu&lt;/i&gt;. Partout o&#249; je ne suis as actuellement r&#232;gne une nuit insondable. Je constate d'ailleurs en &#233;crivant ces lignes que l'exp&#233;rience qu'elles tentent de restituer non seulement est sans pr&#233;c&#233;dent, mais contrarie dans leur essence m&#234;me les mots que j'emploie. Le langage rel&#232;ve en effet d'une fa&#231;on fondamentale de cet univers &lt;i&gt;peupl&#233;&lt;/i&gt; o&#249; les autres sont comme autant de phares cr&#233;ant autour d'eux un &#238;lot lumineux &#224; l'int&#233;rieur duquel tout est - sinon connu - du moins connaissable. Les phares ont disparu de mon champ. Nourrie par ma fantaisie, leur lumi&#232;re est encore longtemps parvenue jusqu'&#224; moi. Maintenant, c'en est fait, les t&#233;n&#232;bres m'environnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ma solitude n'attaque pas que l'intelligibilit&#233; des choses. Elle mine jusqu'au fondement m&#234;me de leur existence. De plus en plus, je suis assailli de doutes sur la v&#233;racit&#233; du t&#233;moignage de mes sens. Je sais maintenant que la terre sur laquelle mes deux pieds appuient aurait besoin pour ne pas vaciller que d'autres que moi la foulent. Contre l'illusion d'optique, le mirage, l'hallucination, le r&#234;ve &#233;veill&#233;, le fantasme, le d&#233;lire, le trouble de l'audition... le rempart le plus s&#251;r, c'est notre fr&#232;re, notre voisin, notre ami ou notre ennemi, mais quelqu'un, grands dieux, quelqu'un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p.-s. - Hier, en traversant le petit bois qui pr&#233;c&#232;de les prairies de la c&#244;te sud-est, j'ai &#233;t&#233; frapp&#233; en plein visage par une odeur qui m'a ramen&#233; brutalement - presque douloureusement - &#224; la maison, dans le vestibule o&#249; mon p&#232;re accueillait ses clients, mais le lundi matin, jour pr&#233;cis&#233;ment o&#249; il ne recevait pas et o&#249; ma m&#232;re aid&#233;e de notre voisine en profitait pour astiquer le plancher. L'&#233;vocation &#233;tait si puissante et si incongrue que j'ai dout&#233; une fois de plus de ma raison. J'ai lutt&#233; un moment contre l'invasion d'un souvenir d'une imp&#233;rieuse douceur, puis je me suis laiss&#233; couler dans mon pass&#233;, ce mus&#233;e d&#233;sert, ce mort verniss&#233; comme un sarcophage qui m'appelle avec tant de s&#233;duisante tendresse. Enfin l'illusion a desserr&#233; son &#233;treinte. En divaguant dans le bois, j'ai d&#233;couvert quelques pieds de t&#233;r&#233;binthes, , arbustes conif&#232;res dont l'&#233;corce &#233;clat&#233;e par la chaleur transsudait une r&#233;sine ambr&#233;e dont l'odeur puissante contenait tous les lundis matin de mon enfance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Michel Tournier, &lt;i&gt;Vendredi ou les limbes du Pacifique&lt;/i&gt;, Folio, pp.52-54&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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