<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.caute.lautre.net/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Caute@lautre.net</title>
	<link>https://www.caute.lautre.net/</link>
	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://www.caute.lautre.net/spip.php?id_rubrique=319&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Caute@lautre.net</title>
		<url>http://www.caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L144xH25/siteon0-61142.png?1772222329</url>
		<link>https://www.caute.lautre.net/</link>
		<height>25</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>la vie, c'est la cr&#233;ation</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/la-vie-c-est-la-creation</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.caute.lautre.net/la-vie-c-est-la-creation</guid>
		<dc:date>2018-09-16T13:56:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard, Claude</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;S'il fallait d&#233;finir la vie d'un seul mot, qui, en exprimant bien ma pens&#233;e, m&#238;t en relief le seul caract&#232;re qui, suivant moi, distingue nettement la science biologique, je dirais : la vie, c'est la cr&#233;ation. En effet, l'organisme cr&#233;&#233; est une machine qui fonctionne n&#233;cessairement en vertu des propri&#233;t&#233;s physico-chimiques de ses &#233;l&#233;ments constituants. Nous distinguons aujourd'hui trois ordres de propri&#233;t&#233;s manifest&#233;es dans les ph&#233;nom&#232;nes des &#234;tres vivants : propri&#233;t&#233;s physiques, propri&#233;t&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Bernard-Claude-" rel="directory"&gt;Bernard (Claude)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il fallait d&#233;finir la vie d'un seul mot, qui, en exprimant bien ma pens&#233;e, m&#238;t en relief le seul caract&#232;re qui, suivant moi, distingue nettement la science biologique, je dirais : la vie, c'est la &lt;i&gt;cr&#233;ation&lt;/i&gt;. En effet, l'organisme cr&#233;&#233; est une machine qui fonctionne n&#233;cessairement en vertu des propri&#233;t&#233;s physico-chimiques de ses &#233;l&#233;ments constituants. Nous distinguons aujourd'hui trois ordres de propri&#233;t&#233;s manifest&#233;es dans les ph&#233;nom&#232;nes des &#234;tres vivants : propri&#233;t&#233;s physiques, propri&#233;t&#233;s chimiques et propri&#233;t&#233;s vitales. Cette derni&#232;re d&#233;nomination de propri&#233;t&#233;s vitales n'est, elle-m&#234;me, que provisoire ; car nous appelons vitales les propri&#233;t&#233;s organiques que nous n'avons pas encore pu r&#233;duire &#224; des consid&#233;rations physico-chimiques ; mais il n'est pas douteux qu'on y arrivera un jour. De sorte que ce qui caract&#233;rise la machine vivante, ce n'est pas la nature de ses propri&#233;t&#233;s physico-chimiques, si complexes qu'elles soient, mais bien la cr&#233;ation de cette machine qui se d&#233;veloppe sous nos yeux dans les conditions qui lui sont propres et d'apr&#232;s une id&#233;e d&#233;finie qui exprime la nature de l'&#234;tre vivant et l'essence m&#234;me de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un poulet se d&#233;veloppe dans un &#339;uf, ce n'est point la formation du corps animal, en tant que groupement d'&#233;l&#233;ments chimiques, qui caract&#233;rise essentiellement la force vitale. Ce groupement ne se fait que par suite des lois qui r&#233;gissent les propri&#233;t&#233;s chimico-physiques de la mati&#232;re ; mais ce qui est essentiellement du domaine de la vie et ce qui n'appartient ni &#224; la chimie, ni &#224; la physique, ni &#224; rien autre chose, c'est l'&lt;i&gt;id&#233;e&lt;/i&gt; directrice de cette &#233;volution vitale. Dans tout germe vivant, il y a une id&#233;e cr&#233;atrice qui se d&#233;veloppe et se manifeste par l'organisation. Pendant toute sa dur&#233;e, l'&#234;tre vivant reste sous l'influence de cette m&#234;me force vitale cr&#233;atrice, et la mort arrive lorsqu'elle ne peut plus se r&#233;aliser. Ici, comme partout, tout d&#233;rive de l'id&#233;e qui elle seule cr&#233;e et dirige ; les moyens de manifestation physico-chimiques sont communs &#224; tous les ph&#233;nom&#232;nes de la nature et restent confondus p&#234;le-m&#234;le, comme les caract&#232;res de l'alphabet dans une bo&#238;te o&#249; une force va les chercher pour exprimer les pens&#233;es ou les m&#233;canismes les plus divers. C'est toujours cette m&#234;me id&#233;e vitale qui conserve l'&#234;tre, en reconstituant les parties vivantes d&#233;sorganis&#233;es par l'exercice ou d&#233;truites par les accidents et par les maladies ; de sorte que c'est aux conditions physico-chimiques de ce d&#233;veloppement primitif qu'il faudra toujours faire remonter les explications vitales, soit &#224; l'&#233;tat normal, soit &#224; l'&#233;tat pathologique. Nous verrons en effet que le physiologiste et le m&#233;decin ne peuvent r&#233;ellement agir que par l'interm&#233;diaire de la physico-chimie animale, c'est-&#224;-dire par une physique et une chimie qui s'accomplissent sur le terrain vital sp&#233;cial o&#249; se d&#233;veloppent, se cr&#233;ent et s'entretiennent, d'apr&#232;s une id&#233;e d&#233;finie et suivant des d&#233;terminismes rigoureux, les conditions d'existence de tous les ph&#233;nom&#232;nes de l'organisme vivant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Claude Bernard, &lt;strong&gt;Introduction &#224; l'&#233;tude de la m&#233;decine exp&#233;rimentale&lt;/strong&gt;, Partie II, Chap. II, &#167;1&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le doute et la contre-&#233;preuve</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Le-doute-et-la-contre-epreuve</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.caute.lautre.net/Le-doute-et-la-contre-epreuve</guid>
		<dc:date>2013-09-14T13:23:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard, Claude</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nous avons dit plus haut qu'un exp&#233;rimentateur qui voit son id&#233;e confirm&#233;e par une exp&#233;rience, doit douter encore et demander une contre-&#233;preuve. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, pour conclure avec certitude qu'une condition donn&#233;e est la cause prochaine d'un ph&#233;nom&#232;ne, il ne suffit pas d'avoir prouv&#233; que cette condition pr&#233;c&#232;de ou accompagne toujours le ph&#233;nom&#232;ne ; mais il faut encore &#233;tablir que, cette condition &#233;tant supprim&#233;e, le ph&#233;nom&#232;ne ne se montrera plus. Si l'on se bornait &#224; la seule preuve de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Bernard-Claude-" rel="directory"&gt;Bernard (Claude)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous avons dit plus haut qu'un exp&#233;rimentateur qui voit son id&#233;e confirm&#233;e par une exp&#233;rience, doit douter encore et demander une contre-&#233;preuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, pour conclure avec certitude qu'une condition donn&#233;e est la cause prochaine d'un ph&#233;nom&#232;ne, il ne suffit pas d'avoir prouv&#233; que cette condition pr&#233;c&#232;de ou accompagne toujours le ph&#233;nom&#232;ne ; mais il faut encore &#233;tablir que, cette condition &#233;tant supprim&#233;e, le ph&#233;nom&#232;ne ne se montrera plus. Si l'on se bornait &#224; la seule preuve de pr&#233;sence, on pourrait &#224; chaque instant tomber dans l'erreur et croire &#224; des relations de cause &#224; effet quand il n'y a que simple co&#239;ncidence. Les co&#239;ncidences constituent [...] un des &#233;cueils les plus graves que rencontre la m&#233;thode exp&#233;rimentale dans les sciences complexes [...].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contre-&#233;preuve devient donc le caract&#232;re essentiel et n&#233;cessaire de la conclusion du raisonnement exp&#233;rimental. Elle est l'expression du doute philosophique port&#233; aussi loin que possible. C'est la contre-&#233;preuve qui juge si la relation de cause &#224; effet que l'on cherche dans les ph&#233;nom&#232;nes est trouv&#233;e. Pour cela, elle supprime la cause admise pour voir si l'effet persiste, s'appuyant sur cet adage ancien et absolument vrai : &lt;i&gt;Sublata causa, tollitur effectus&lt;/i&gt; [Supprimer la cause pour v&#233;rifier si l'effet persiste]. C'est ce qu'on appelle encore l'&lt;i&gt;experimentum crucis&lt;/i&gt; [exp&#233;rience cruciale].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Bernard (1813-1878), Introduction &#224; l'&#233;tude de la m&#233;decine exp&#233;rimentale (1865), 1&#232;re Partie, chap. 2&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Claude Bernard (1813-1878), &lt;i&gt;Introduction &#224; l'&#233;tude de la m&#233;decine exp&#233;rimentale&lt;/i&gt; (1865), 1&#232;re Partie, chap. 2&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
