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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>Les bases d'une morale de la vie</title>
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		<dc:creator>Guyau, Jean-Marie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; M&#234;me les actes qui s'ach&#232;vent dans la pleine conscience de soi ont, en g&#233;n&#233;ral, leur principe et leur premi&#232;re origine dans des instincts sourds et des mouvements r&#233;flexes. La conscience n'est donc qu'un point lumineux dans la grande sph&#232;re obscure de la vie ; c'est une petite lentille groupant en faisceaux quelques rayons de soleil et s'imaginant trop que son foyer est le foyer m&#234;me d'o&#249; partent les rayons. Le ressort naturel de l'action, avant d'appara&#238;tre dans la conscience, devait d&#233;j&#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Guyau-" rel="directory"&gt;Guyau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; M&#234;me les actes qui s'ach&#232;vent dans la pleine conscience de soi ont, en g&#233;n&#233;ral, leur principe et leur premi&#232;re origine dans des instincts sourds et des mouvements r&#233;flexes. La conscience n'est donc qu'un point lumineux dans la grande sph&#232;re obscure de la vie ; c'est une petite lentille groupant en faisceaux quelques rayons de soleil et s'imaginant trop que son foyer est le foyer m&#234;me d'o&#249; partent les rayons. Le ressort naturel de l'action, avant d'appara&#238;tre dans la conscience, devait d&#233;j&#224; agir au-dessous d'elle, dans la r&#233;gion obscure des instincts ; la fin constante de l'action doit avoir &#233;t&#233; primitivement une &lt;i&gt;cause constante&lt;/i&gt; de mouvements plus ou moins inconscients. Au fond, les &lt;i&gt;fins&lt;/i&gt; ne sont que des &lt;i&gt;causes motrices habituelles parvenues &#224; la conscience de soi&lt;/i&gt; ; tout mouvement voulu a commenc&#233; par &#234;tre un mouvement spontan&#233; ex&#233;cut&#233; aveugl&#233;ment, parce qu'il pr&#233;sentait moins de r&#233;sistance ; tout d&#233;sir conscient a donc &#233;t&#233; d'abord un instinct. La sph&#232;re de la finalit&#233; co&#239;ncide, au moins dans son centre, avec la sph&#232;re de la causalit&#233; (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une morale exclusivement scientifique, pour &#234;tre compl&#232;te, doit admettre que la recherche du &lt;i&gt;plaisir&lt;/i&gt; n'est que la cons&#233;quence m&#234;me de l'effort instinctif pour maintenir et accro&#238;tre la &lt;i&gt;vie&lt;/i&gt; : le &lt;i&gt;but&lt;/i&gt; qui, de fait, &lt;i&gt;d&#233;termine&lt;/i&gt; toute action consciente est aussi la &lt;i&gt;cause&lt;/i&gt; qui &lt;i&gt;produit&lt;/i&gt; toute action inconsciente : c'est donc la &lt;i&gt;vie&lt;/i&gt; m&#234;me, la vie &#224; la fois la plus intense et la plus vari&#233;e dans ses formes (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance &#224; pers&#233;v&#233;rer dans la vie est la loi n&#233;cessaire de la vie non seulement chez l'homme, mais chez tous les &#234;tres vivants, peut-&#234;tre m&#234;me dans le dernier atome de l'&#233;ther (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#234;tres inf&#233;rieurs n'agissent que dans une certaine direction ; puis ils se reposent, s'affaissent dans une inertie absolue, par exemple le chien de chasse, qui s'endort jusqu'au moment o&#249; il recommencera &#224; chasser. L'&#234;tre sup&#233;rieur, au contraire, se repose sur la &lt;i&gt;vari&#233;t&#233;&lt;/i&gt; de l'action, comme un champ par la vari&#233;t&#233; des productions ; le but poursuivi, dans la culture de l'activit&#233; humaine, c'est la r&#233;duction au strict n&#233;cessaire de ce qu'on pourrait appeler les p&#233;riodes de &lt;i&gt;jach&#232;re&lt;/i&gt;. Agir, c'est vivre ; agir davantage, c'est augmenter le foyer de vie int&#233;rieure &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Marie Guyau, &lt;i&gt;Esquisse d'une morale sans obliation ni sanction&lt;/i&gt;, pp. 64-66&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Doute oblige</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guyau, Jean-Marie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Un simple doute suffirait pour d&#233;lier d'une obligation qui ne proviendrait que de la foi. Et ce doute, une fois conscient de lui-m&#234;me, cr&#233;erait un devoir, celui de la cons&#233;quence avec soi-m&#234;me, celui de ne pas trancher en aveugle un probl&#232;me incertain, de ne pas fermer une question ouverte, de telle sorte qu'au &#034;devoir de croire au devoir&#034; qu'imagine celui qui a la foi, on peut opposer le devoir de douter du devoir, qui s'impose &#224; celui qui nie. Doute oblige, si on peut dire que foi oblige. &#187;&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Guyau-" rel="directory"&gt;Guyau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Un simple doute suffirait pour d&#233;lier d'une obligation qui ne proviendrait que de la foi. Et ce doute, une fois conscient de lui-m&#234;me, cr&#233;erait un devoir, celui de la cons&#233;quence avec soi-m&#234;me, celui de ne pas trancher en aveugle un probl&#232;me incertain, de ne pas fermer une question ouverte, de telle sorte qu'au &#034;devoir de croire au devoir&#034; qu'imagine celui qui a la foi, on peut opposer le devoir de douter du devoir, qui s'impose &#224; celui qui nie. Doute oblige, si on peut dire que foi oblige. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Marie Guyau, &lt;i&gt;Esquisse d'une morale sans obliation ni sanction&lt;/i&gt;, p. 52&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pas de diff&#233;rence essentielle entre la foi morale et la foi religieuse</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Pas-de-difference-essentielle-entre-la-foi-morale-et-la-foi-religieuse</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guyau, Jean-Marie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Si de nos jours la foi religieuse proprement dire tend &#224; dispara&#238;tre, elle est remplac&#233;e dans un grand nombre d'esprits par une foi morale. L'absolu s'est d&#233;plac&#233;, il est pass&#233; du domaine de la religion dans celui de l'&#233;thique ; mais l&#224; encore il n'a rien perdu du pouvoir qu'il exerce sur l'esprit humain. Il est rest&#233; capable de soulever les masses, on en a vu un exemple dans la R&#233;volution fran&#231;aise ; il peut provoquer le plus g&#233;n&#233;reux enthousiasme ; il peut produire aussi un certain genre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Guyau-" rel="directory"&gt;Guyau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Si de nos jours la foi religieuse proprement dire tend &#224; dispara&#238;tre, elle est remplac&#233;e dans un grand nombre d'esprits par une foi morale. L'absolu s'est d&#233;plac&#233;, il est pass&#233; du domaine de la religion dans celui de l'&#233;thique ; mais l&#224; encore il n'a rien perdu du pouvoir qu'il exerce sur l'esprit humain. Il est rest&#233; capable de soulever les masses, on en a vu un exemple dans la R&#233;volution fran&#231;aise ; il peut provoquer le plus g&#233;n&#233;reux enthousiasme ; il peut produire aussi un certain genre de fanatisme, beaucoup moins dangereux que le fanatisme religieux, mais qui a pourtant ses inconv&#233;nients. Au fond, il n'y a pas de diff&#233;rence essentielle entre la foi morale et la foi religieuse ; elles se contiennent mutuellement ; mais, malgr&#233; le pr&#233;jug&#233; contraire encore trop r&#233;pandu de nos jours, la foi morale a un caract&#232;re plus primitif et plus universel que l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(Jean-Marie Guyau, &lt;i&gt;Esquisse d'une morale sans obliation ni sanction&lt;/i&gt;, p.47)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Oc&#233;an, image de la force indiff&#233;rente du monde</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/L-Ocean-image-de-la-force-indifferente-du-monde</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guyau, Jean-Marie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il n'y a peut-&#234;tre rien qui offre &#224; l'&#339;il et &#224; la pens&#233;e une repr&#233;sentation plus compl&#232;te et plus attristante du monde que l'oc&#233;an. C'est d'abord l'image de la force dans ce qu'elle a de plus farouche et de plus indompt&#233; ; c'est un d&#233;ploiement, un luxe de puissance dont rien autre chose de peut donner l'id&#233;e ; et cela vit, s'agite, se tourmente &#233;ternellement sans but. On dirait parfois que la mer est anim&#233;e, qu'elle palpite et respire, que c'est un coeur immense dont on voit le soul&#232;vement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Guyau-" rel="directory"&gt;Guyau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il n'y a peut-&#234;tre rien qui offre &#224; l'&#339;il et &#224; la pens&#233;e une repr&#233;sentation plus compl&#232;te et plus attristante du monde que l'oc&#233;an. C'est d'abord l'image de la force dans ce qu'elle a de plus farouche et de plus indompt&#233; ; c'est un d&#233;ploiement, un luxe de puissance dont rien autre chose de peut donner l'id&#233;e ; et cela vit, s'agite, se tourmente &#233;ternellement sans but. On dirait parfois que la mer est anim&#233;e, qu'elle palpite et respire, que c'est un coeur immense dont on voit le soul&#232;vement puissant et tumultueux ; mais ce qui en elle d&#233;sesp&#232;re, c'est que tout cet effort, toute cette vie ardente est d&#233;pens&#233;e en pure perte ; ce c&#339;ur de la terre bat sans espoir ; de tout ce heurt, de tout de tr&#233;pignement des vagues, il sort un peu d'&#233;cume &#233;gren&#233;e par le vent (...).&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous ne concevons pas un champ qui ne serait pas f&#233;cond. Mais la nature en son ensemble n'est pas forc&#233;e d'&#234;tre f&#233;conde : elle est le grand &#233;quilibre entre la vie et la mort. Peut-&#234;tre sa plus haute po&#233;sie vient-elle de sa superbe st&#233;rilit&#233;. Un champ de bl&#233; ne vaut pas l'oc&#233;an. L'oc&#233;an, lui, ne travaille pas, ne produit pas, il s'agite ; il ne donne pas la vie, il la contient ; ou plut&#244;t il la donne et la retire avec la m&#234;me indiff&#233;rence &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Marie Guyau, &lt;i&gt;Esquisse d'une morale sans obliation ni sanction&lt;/i&gt;, p. 38-40&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le bonheur est une condition m&#234;me d'existence</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Le-bonheur-est-une-condition-meme-d-existence</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guyau, Jean-Marie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il est possible de rendre une sorte de vie artificielle &#224; la t&#234;te d'un d&#233;capit&#233; : si alors sa bouche pouvait s'ouvrir et articuler des mots, ses paroles ne seraient assur&#233;ment que des cris de douleur ; dans notre soci&#233;t&#233; il existe ainsi un certain nombre d'hommes chez lesquels le syst&#232;me nerveux pr&#233;domine &#224; ce point qu'ils sont, pour ainsi dire, des cerveaux, des t&#234;tes sans corps : de tels &#234;tres ne vivent que par surprise, par artifice ; ils ne peuvent parler que pour se plaindre, chanter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Guyau-" rel="directory"&gt;Guyau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il est possible de rendre une sorte de vie artificielle &#224; la t&#234;te d'un d&#233;capit&#233; : si alors sa bouche pouvait s'ouvrir et articuler des mots, ses paroles ne seraient assur&#233;ment que des cris de douleur ; dans notre soci&#233;t&#233; il existe ainsi un certain nombre d'hommes chez lesquels le syst&#232;me nerveux pr&#233;domine &#224; ce point qu'ils sont, pour ainsi dire, des cerveaux, des t&#234;tes sans corps : de tels &#234;tres ne vivent que par surprise, par artifice ; ils ne peuvent parler que pour se plaindre, chanter que pour g&#233;mir, et leurs plaintes sont si sinc&#232;res qu'elles nous vont jusqu'au coeur. Pourtant nous ne pouvons juger sur eux l'humanit&#233; pleine de vie, l'humanit&#233; d'o&#249; sortira l'avenir : leurs cris de douleur ne sont que le commencement de l'agonie. Nous arrivons &#224; cette conclusion qu'une certaine dose de bonheur est une condition m&#234;me d'existence &#187; (p. 34).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Marie Guyau, &lt;i&gt;Esquisse d'une morale sans obliation ni sanction&lt;/i&gt;, p. 34&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Plaisir d'agir, plaisir de vivre</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Plaisir-d-agir-plaisir-de-vivre</link>
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		<dc:creator>Guyau, Jean-Marie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il y a un plaisir qui meurt pour ainsi dire apr&#232;s chaque action accomplie, qui s'en va sans laisser de trace dans le souvenir, et qui pourtant est le plaisir fondamental de par excellence : c'est le plaisir m&#234;me d'agir. Il constitue en grande partie l'attrait de toutes les fins d&#233;sir&#233;es par l'homme ; seulement cet attrait se retire d'elles une fois qu'elles sont atteintes, une fois que l'action est accomplie. De l&#224; l'&#233;tonnement de celui qui essaye de juger la vie en recueillant ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Guyau-" rel="directory"&gt;Guyau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il y a un plaisir qui meurt pour ainsi dire apr&#232;s chaque action accomplie, qui s'en va sans laisser de trace dans le souvenir, et qui pourtant est le plaisir fondamental de par excellence : c'est le plaisir m&#234;me d'agir. Il constitue en grande partie l'attrait de toutes les fins d&#233;sir&#233;es par l'homme ; seulement cet attrait se retire d'elles une fois qu'elles sont atteintes, une fois que l'action est accomplie. De l&#224; l'&#233;tonnement de celui qui essaye de juger la vie en recueillant ses souvenirs, et qui ne retrouve plus dans les plaisirs pass&#233;s une cause suffisante pour justifier ses erreurs et ses peines : c'est dans la vie m&#234;me, c'est dans la nature de l'activit&#233; qu'il faut chercher une justification de l'effort. Toutes les gouttes d'eau tomb&#233;es d'un nuage ne rencontrent pas le calice d'une rose ; toutes nos actions n'aboutissent pas &#224; une volupt&#233; pr&#233;cise et saisissable ; mais nous agissons pour agir, comme la goutte d'eau tombe par son propre poids : la goutte d'eau elle-m&#234;me, si elle avait conscience, &#233;prouverait une sorte de volupt&#233; vague &#224; traverser l'espace, &#224; glisser dans le vide inconnu. Cette volupt&#233; fait le fond de la vie. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Marie Guyau, &lt;i&gt;Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction, p. 27-28.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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