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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>Dans la maladie</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Dans-la-maladie</link>
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		<dc:date>2009-03-16T08:59:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Vois : Lettre d'&#201;picure &#224; Idom&#233;n&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans ma maladie, mes entretiens ne portaient jamais sur les souffrances demon pauvre corps ; je n'en parlais jamais &#224; ceux qui venaient me voir. Mais je continuais &#224; m'occuper des principes ayant trait aux questions naturelles, cherchant surtout &#224; savoir comment la pens&#233;e, tout en se ressentant ds commotions du corps, reste exempte de trouble et conserve le bien qui lui est propre. Je ne fournissais pas non plus uax m&#233;decins une occasion de se flatter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Autres-lettres-" rel="directory"&gt;Autres lettres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vois : &lt;a href='http://www.caute.lautre.net/Lettre-d-Epicure-a-Idomenee' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lettre d'&#201;picure &#224; Idom&#233;n&#233;e&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ma maladie, mes entretiens ne portaient jamais sur les souffrances demon pauvre corps ; je n'en parlais jamais &#224; ceux qui venaient me voir. Mais je continuais &#224; m'occuper des principes ayant trait aux questions naturelles, cherchant surtout &#224; savoir comment la pens&#233;e, tout en se ressentant ds commotions du corps, reste exempte de trouble et conserve le bien qui lui est propre. Je ne fournissais pas non plus uax m&#233;decins une occasion de se flatter d'un r&#233;sultat, et ma vie s'&#233;coulait heureuse et digne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Us. frag.191 (source : Marc-Aur&#232;le, &lt;i&gt;Pens&#233;es&lt;/i&gt;, IX, 51.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Maximes capitales</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Maximes-capitales-1664</link>
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		<dc:date>2009-03-16T08:42:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;I. Ce qui est bienheureux et incorruptible n'a pas soi-m&#234;me d'ennuis ni n'en cause &#224; un autre, de sorte qu'il n'est sujet ni aux col&#232;res ni aux faveurs ; en effet, tout cela se rencontre dans ce qui est faible. II. La mort n'a aucun rapport avec nous ; car ce qui est dissous est insensible, et ce qui est insensible n'a aucun rapport avec nous. &lt;br class='autobr' /&gt;
III. La suppression de tout ce qui est souffrant est la limite de la grandeur des plaisirs. Et l&#224; o&#249; se trouve ce qui ressent du plaisir, tout le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Maximes-capitales-" rel="directory"&gt;Maximes capitales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est bienheureux et incorruptible n'a pas soi-m&#234;me d'ennuis ni n'en cause &#224; un autre, de sorte qu'il n'est sujet ni aux col&#232;res ni aux faveurs ; en effet, tout cela se rencontre dans ce qui est faible.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; La mort n'a aucun rapport avec nous ; car ce qui est dissous est insensible, et ce qui est insensible n'a aucun rapport avec nous.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a id=&#034;III&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;III.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; La suppression de tout ce qui est souffrant est la limite de la grandeur des plaisirs. Et l&#224; o&#249; se trouve ce qui ressent du plaisir, tout le temps qu'il est, l&#224; n'est pas ce qui est souffrants, afflig&#233;, ou les deux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;IV.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Ce qui, dans la chair, est continuellement souffrant, ne dure pas ; en fait, sa pointe extr&#234;me est pr&#233;sente un tr&#232;s court instant, tandis que ce qui, dans la chair, est seulement en exc&#232;s par rapport &#224; ce qui &#233;prouve le plaisir, se trouve concomitant peu de jours ; et dans le cas des maladies chroniques, ce qui dans la chair ressent du plaisir l'emporte sur ce qui est souffrant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;V.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Il n'est pas possible de vivre avec plaisir sans vivre avec prudence, et il n'est pas possible de vivre de fa&#231;on bonne et juste, sans vivre avec plaisir. Qui ne dispose pas des moyens de vivre de fa&#231;on prudente, ainsi que de fa&#231;on bonne et juste, celui-l&#224; ne peut pas vivre avec plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VI.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Pour s'assurer la s&#233;curit&#233; du c&#244;t&#233; des hommes, le bien du pouvoir et de la royaut&#233; est un bien selon la nature, pour autant qu'&#224; partir d'eux on puisse se la procurer.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;trad. Conche&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VII&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;. Certains ont voulu devenir r&#233;put&#233;s et c&#233;l&#232;bres, se figurant qu'ainsi ils acquerraient la s&#233;curit&#233; que procurent les hommes ; en sorte que, si la vie de tels hommes a &#233;t&#233; s&#251;re, ils ont re&#231;u en retour le bien de la nature ; mais si elle n'a pas &#233;t&#233; s&#251;re, ils ne poss&#232;dent pas ce vers quoi ils ont tendu au d&#233;but, conform&#233;ment &#224; ce qui est le propre de la nature.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a id=&#034;VIII&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VIII.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Nul plaisir n'est en soi un mal ; mais les causes productrices de certains plaisirs apportent de surcro&#238;t des perturbations bien plus nombreuses que les plaisirs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;IX.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Si tout plaisir se condensait, et s'il durait en m&#234;me temps qu'il &#233;tait r&#233;pandu dans tout l'agr&#233;gat, ou dans les parties principales de notre nature, les plaisirs ne diff&#233;reraient jamais les uns des autres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;X .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Si les causes qui produisent les plaisirs des gens dissolus d&#233;faisaient les craintes de la pens&#233;e, celles qui ont trait aux r&#233;alit&#233;s c&#233;lestes, &#224; la mort et aux douleurs, et si en outre elles enseignaient la limite des d&#233;sirs, nous n'aurions rien, jamais, &#224; leur reprocher, eux qui seraient emplis de tous c&#244;t&#233;s par les plaisirs, et qui d'aucun c&#244;t&#233; ne conna&#238;traient ce qui est souffrant ou afflig&#233;, ce qui est pr&#233;cis&#233;ment le mal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XI .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Si les doutes sur les r&#233;alit&#233;s c&#233;lestes ne nous perturbaient pas du tout, ni ceux qui ont trait &#224; la mort, dont on redoute qu'elle soit jamais quelque chose en rapport avec nous, ou encore le fait de ne pas bien comprendre les limites des douleurs et des d&#233;sirs, nous n'aurions pas besoin de l'&#233;tude de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Il n'est pas possible de dissiper ce que l'on redoute dans les questions capitales sans savoir parfaitement quelle est la nature du tout &#8211;au mieux peut-on dissiper quelque inqui&#233;tude li&#233;e aux mythes ; de sorte qu'il n'est pas possible, sans l'&#233;tude de la nature, de recevoir en retour les plaisirs sans m&#233;lange.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XIII.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Il n'y a aucun profit &#224; se m&#233;nager la s&#233;curit&#233; parmi les hommes, si ce qui est en haut reste redout&#233;, ainsi que ce qui est sous terre et en g&#233;n&#233;ral ce qui est dans l'illimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XIV .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Si la s&#233;curit&#233; que procurent les hommes est due jusqu'&#224; un certain degr&#233; &#224; une puissance bien assise et &#224; l'abondance, la plus pure des s&#233;curit&#233;s est celle qui vient de la tranquillit&#233;, et de la vie &#224; l'&#233;cart de la foule.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XV .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; La richesse de la nature est &#224; la fois born&#233;e et facile &#224; atteindre ; mais celle des opinions vides se perd dans l'illimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XVI .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Faiblement sur le sage la formule s'abat : le raisonnement a ordonn&#233; les &#233;l&#233;ments majeurs et vraiment capitaux, et tout au long du temps continu de la vie les ordonne et les ordonnera.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XVII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Le juste est le plus &#224; l'abri du trouble, l'injuste est rempli par le plus grand trouble.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a id=&#034;XVIII&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XVIII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Dans la chair, le plaisir ne s'accro&#238;t pas une fois que la douleur li&#233;e au besoin est supprim&#233;e, mais varie seulement. Mais pour la pens&#233;e, la limite qui est celle du plaisir na&#238;t du d&#233;compte de ces r&#233;alit&#233;s m&#234;mes, et de celles du m&#234;me genre, qui procurent les plus grandes peurs &#224; la pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XIX .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Un temps illimit&#233; comporte un plaisir &#233;gal &#224; celui du temps limit&#233;, si l'on mesure les limites du plaisir par le raisonnement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XX .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; La chair re&#231;oit les limites du plaisir comme illimit&#233;es, et c'est un temps illimit&#233; qui le lui pr&#233;pare. De son c&#244;t&#233;, la pens&#233;e, s'appliquant &#224; raisonner sur la fin et la limite de la chair, et dissipant les peurs li&#233;es &#224; l'&#233;ternit&#233;, pr&#233;pare la vie parfaite &#8211; ainsi nous n'avons plus besoin en quoi que ce soit du temps illimit&#233; ; mais elle ne fuit pas le plaisir, et pas davantage, lorsque les circonstances pr&#233;parent la sortie de la vie, elle ne dispara&#238;t comme si quelque chose de la vie la meilleure lui faisait d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXI . &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Celui qui conna&#238;t bien les limites de la vie sait qu'il est facile de se procurer ce qui supprime la souffrance due au besoin, et ce qui am&#232;ne la vie tout enti&#232;re &#224; sa perfection ; de sorte qu'il n'a nullement besoin des situations de lutte.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Il faut s'appliquer &#224; raisonner sur la fin qui est donn&#233;e l&#224;, et sur toute l'&#233;vidence &#224; laquelle nous ramenons les opinions ; sinon, tout sera plein d'indistinction et de trouble.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXIII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Si tu combats toutes les sensations, tu n'auras m&#234;me plus ce &#224; quoi tu te r&#233;f&#232;res pour juger celles d'entre elles que tu pr&#233;tends &#234;tre erron&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXIV .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Si tu rejettes purement et simplement une sensation donn&#233;e, et si tu ne divises pas ce sur quoi l'on forme une opinion, en ce qui est attendu et ce qui est d&#233;j&#224; pr&#233;sent selon la sensation, les affections et toute appr&#233;hension imaginative de la pens&#233;e, tu iras jeter le trouble jusque dans les autres sensations avec une opinion vaine, et cela t'am&#232;nera &#224; rejeter en totalit&#233; le crit&#232;re. Mais si tu &#233;tablis fermement, dans les pens&#233;es qui aboutissent &#224; une opinion, aussi bien tout ce qui est attendu que tout ce qui n'a pas de confirmation, tu ne renonceras pas &#224; l'erreur, si bien que tu auras supprim&#233; toute possibilit&#233; de discuter ainsi que tout jugement sur ce qui est correct et incorrect.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXV .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Si en toute occasion tu ne rapportes pas chacun de tes actes &#224; la fin de la nature, mais tu te d&#233;tournes, qu'il s'agisse de fuir ou de poursuivre, vers quelque autre chose, tu n'accorderas pas tes actions avec tes raisons.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXVI .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Parmi les d&#233;sirs, tous ceux qui ne reconduisent pas &#224; la souffrance s'ils ne sont pas combl&#233;s, ne sont pas n&#233;cessaires, mais il correspondent &#224; un app&#233;tit que l'on dissipe ais&#233;ment, quand il semblent difficiles &#224; assouvir ou susceptibles de causer un dommage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXVII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Parmi les choses dont la sagesse se munit en vue de la f&#233;licit&#233; de la vie tout enti&#232;re, de beaucoup la plus importante est la possession de l'amiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXVIII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; C'est le m&#234;me jugement qui nous a donn&#233; confiance en montrant qu'il n'y a rien d'&#233;ternel ni m&#234;me d'une longue dur&#233;e &#224; redouter, et qui a reconnu que la s&#233;curit&#233; de l'amiti&#233;, dans cela m&#234;me qui a une dur&#233;e limit&#233;e, s'accomplit au plus haut point.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXIX .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Parmi les d&#233;sirs (non n&#233;cessaires), les uns sont naturels et non n&#233;cessaires, les autres ne sont ni naturels ni n&#233;cessaires mais proviennent d'une opinion vide.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXX .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Parmi les d&#233;sirs naturels qui ne reconduisent pas &#224; la souffrance s'ils ne sont pas r&#233;alis&#233;s, ceux o&#249; l'ardeur est intense sont les d&#233;sirs qui naissent d'une opinion vide, et ils ne se dissipent pas, non pas en raison de leur propre nature, mais en raison de la vide opinion de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXXI .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Le juste de la nature est une garantie de l'utilit&#233; qu'il y a &#224; ne pas se causer mutuellement de tort et de ne pas en subir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXXII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Pour tous ceux des animaux qui ne pouvaient pas passer des accords sur le fait de ne pas causer de tort, mais &#233;galement de ne pas en subir, pour ceux-l&#224; rien n'&#233;tait juste ni injuste ; et il en allait de m&#234;me pour ceux des peuples qui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas passer des accords sur le fait de ne pas causer de tort et de ne pas en subir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXXIII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; La justice n'&#233;tait pas quelque chose en soi, mais dans les groupements des un avec les autres, dans quelque lieu que ce f&#251;t, &#224; chaque fois, c'&#233;tait un accord sur le fait de ne pas causer de tort et de ne pas en subir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXXIV .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; L'injustice n'est pas un mal en elle-m&#234;me, mais elle l'est dans la crainte li&#233;e au soup&#231;on qu'elle ne puisse rester inaper&#231;ue de ceux qui sont charg&#233;s de punir de tels actes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXXV .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Il n'est pas possible que celui qui, en se cachant, commet ce que les hommes se sont mutuellement accord&#233;s &#224; ne pas faire, afin de ne pas causer de tort ni en subir, soit certain que cela restera inaper&#231;u, m&#234;me si &#224; partir de maintenant cela passe dix mille fois inaper&#231;u ; car jusqu'&#224; sa disparition, il n'y a nulle &#233;vidence que cela continue de rester inaper&#231;u.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXXVI .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Consid&#233;rant ce qui est commun, le juste est le m&#234;me pour tous, car c'est quelque chose d'utile dans la communaut&#233; mutuelle des hommes ; mais consid&#233;rant la particularit&#233; du pays et toutes les autres causes que l'on veut, il ne s'ensuit pas que la m&#234;me chose soit juste pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXXVII .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Ce qui confirme son utilit&#233; dans les us de la communaut&#233; mutuelle des hommes, parmi les choses tenues pour l&#233;galement justes, vient occuper la place du juste, que ce soit la m&#234;me chose pour tous ou non. Mais si on l'&#233;tablit seulement, sans se conformer &#224; ce qui est utile &#224; la communaut&#233; mutuelle des hommes, cela n'a plus la nature du juste. Et m&#234;me si c'est l'utile conforme au juste qui vient d'en change, du moment qu'il s'accorde un temps &#224; la pr&#233;notion, il n'en &#233;tait pas moins juste pendant ce temps-l&#224;, pour ceux qui ne se troublent pas eux-m&#234;mes avec des formules vides, mais regardent le plus possible les r&#233;alit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;XXXVIII .&lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; L&#224; o&#249;, sans que des circonstances ext&#233;rieures nouvelles soient apparues, dans les actions m&#234;mes, ce qui avait &#233;t&#233; institu&#233; comme juste ne s'adaptait pas &#224; la pr&#233;notion, cela n'&#233;tait pas juste ; en revanche, l&#224; o&#249;, &#224; la suite de circonstances nouvelles, les m&#234;mes choses &#233;tablies comme justes n'avaient plus d'utilit&#233;, alors, dans ce cas, ces choses avaient &#233;t&#233; justes, lorsqu'elles &#233;taient utiles &#224; la communaut&#233; des concitoyens entre eux, et ult&#233;rieurement ne l'&#233;taient plus, lorsqu'elles n'avaient pas d'utilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XXXIX .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Celui qui a le mieux am&#233;nag&#233; le manque de confiance caus&#233; par ce qui est au-dehors, celui-l&#224; s'est fait un alli&#233; de ce qui pouvait l'&#234;tre, et de ce qui ne pouvait pas l'&#234;tre, il n'a pas fait du moins un ennemi. Mais ce sur quoi il n'avait m&#234;me pas ce pouvoir, il ne s'en est pas m&#234;l&#233;, et il a lutt&#233; pour tout ce &#224; propos de quoi il lui &#233;tait utile de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;XL .&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Tous ceux qui ont pu se pourvoir de la force de la confiance, surtout gr&#226;ce &#224; leurs proches, ont ainsi aussi v&#233;cu les uns avec les autres, avec le plus de plaisir, le mode de vie le plus ferme, puisqu'ils avaient la certitude ; et comme ils en avaient retir&#233; la plus pleine des familiarit&#233;s, ils ne se sont pas lament&#233;s, comme par piti&#233;, sur la disparition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;trad. Conche&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;R&#233;cup&#233;r&#233;e de &#171; &lt;a href=&#034;http://fr.wikisource.org/wiki/Maximes_capitales&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://fr.wikisource.org/wiki/Maximes_capitales&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Liens sur Epicure</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Liens-sur-Epicure</link>
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		<dc:date>2009-01-01T21:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Luc Derrien</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Approches de la philosophie d'Epicure. &lt;br class='autobr' /&gt;
Epicure fondateur d'une religion nouvelle (F. Picavet) &lt;br class='autobr' /&gt;
LA NEGATION EPICURIENNE DU DESTIN : INDETERMINISME ET LIBERTE &lt;br class='autobr' /&gt;
Les liens de Facphilo&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Epicure-" rel="directory"&gt;Epicure&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://antinomies.free.fr/epicure.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Approches de la philosophie d'Epicure.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-77477&amp;M=pagination&amp;Y=Image&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Epicure fondateur d'une religion nouvelle (F. Picavet)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://perso.wanadoo.fr/fatalisme/epicurisme.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LA NEGATION EPICURIENNE DU DESTIN : INDETERMINISME ET LIBERTE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.univ-lyon3.fr/philo/epicure.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les liens de Facphilo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'amiti&#233; &#233;picurienne</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/L-amitie-epicurienne-1617</link>
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		<dc:date>2008-11-19T19:37:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cic&#233;ron</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un philosophe &#233;picurien r&#233;pond &#224; des objecteurs. &lt;br class='autobr' /&gt; Il me reste &#224; parler d'une question qui est tr&#232;s &#233;troitement li&#233;e &#224; notre sujet, c'est l'amiti&#233;, dont vous affirmez que, si le plaisir est le souverain bien, elle sera compl&#232;tement r&#233;duite &#224; rien. Or Epicure dit pr&#233;cis&#233;ment que, parmi toutes les choses dont la sagesse se munit pour vivre heureux, rien n'est plus grand que l'amiti&#233;, rien n'est plus fertile, rien n'est plus r&#233;jouissant. Et ce n'est pas seulement par cette sentence, mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Textes-brefs-242-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un philosophe &#233;picurien r&#233;pond &#224; des objecteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il me reste &#224; parler d'une question qui est tr&#232;s &#233;troitement li&#233;e &#224; notre sujet, c'est l'amiti&#233;, dont&lt;br class='autobr' /&gt; vous affirmez que, si le plaisir est le souverain bien, elle sera compl&#232;tement r&#233;duite &#224; rien. Or Epicure&lt;br class='autobr' /&gt; dit pr&#233;cis&#233;ment que, parmi toutes les choses dont la sagesse se munit pour vivre heureux, rien n'est&lt;br class='autobr' /&gt; plus grand que l'amiti&#233;, rien n'est plus fertile, rien n'est plus r&#233;jouissant. Et ce n'est pas seulement&lt;br class='autobr' /&gt; par cette sentence, mais beaucoup plus par sa vie, par ses actions et par ses m&#339;urs qu'il l'a confirm&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; Combien l'amiti&#233; est grande, les fables forg&#233;es par les anciens l'attestent, dans lesquelles, malgr&#233; leur&lt;br class='autobr' /&gt; nombre et leur vari&#233;t&#233; et aussi loin qu'on peut remonter dans l'antiquit&#233;, on trouve &#224; peine trois&lt;br class='autobr' /&gt; paires d'amis, de Th&#233;s&#233;e jusqu'&#224; Oreste. Alors qu'Epicure, dans sa seule maison, et toute petite,&lt;br class='autobr' /&gt; quelles troupes d'amis a-t-il rassembl&#233;es, dans quel accord de sentiments, par quelle conspiration&lt;br class='autobr' /&gt; d'amour ! Ce qui, aujourd'hui encore, est le cas chez les &#233;picuriens. Mais revenons &#224; la chose m&#234;me,&lt;br class='autobr' /&gt; il n'est pas n&#233;cessaire de parler des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois donc que les n&#244;tres ont parl&#233; de l'amiti&#233; de trois mani&#232;res. Les uns ont ni&#233; que les plaisirs&lt;br class='autobr' /&gt; qui touchent nos amis soient &#224; rechercher pour eux-m&#234;mes autant que nous recherchons les n&#244;tres,&lt;br class='autobr' /&gt; th&#232;se qui semble &#224; certains faire vaciller la stabilit&#233; de l'amiti&#233; ; cependant ils la maintiennent et, me&lt;br class='autobr' /&gt; semble-t-il, ils s'en sortent facilement. A l'instar des vertus en effet, dont il a &#233;t&#233; question plus haut, ils&lt;br class='autobr' /&gt; nient que l'amiti&#233; puisse &#234;tre s&#233;par&#233;e du plaisir. Car puisque la vie solitaire et sans amis est pleine&lt;br class='autobr' /&gt; d'emb&#251;ches et de crainte, la raison elle-m&#234;me conseille de se procurer des amiti&#233;s, dont l'acquisition&lt;br class='autobr' /&gt; donne une garantie &#224; l'&#226;me, et fait qu'elle ne peut se d&#233;tacher de l'espoir d'acqu&#233;rir des plaisirs. Et de m&#234;me que les haines, les envies, le m&#233;pris font obstacle aux plaisirs, de m&#234;me les amiti&#233;s non&lt;br class='autobr' /&gt; seulement sont les plus fid&#232;les conducteurs des plaisirs, mais encore en sont les producteurs, autant&lt;br class='autobr' /&gt; pour les amis que pour soi ; et elles jouissent non seulement de leur pr&#233;sence, mais sont encore&lt;br class='autobr' /&gt; relev&#233;es par l'espoir d'un avenir prochain et &#233;loign&#233;. Puisque nous ne pouvons, sans amiti&#233;, avoir la&lt;br class='autobr' /&gt; jouissance ferme et perp&#233;tuelle d'une vie heureuse, ni conserver l'amiti&#233; elle-m&#234;me, si nous n'aimons&lt;br class='autobr' /&gt; nos amis &#224; l'&#233;gal de nous-m&#234;mes, voil&#224; pourquoi cela a lieu dans l'amiti&#233;, et pourquoi l'amiti&#233; est&lt;br class='autobr' /&gt; connect&#233;e au plaisir. En effet nous sommes &#224; la fois joyeux de la joie de nos amis &#224; l'&#233;gal de la n&#244;tre,&lt;br class='autobr' /&gt; et souffrons au m&#234;me degr&#233; qu'eux de leurs tourments. En cons&#233;quence le sage sera affect&#233; &#224;&lt;br class='autobr' /&gt; l'&#233;gard de son ami de la m&#234;me mani&#232;re qu'envers lui-m&#234;me, et toutes les &#233;preuves qu'il s'imposerait&lt;br class='autobr' /&gt; pour son propre plaisir, il se les imposera pour le plaisir de son ami. Tout ce qui a &#233;t&#233; dit des vertus,&lt;br class='autobr' /&gt; sur la mani&#232;re dont elles sont solidaires du plaisir, doit &#234;tre dit &#233;galement de l'amiti&#233;. Epicure l'a dit&lt;br class='autobr' /&gt; magnifiquement en ces termes, &#224; peu pr&#232;s : &#171; c'est la m&#234;me pens&#233;e qui a s&#233;curis&#233; l'&#226;me pour qu'elle&lt;br class='autobr' /&gt; ne craigne aucun mal &#233;ternel ou durable, et qui a vu que dans les limites m&#234;mes de la vie l'amiti&#233; est&lt;br class='autobr' /&gt; la plus ferme des s&#233;curit&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a des &#233;picuriens qui sont un peu plus timides devant vos protestations, mais qui sont&lt;br class='autobr' /&gt; cependant assez subtils, et qui craignent que, si nous pensons que l'amiti&#233; doit &#234;tre recherch&#233;e pour&lt;br class='autobr' /&gt; notre plaisir, l'amiti&#233; ne paraisse toute enti&#232;re pour ainsi dire clocher. Aussi disent-ils que les&lt;br class='autobr' /&gt; premiers rapprochements, les rencontres, et la volont&#233; d'instituer des rapports d'habitude, se font&lt;br class='autobr' /&gt; pour le plaisir ; mais lorsque l'usage, en progressant, a produit la familiarit&#233;, alors on voit fleurir un&lt;br class='autobr' /&gt; amour tel que m&#234;me si aucune utilit&#233; ne sort de l'amiti&#233;, cependant les amis eux-m&#234;mes s'aiment pour&lt;br class='autobr' /&gt; eux-m&#234;mes. En effet si &#224; des lieux, &#224; des sanctuaires, &#224; des villes, &#224; des gymnases, &#224; un champ, &#224; des&lt;br class='autobr' /&gt; chiens, &#224; des chevaux, &#224; des exercices, &#224; la chasse, nous finissons par nous attacher par un lien&lt;br class='autobr' /&gt; d'amour gr&#226;ce &#224; l'habitude, combien plus facilement et plus justement cela pourra se faire par&lt;br class='autobr' /&gt; l'habitude des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin il y en a qui disent qu'il existe entre les sages une sorte de contrat, qui les engage &#224; n'aimer&lt;br class='autobr' /&gt; pas moins leurs amis qu'eux-m&#234;mes. Nous comprenons que cela peut se faire et nous le voyons en effet&lt;br class='autobr' /&gt; souvent, et il est &#233;vident qu'on ne peut rien trouver de plus appropri&#233; pour vivre dans le plaisir qu'une&lt;br class='autobr' /&gt; conjonction de ce genre. De tout cela on peut juger non seulement que le principe de l'amiti&#233; n'est pas&lt;br class='autobr' /&gt; emp&#234;ch&#233; si le souverain bien est plac&#233; dans le plaisir, mais encore que sans cela c'est toute&lt;br class='autobr' /&gt; l'institution de l'amiti&#233; qui ne peut &#234;tre d&#233;couverte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cic&#233;ron, &lt;i&gt;Des Fins,&lt;/i&gt; I, XX, 65-70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir Epicure, &lt;i&gt;Maximes capitales&lt;/i&gt;, 5, 27, 28 ; &lt;i&gt;Sentences vaticanes&lt;/i&gt;, 23, 28, 34, 39, 52.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir aussi A.J. Festugi&#232;re, &lt;i&gt;Epicure et ses dieux&lt;/i&gt;, P.U.F., Quadrige, 1997 (1946), Chap. III, &#171; L'amiti&#233; &#233;picurienne &#187;, p. 36 et suiv.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;La nature des dieux d'Epicure&#034;, par Cic&#233;ron</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/La-nature-des-dieux-d-Epicure-par-Ciceron</link>
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		<dc:date>2008-03-05T11:23:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cic&#233;ron</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;XVI - (...) Quand on pense &#224; ces croyances accept&#233;es avec tant de l&#233;g&#232;ret&#233;, &#224; ces insanit&#233;s, on devrait v&#233;n&#233;rer &#201;picure et le mettre lui-m&#234;me au nombre de ces &#234;tres divins dont nous parlons. &lt;br class='autobr' /&gt;
Seul, en effet, il affirme en premier lieu qu'il y a des dieux parce que la nature en a imprim&#233; la notion dans toutes les &#226;mes. Quelle est dans tout le genre humain la nation, quelle est la race qui, sans avoir re&#231;u aucun enseignement, n'a pas, par avance, une certaine id&#233;e des dieux ? &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Sur-Epicure-" rel="directory"&gt;Sur Epicure&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;XVI -&lt;/strong&gt; (...) Quand&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est Vell&#233;ius qui parle : il est ici le repr&#233;sentant de l'&#233;picurisme.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; on pense &#224; ces croyances accept&#233;es avec tant de l&#233;g&#232;ret&#233;, &#224; ces insanit&#233;s, on devrait v&#233;n&#233;rer &#201;picure et le mettre lui-m&#234;me au nombre de ces &#234;tres divins dont nous parlons.&lt;br /&gt;
Seul, en effet, il affirme en premier lieu qu'il y a des dieux parce que la nature en a imprim&#233; la notion dans toutes les &#226;mes. Quelle est dans tout le genre humain la nation, quelle est la race qui, sans avoir re&#231;u aucun enseignement, n'a pas, par avance, une certaine id&#233;e des dieux ?&lt;br /&gt;
C'est ce qu'&#201;picure appelle &lt;i&gt;prol&#232;psis&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire la repr&#233;sentation pr&#233;c&#233;demment acquise par le moyen des sens d'un objet, repr&#233;sentation &#224; d&#233;faut de laquelle on ne pourrait le concevoir, ni entreprendre aucune recherche le concernant ni en discuter. Nous avons appris l'importance et l'utilit&#233; de ce principe dans le livre, qu'on croirait tomb&#233; du ciel, qu'a &#233;crit &#201;picure sur le crit&#233;rium et le canon de la v&#233;rit&#233;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;XVII. -&lt;/strong&gt; Vous voyez maintenant pos&#233; bien clairement le principe dont toute notre recherche doit s'inspirer. Puisque, en effet, ce n'est pas en vertu d'une institution, d'une coutume, d'une convention, que cette mani&#232;re de voir s'est &#233;tablie et qu'il s'agit d'une croyance ferme et unanime, on ne peut ne pas accorder que les dieux existent d&#232;s lors que nous avons d'eux une notion implant&#233;e en nous ou plus exactement une connaissance naturelle : un jugement auquel tous donnent leur adh&#233;sion parce qu'ils sont ainsi faits est n&#233;cessairement vrai.&lt;br /&gt;
Il faut donc reconna&#238;tre qu'il y a des dieux. Il y a un second point sur lequel tous &#224; peu pr&#232;s, philosophes et ignorants, s'accordent : suivant ce que j'ai appel&#233; une anticipation, l'on pourrait dire aussi une pr&#233;notion (&#224; des id&#233;es nouvelles il faut appliquer des termes nouveaux, comme l'a fait &#201;picure en usant du mot de &lt;i&gt;prol&#232;psis&lt;/i&gt; que nul n'osait employer avant lui), nous avons cette croyance que les dieux sont immortels et jouissent d'une f&#233;licit&#233; parfaite. Cette m&#234;me nature qui a mis en nous la repr&#233;sentation des dieux a grav&#233; dans nos esprits l'id&#233;e de leur &#233;ternit&#233; et celle de leur f&#233;licit&#233;.&lt;br /&gt;
Cela &#233;tant, il faut tenir pour vraie cette proposition &#233;nonc&#233;e par &#201;picure : un &#234;tre &#233;ternel et bienheureux n'a lui-m&#234;me aucune affaire qui l'occupe et n'exige de personne qu'il se donne aucune peine, nul ne peut exciter sa col&#232;re ni gagner sa faveur, des sentiments de cette sorte &#233;tant des marques de faiblesse. J'en aurais assez dit si nous n'avions &#224; nous pr&#233;occuper ici que du culte pieux d&#251; aux dieux et &#224; nous lib&#233;rer de la superstition : la sup&#233;riorit&#233; des dieux en effet, des &#234;tres &#233;ternels et jouissant d'un bonheur parfait, appelle des hommages, l'excellence m&#234;me d'une chose la rendant digne de v&#233;n&#233;ration et toute crainte que pourrait inspirer la col&#232;re des dieux ou leur puissance &#233;tant suffisamment &#233;cart&#233;e. On doit conna&#238;tre en effet qu'il n'y a nulle irritation &#224; redouter, nulle faveur &#224; esp&#233;rer d'&#234;tres qui, par d&#233;finition, sont immortels et bienheureux, ils ne peuvent donc &#234;tre mena&#231;ants pour nous.&lt;br /&gt;
Mais, pour fortifier davantage cette croyance, nous ressentons le besoin de savoir quelle est la figure des dieux, quelle est leur vie, &#224; quoi s'occupe leur esprit, quelle activit&#233; ils exercent.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;XVIII. -&lt;/strong&gt; Pour ce qui est de leur figure, la nature d'une part nous porte &#224; nous en faire une certaine id&#233;e et le raisonnement nous y conduit de son c&#244;t&#233;. Pour nous tous, pour les hommes de toute nation, nulle forme autre que l'humaine ne convient. Quelle autre s'offre &#224; nous aussi bien pendant la veille que dans le sommeil ? Mais pour ne pas revenir toujours aux donn&#233;es premi&#232;res de la connaissance, je fais observer que le raisonnement nous oblige &#224; conclure de m&#234;me. Puisqu'en effet il s'agit d'&#234;tres l'emportant sur tous en excellence, tant par leur f&#233;licit&#233; que par leur immortalit&#233;, la forme qui leur est propre doit &#234;tre la plus belle ; or, par la fa&#231;on dont les membres sont assembl&#233;s, par la noblesse des lignes, par toute sa configuration ext&#233;rieure, la forme humaine n'est-elle pas belle entre toutes ?&lt;br /&gt;
Tes ma&#238;tres sto&#239;ciens du moins, Balbus&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Balbus repr&#233;sente ici les sto&#239;ciens.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (pour ce qui est de mon ami Cotta&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cotta est l'ami de Cic&#233;ron. C'est chez lui que se d&#233;roule cet entretien.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il dira tant&#244;t oui tant&#244;t non), quand ils d&#233;crivent la cr&#233;ation du monde par un artiste divin, ne manquent pas de montrer comme toutes les parties du corps sont bien ajust&#233;es non seulement en vue de l'usage, mais aussi pour donner au tout de la beaut&#233;. Si l'homme tient par sa structure le premier rang parmi les vivants, un dieu, &#233;tant lui aussi un vivant, ne pourra manquer d'avoir pr&#233;cis&#233;ment la m&#234;me structure puisqu'elle est la plus belle. Et puisqu'il est entendu que les dieux sont parfaitement heureux, que nul ne peut &#234;tre heureux s'il n'a pas la vertu, que la vertu ne se con&#231;oit pas sans la raison ni la raison sans la figure humaine, il faut reconna&#238;tre que cette figure est celle des dieux. Leur apparence toutefois n'est pas &#224; proprement parler celle d'un corps, mais de quelque chose qui ressemble &#224; un corps et o&#249; circule non du sang, mais un liquide qui ressemble &#224; du sang.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;XIX. -&lt;/strong&gt; Ce sont l&#224; des distinctions que pouvait seul percevoir un esprit p&#233;n&#233;trant et qui paraissent dans les &#233;crits d'&#201;picure trop subtiles pour que le premier venu puisse les saisir. Confiant dans votre intelligence, j'en parlerai n&#233;anmoins plus bri&#232;vement que le sujet ne le requiert.&lt;br /&gt;
&#201;picure donc, qui ne voyait pas seulement les choses profond&#233;ment cach&#233;es, mais les touchait en quelque sorte de la main, enseigne en premier lieu qu'en vertu de leur essence et de leur nature, les dieux ne sont pas per&#231;us par les sens, mais par l'esprit. Nous ne les connaissons pas non plus comme nous connaissons les objets mat&#233;riels auxquels, en raison de leur consistance, &#201;picure donne le nom de &lt;i&gt;steremnia&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Lettre &#224; H&#233;rodote, &#167;&#167;46,48 et 50. &#963;&#964;&#949;&#961;&#949;&#969;&#962; signifie en grec solidement, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; de ceux-l&#224; nous sentons la solidit&#233; et chacun d'eux demeure num&#233;riquement identique &#224; lui-m&#234;me, tandis que nous percevons les dieux par un passage d'images semblables fondues entre elles : quand un courant sans fin d'images tr&#232;s semblables se forme d'innombrables atomes et se pr&#233;sente &#224; nous, notre esprit tendu s'attache &#224; ce spectacle avec ravissement et notre intelligence con&#231;oit l'id&#233;e d'un &#234;tre bienheureux et &#233;ternel. Mais la propri&#233;t&#233; la plus essentielle de cette infinit&#233; d'atomes et qui m&#233;rite la plus grande et diligente attention est qu'elle entra&#238;ne comme cons&#233;quence dans la nature un certain &#233;quilibre : toutes choses doivent &#234;tre en nombre &#233;gal de fa&#231;on &#224; pouvoir s'opposer les unes aux autres. &#201;picure donne le nom d'isonomie &#224; cette loi d'&#233;gale r&#233;partition. Il suit de l&#224; qu'&#224; la multitude des mortels doit correspondre une multitude non moindre d'&#234;tres immortels et que, si les forces de destruction sont innombrables, celles qui conservent doivent l'&#234;tre aussi.&lt;br /&gt;
Ton &#233;cole et toi-m&#234;me, Balbus, vous avez accoutum&#233; de nous demander quelle sorte de vie m&#232;nent nos dieux, comment se passe le temps pour eux. Je r&#233;ponds qu'on ne peut rien imaginer de plus heureux, que tout ce qui peut rendre l'existence douce coule pour eux de source : un dieu n'a pas &#224; d&#233;penser d'activit&#233;, nulle occupation ne l'absorbe, toute besogne pressante lui est &#233;pargn&#233;e, il s'&#233;panouit dans sa sagesse et sa vertu, il a devant lui une perspective sans fin de plaisirs dont rien ne peut &#233;galer le charme ni alt&#233;rer la jouissance.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;XX. -&lt;/strong&gt; Ce dieu-l&#224;, Balbus, on peut &#224; bon droit le d&#233;clarer bienheureux, quant. au v&#244;tre, il est, dirai-je, surcharg&#233; de travail. S'il est identique au monde, il doit tourner autour de l'axe du ciel avec une rapidit&#233; qui passe l'imagination, sans le moindre instant de r&#233;pit. Quel &#234;tre conna&#238;t moins le repos et comment le bonheur se peut-il concevoir si le repos est impossible ? Si maintenant il y a dans le monde un dieu qui le r&#233;git et le gouverne, qui r&#232;gle le cours des astres, le retour successif des saisons, maintient l'ordre dans la marche de toutes les parties de l'univers, surveille les terres et les mers et assure &#224; l'homme la satisfaction de ses besoins vitaux, certes il est charg&#233; d'une lourde et p&#233;nible besogne !&lt;br /&gt;
Pour nous la condition de la f&#233;licit&#233; c'est d'avoir l'&#226;me tranquille et d'&#234;tre d&#233;charg&#233; de tout effort. Le ma&#238;tre auquel nous devons tout notre savoir nous a enseign&#233; que le monde s'est fait naturellement, point n'&#233;tant besoin d'un constructeur, cette formation que vous niez qui soit possible sans un art divin est chose si ais&#233;e que la nature produira des mondes sans nombre, en produit, en a produit &#224; l'infini. Vous ne concevez pas comment s'op&#232;re cette gen&#232;se sans l'intervention active d'une intelligence et en cons&#233;quence, comme les po&#232;tes tragiques embarrass&#233;s pour trouver un d&#233;nouement, vous avez recours &#224; un dieu. Vous vous passeriez fort bien de lui si vous pouviez voir ces espaces innombrables, infinis, qui s'offrent &#224; l'esprit et qu'il peut parcourir en tout sens et o&#249; jamais, quelque direction qu'il veuille suivre, il ne trouvera de borne o&#249; s'arr&#234;ter.&lt;br /&gt;
Dans ces espaces &#233;galement illimit&#233;s dans toutes leurs dimensions, largeur, longueur et profondeur, circule une infinit&#233; d'atomes qui, s&#233;par&#233;s l'un de l'autre par le vide, s'attachent n&#233;anmoins les uns aux autres et, s'accrochant entre eux, forment des corps continus. C'est ainsi que se constituent les &#234;tres diversement figur&#233;s que vous ne croyez pas qui puissent na&#238;tre sans enclumes et soufflets.&lt;br /&gt;
Vous nous asservissez ainsi &#224; jamais au joug d'un ma&#238;tre inflexible que jour et nuit nous devons craindre. Comment ne pas redouter en effet un dieu qui veille &#224; tout, pense &#224; tout, observe tout, qui croit que tout se rapporte &#224; lui, qui touche &#224; tout et dont l'activit&#233; ne conna&#238;t pas de r&#233;pit ? C'est l&#224; l'origine de cette n&#233;cessit&#233; &#224; laquelle vous donnez le nom de destin, en grec &lt;i&gt;eimarm&#233;n&#232;n&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Lettre &#224; M&#233;n&#233;c&#233;e, &#167;&#167;133.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :tout &#233;v&#233;nement d'apr&#232;s vous d&#233;coule par un encha&#238;nement de causes d'une v&#233;rit&#233; &#233;ternelle.&lt;br /&gt;
Quelle estime avoir pour une philosophie selon laquelle tout arrive en vertu d'un destin arr&#234;t&#233;, opinion qui vous est commune avec les vieilles femmes, particuli&#232;rement les ignorantes. De l&#224; encore votre mantique, en latin &#034;diuinatio&#034; : si nous vous &#233;coutions nous serions imbus d'une superstition telle que nous consid&#233;rerions haruspices et augures, devins, proph&#232;tes et interpr&#232;tes pr&#233;tendus des songes, comme des personnages dignes de tout respect.&lt;br /&gt;
&#201;picure nous a lib&#233;r&#233;s de ces terreurs, gr&#226;ce &#224; lui nous respirons librement, nous ne craignons pas les dieux qui, nous le savons, n'ont aucune id&#233;e de rien faire qui puisse leur &#234;tre &#224; charge ni ne cherchent &#224; imposer la moindre peine &#224; d'autres qu'eux, nous honorons la nature et ne mettons rien au-dessus d'elle : c'est elle qui est pour nous l'objet d'un culte pieux. Mais, emport&#233; par mon ardeur, je crains d'avoir &#233;t&#233; long. Il &#233;tait difficile toutefois de traiter de fa&#231;on trop incompl&#232;te un si grand sujet et d'une telle importance, si r&#233;solu que je fusse &#224; &#233;couter plut&#244;t qu'&#224; parler.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est Vell&#233;ius qui parle : il est ici le repr&#233;sentant de l'&#233;picurisme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Balbus repr&#233;sente ici les sto&#239;ciens.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cotta est l'ami de Cic&#233;ron. C'est chez lui que se d&#233;roule cet entretien.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Lettre &#224; H&#233;rodote, &#167;&#167;46,48 et 50. &#963;&#964;&#949;&#961;&#949;&#969;&#962; signifie en grec solidement, fermement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Lettre &#224; M&#233;n&#233;c&#233;e, &#167;&#167;133.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cic&#233;ron, &lt;strong&gt;De la nature des Dieux&lt;/strong&gt;, I , traduction : Charles APPUHN, Cic&#233;ron, De la nature des Dieux. Paris, Garnier, 1935.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lettre &#224; sa m&#232;re</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Lettre-a-sa-mere</link>
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		<dc:date>2006-01-29T08:00:10Z</dc:date>
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		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ces fragments d'une lettre &#224; la m&#232;re d'&#201;picure sont habituellement reconnus comme &#233;tant soit d'&#201;picure lui-m&#234;me, soit une adaptation de cette lettre... soit encore une lettre inauthentique. Ils constituent les fragments 125 et 126 de l'inscription de Diog&#232;ne d'Oenoanda selon l'&#233;dition Smith (1993). Trad. Etienne et O'Meara, La philosophie &#233;picurienne sur pierre, Ed. Univ. Frib. Et Ed. du Cerf, 1996. &lt;br class='autobr' /&gt; (Fr125) Car les [images] des absents [...]. [Mais si tu] examines [avec pr&#233;cision la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Autres-lettres-" rel="directory"&gt;Autres lettres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces fragments d'une lettre &#224; la m&#232;re d'&#201;picure sont habituellement reconnus comme &#233;tant soit d'&#201;picure lui-m&#234;me, soit une adaptation de cette lettre... soit encore une lettre inauthentique. Ils constituent les fragments 125 et 126 de l'inscription de Diog&#232;ne d'Oenoanda selon l'&#233;dition Smith (1993). Trad. Etienne et O'Meara, &lt;i&gt;La philosophie &#233;picurienne sur pierre&lt;/i&gt;, Ed. Univ. Frib. Et Ed. du Cerf, 1996.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(Fr125)&lt;/strong&gt; Car les [images] des absents [...]. [Mais si tu] examines [avec pr&#233;cision la chose, tu apprendras que] les &lt;images&gt; des absents sont absolument telles que celles de ceux qui sont pr&#233;sents. Car n'&#233;tant pas tangibles, mais objets de pens&#233;e, elles ont cependant la m&#234;me force, autant que c'est leur fait, envers ceux qui sont pr&#233;sents que lorsqu'elles surgissent de ceux-l&#224; qui sont aussi pr&#233;sents.&lt;br /&gt;
Alors, par rapport &#224; cela, [courage] m&#232;re ! Les visions &lt;que tu as&gt; de nous [ne] doivent [pas] &#234;tre estim&#233;es comme [mauvaises]. Mais, en les voyant, consid&#232;re que chaque jour, [acqu&#233;rant] quelque chose [de bon], nous progressons vers [un plus grand bonheur]. En effet ces profits [ne] sont [pas] petits, ni de [peu de force] ; &lt;ils le sont si peu&gt; qu'ils font notre disposition &#233;gale &#224; celle des dieux et font voir que m&#234;me la mortalit&#233; ne peut nous rendre inf&#233;rieurs &#224; la nature indestructible et bienheureuse. Car tant que nous vivons, nous nous r&#233;jouissons autant que les dieux [...].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(Fr126)&lt;/strong&gt; [...] la m&#234;me, s'il s'aper&#231;oit de la diminution. Mais s'il ne s'en aper&#231;oit pas, comment serait-il diminu&#233; ?&lt;br /&gt;
Ainsi au milieu de si bonnes choses, m&#232;re, attends-toi &#224; ce que nous soyons toujours joyeux et exalte-toi de ce que nous faisons. Mais, par Zeus, arr&#234;te avec les dons que tu nous envoies continuellement. En effet, je ne veux pas que quelque chose te fasse d&#233;faut afin que moi j'aie le superflu. je pr&#233;f&#232;re que quelque chose me manque pour qu'elle ne te fasse d&#233;faut. Mais en fait, je vis dans l'abondance en toute chose gr&#226;ce aux amis et &#224; p&#232;re qui nous envoie continuellement de l'argent. En fait, r&#233;cemment Cl&#233;on a fait parvenir neuf mines. Eh bien, donc, aucun de vous ne doit se faire s&#233;par&#233;ment de soucis pour nous, mais chacun doit profiter de la pr&#233;sence de l'autre [...].&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Lettre d'&#201;picure &#224; un ami inconnu sur la religion.</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Lettre-d-Epicure-a-un-ami-inconnu-sur-la-religion</link>
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		<dc:date>2005-11-11T13:40:01Z</dc:date>
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		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Papyrus d'Oxyrhynchos, II, 215 : Diels, &#171; Ein Epikureisches Fragment &#252;ber G&#246;tterverehrung &#187;, in Sitzungsberichte der k&#246;niglichen Akademie des Wissenschaften von Berlin, 37, 1916, p.885-909 (trad. Festugi&#232;re, &#201;picure et ses dieux, PUF, 1946, Quadrige, 1997, p. 99-100). L'attribution de cette lettre &#224; Epicure est incertaine. Elle serait plut&#244;t due &#224; l'&#233;picurien Z&#233;non de Sidon. &lt;br class='autobr' /&gt; Il n'y a point pi&#233;t&#233; quand on observe les obligations religieuses habituelles - bien que l'offrande de sacrifices (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Autres-lettres-" rel="directory"&gt;Autres lettres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Papyrus d'Oxyrhynchos, II, 215 : Diels, &#171; Ein Epikureisches Fragment &#252;ber G&#246;tterverehrung &#187;, in &lt;i&gt;Sitzungsberichte der k&#246;niglichen Akademie des Wissenschaften von Berlin&lt;/i&gt;, 37, 1916, p.885-909 (trad. Festugi&#232;re, &lt;i&gt;&#201;picure et ses dieux&lt;/i&gt;, PUF, 1946, Quadrige, 1997, p. 99-100). L'attribution de cette lettre &#224; Epicure est incertaine. Elle serait plut&#244;t due &#224; l'&#233;picurien Z&#233;non de Sidon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a point pi&#233;t&#233; quand on observe les obligations religieuses habituelles - bien que l'offrande de sacrifices aux occasions convenables soit, comme je l'ai dit, chose propre &#224; la nature -, ni non plus, par Zeus, quand l'un ou l'autre va r&#233;p&#233;tant : &#171; Je crains tous les dieux, et je les honore, et je veux d&#233;penser toute ma fortune &#224; leur offrir des sacrifices et &#224; leur consacrer des offrandes &#187;. Un tel homme est peut-&#234;tre plus louable que d'autres particuliers, toutefois ce n'est pas encore ainsi qu'on pose le fondement solide de la pi&#233;t&#233;. Toi, mon ami, sache que le don le plus bienheureux, c'est d'avoir une claire perception des choses : voil&#224; le bien absolument le meilleur que nous puissions concevoir ici-bas. Admire cette claire appr&#233;hension de l'esprit, r&#233;v&#232;re ce don divin. Apr&#232;s cela, &lt; tu ne dois pas honorer les dieux parce que tu penses, par ce moyen, gagner leur faveur &gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les passages entre crochets dont ajout&#233;s par Diels pour &#233;clairer le texte.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, comme on se l'imaginera quand on te verra faire des actes de pi&#233;t&#233;, mais seulement parce que, en comparaison avec ta propre b&#233;atitude, tu vois combien, d'apr&#232;s notre doctrine, la condition des dieux est infiniment plus auguste. Et certes, par Zeus, &lt; quand tu mets en pratique &gt; cette doctrine, la plus digne de foi &lt; comme ta raison doit te l'assurer, il t'est bien permis d'offrir des sacrifices aux dieux. Tu accomplis ainsi &gt; une chose qui donne confiance et qui est vue avec plaisir, si elle vient en son temps, puisque tu mets en honneur ta propre doctrine en usant des plaisirs sensibles qui se trouvent convenir en ces occasions, et qu'en outre tu t'accommodes de quelque fa&#231;on aux traditions religieuses. Veille seulement &#224; n'y m&#234;ler ni crainte des dieux ni supposition qu'en agissant ainsi tu t'attires la faveur des dieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, en v&#233;rit&#233;, au nom de Zeus (comme on se pla&#238;t &#224; dire), qu'as-tu &#224; craindre en cela ? Crois-tu que les dieux puissent te faire du tort ? N'est-ce pas l&#224;, de toute &#233;vidente, les rapetisser ? Comment donc ne regarderas-tu pas la Divinit&#233; comme quelque chose de mis&#233;rable si, en comparaison avec toi, elle appara&#238;t inf&#233;rieure ? Ou bien serais-tu d'avis que, par le sacrifice de milliers de b&#339;ufs, tu peux, si tu as commis quelque mauvaise action, apaiser le dieu ? Ou qu'il tiendra compte du sacrifice et, comme un homme, te fera remise une fois ou l'autre d'une partie du dommage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute, les hommes se disent qu'il faut craindre les dieux et les honorer par ces sacrifices, afin que, retenus par le tribut qu'on leur porte, les dieux ne s'attaquent pas &#224; eux : d&#232;s lors, pensent-ils, si cette conjecture est juste, de toute fa&#231;on ils ne subiront aucun dommage, et, si elle n'est pas juste, comme ils rendent honneur &#224; la puissance des dieux, tout ira bien. Mais si ces &#233;troites relations &lt; entre dieux et hommes existaient vraiment, ce serait un grand malheur, car l'action s'en ferait sentir jusque par-del&#224; la tombe &gt;, apr&#232;s les c&#233;r&#233;monies des fun&#233;railles, une fois qu'on a &#233;t&#233; incin&#233;r&#233;. Car alors, m&#234;me sous la terre, on subirait un dommage et tout homme devrait s'attendre au ch&#226;timent. Outre cela, je n'ai pas &#224; dire comment les hommes devraient mendier des signes de la faveur des dieux, dans leur crainte d'&#234;tre n&#233;glig&#233;s par eux (car ils penseraient amener ainsi les dieux &#224; communiquer plus volontiers avec eux et &#224; descendre dans leurs temples), non plus que la diversit&#233; et le grand nombre de leurs comportements eu &#233;gard &#224; la crainte du dommage et pour se mettre en garde contre le ch&#226;timent. Car tout cela, au vrai, appara&#238;t comme une pure illusion de ces gens-l&#224;, compar&#233; &#224; la doctrine de ceux qui estiment que, d&#232;s ici-bas, il existe une vie bienheureuse, et qui n'admettent pas que les morts recommencent &#224; vivre, - prodige non moins invraisemblable que ceux que Platon a imagin&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les passages entre crochets dont ajout&#233;s par Diels pour &#233;clairer le texte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lettre d'&#201;picure &#224; Idom&#233;n&#233;e</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Lettre-d-Epicure-a-Idomenee</link>
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		<dc:date>2005-11-11T13:37:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Diog&#232;ne La&#235;rce, Vie, doctrine et sentences des philosophes illustres, Livre X, 22 (trad. Genaille). Cette lettre est la derni&#232;re d'&#201;picure, &#233;crite &#171; au moment m&#234;me de sa mort &#187; (D.L.). &lt;br class='autobr' /&gt; C'est &#224; l'heureux et dernier jour de ma vie que je t'&#233;cris cette lettre. Mes intestins et ma vessie me causent une souffrance inexprimable. Mais pour compenser toutes ces douleurs, je puise une grande joie dans le souvenir qui restera de mes ouvrages et de mes discours. Je vous demande, au nom de votre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Autres-lettres-" rel="directory"&gt;Autres lettres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Diog&#232;ne La&#235;rce, Vie, doctrine et sentences des philosophes illustres, Livre X, 22 (trad. Genaille). Cette lettre est la derni&#232;re d'&#201;picure, &#233;crite &#171; au moment m&#234;me de sa mort &#187; (D.L.).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est &#224; l'heureux et dernier jour de ma vie que je t'&#233;cris cette lettre. Mes intestins et ma vessie me causent une souffrance inexprimable. Mais pour compenser toutes ces douleurs, je puise une grande joie dans le souvenir qui restera de mes ouvrages et de mes discours. Je vous demande, au nom de votre sympathie pour moi et pour ma philosophie, sympathie que vous m'avez t&#233;moign&#233;e d&#232;s votre jeunesse, de prendre soin des enfants de M&#233;trodore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le testament d'&#201;picure</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Le-testament-d-Epicure</link>
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		<dc:date>2005-11-11T13:32:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Diog&#232;ne La&#235;rce, Vie, doctrine et sentences des philosophes illustres, Livre X, 16-21 (trad. Genaille). &lt;br class='autobr' /&gt; Par ce testament, je donne tous mes biens &#224; Amynomaque de Batt&#233;, fils de Philocrate, et &#224; Timocrate de Potamos, fils de D&#233;m&#233;trios, selon la donation faite &#224; chacun et inscrite dans le M&#233;troon, aux conditions suivantes : ils donneront le jardin et les biens y attenant &#224; Hermarque de Mytil&#232;ne, fils d'Ag&#233;marque, &#224; ceux qui philosophent avec lui, et &#224; ceux qu'Hermarque pourra choisir comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Diog&#232;ne La&#235;rce, &lt;i&gt;Vie, doctrine et sentences des philosophes illustres&lt;/i&gt;, Livre X, 16-21 (trad. Genaille).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par ce testament, je donne tous mes biens &#224; Amynomaque de Batt&#233;, fils de Philocrate, et &#224; Timocrate de Potamos, fils de D&#233;m&#233;trios, selon la donation faite &#224; chacun et inscrite dans le M&#233;troon, aux conditions suivantes : ils donneront le jardin et les biens y attenant &#224; Hermarque de Mytil&#232;ne, fils d'Ag&#233;marque, &#224; ceux qui philosophent avec lui, et &#224; ceux qu'Hermarque pourra choisir comme ses successeurs dans la direction de l'&#233;cole, pour y vivre en philosophant. De m&#234;me, &#224; tous ceux qui philosopheront sous mon nom, afin qu'ils conservent avec Amynomaque et Timocrate, dans la mesure du possible, l'&#233;cole qui est dans mon jardin, je le leur donne comme un d&#233;p&#244;t, &#224; eux, et &#224; leurs successeurs, de la fa&#231;on qui sera la plus s&#251;re, afin que ceux-l&#224; aussi &#224; leur tour conservent le jardin exactement comme eux. Mes disciples le leur transmettront. Ma maison qui est &#224; M&#233;lite, Amynomaque et Timocrate la donneront &#224; habiter &#224; Hermarque et &#224; ceux qui philosopheront avec lui tant qu'Hermarque vivra. Le revenu des biens laiss&#233;s par moi &#224; Amynomaque et Timocrate, ils l'utiliseront dans la mesure du possible, en recherchant avec Hermarque ce qu'il convient de faire pour c&#233;l&#233;brer des sacrifices anniversaires de la mort de mon p&#232;re, de ma m&#232;re et de mes fr&#232;res, et l'anniversaire de ma naissance, selon la coutume dans la premi&#232;re dizaine de Gam&#233;lion, chaque ann&#233;e, et aussi pour que l'assembl&#233;e des philosophes de ma secte, qui a lieu le vingt de chaque mois, soit consacr&#233;e &#224; mon souvenir et &#224; celui de M&#233;trodore. On c&#233;l&#233;brera aussi, comme je l'ai toujours fait, l'anniversaire de mes fr&#232;res dans le mois de Pos&#233;idon et celui de Poly&#232;ne dans le mois de M&#233;tag&#233;itnion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amynomaque et Timocrate prendront soin encore d'&#201;picure, fils de M&#233;trodore, et du fils de Poly&#232;ne, tant qu'ils philosopheront et vivront avec Hermarque, et de m&#234;me de la fille de M&#233;trodore ils prendront soin, et quand le moment sera venu, ils la marieront &#224; un homme qu'Hermarque choisira parmi ses disciples, &#224; condition qu'elle soit honn&#234;te, et ob&#233;issante envers Hermarque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amynomaque et Timocrate leur donneront sur mes revenus ce qu'ils croient leur &#234;tre n&#233;cessaire chaque ann&#233;e, en accord avec Hermarque. Ils institueront Hermarque codirecteur avec eux de mes revenus, afin que tout soit fait sur les conseils de cet homme, qui a vieilli avec moi dans l'&#233;tude de la philosophie, et qui est rest&#233; apr&#232;s moi comme chef de notre secte.&lt;br /&gt;
Pour ma fille, quand elle sera en &#226;ge d'&#234;tre mari&#233;e, Amynomaque et Timocrate lui compteront une dot en prenant sur mon bien ce qui leur para&#238;tra suffisant, avec l'avis d'Hermarque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils prendront soin aussi de Nicanor comme j'ai fait moi-m&#234;me, afin que tous ceux qui ont philosoph&#233; avec moi, mis leurs biens en commun , particip&#233; &#224; notre vie famili&#232;re, et choisi de vieillir avec moi dans l'&#233;tude de la philosophie, ne manquent jamais du n&#233;cessaire, autant que je le pourrai faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On donnera tous mes livres &#224; Hermarque. S'il arrive quelque chose &#224; Hermarque, avant que les &#233;l&#232;ves de M&#233;trodore ne soient &#233;lev&#233;s, Amynomaque et M&#233;trodore en prendront soin, afin que s'ils sont honn&#234;tes, ils aient le n&#233;cessaire pour vivre, autant qu'il se pourra faire d'apr&#232;s mes revenus. Et pour tout le reste, qu'ils appliquent toutes mes dispositions dans la mesure o&#249; chacune peut &#234;tre appliqu&#233;e. J'affranchis enfin, parmi mes esclaves, Mus, Nicias, Lycon et Ph&#232;dre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lettre &#224; un petit gar&#231;on.</title>
		<link>http://www.caute.lautre.net/Lettre-a-un-petit-garcon</link>
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		<dc:date>2005-11-11T10:04:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cette lettre date d'un voyage &#224; Lampsaque sur l'Hellespont, o&#249; v&#233;cu &#201;picure avant son &#233;tablissement &#224; Ath&#232;nes durant l'&#233;t&#233; 306. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous voici arriv&#233;s &#224; Lampsaque sains et saufs, moi et Pytocl&#232;s, Hermaque et Ct&#233;sippe, et avons trouv&#233; l&#224; Th&#233;mista et les autres amis en bonne sant&#233;. J'esp&#232;re que vous allez bien vous aussi, toi et ta maman, et que tu es toujours bien ob&#233;issant &#224; papa et &#224; Matr&#244;n [1], comme auparavant. Sois-en s&#251;r, (N)apia, nous t'aimons tendrement [2], moi et les autres, parce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.caute.lautre.net/-Autres-lettres-" rel="directory"&gt;Autres lettres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette lettre date d'un voyage &#224; Lampsaque sur l'Hellespont, o&#249; v&#233;cu &#201;picure avant son &#233;tablissement &#224; Ath&#232;nes durant l'&#233;t&#233; 306.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous voici arriv&#233;s &#224; Lampsaque sains et saufs, moi et Pytocl&#232;s, Hermaque et Ct&#233;sippe, et avons trouv&#233; l&#224; Th&#233;mista et les autres amis en bonne sant&#233;. J'esp&#232;re que vous allez bien vous aussi, toi et ta maman, et que tu es toujours bien ob&#233;issant &#224; papa et &#224; Matr&#244;n&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Qui est le &#171; p&#233;dagogue &#187;.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, comme auparavant. Sois-en s&#251;r, (N)apia, nous t'aimons tendrement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#931;&#949; &#956;&#7952;&#947;&#945; &#966;&#953;&#955;&#959;&#8166;&#956;&#949;&#957;&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, moi et les autres, parce que tu leur ob&#233;is en toutes choses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Qui est le &#171; p&#233;dagogue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#931;&#949; &#956;&#7952;&#947;&#945; &#966;&#953;&#955;&#959;&#8166;&#956;&#949;&#957;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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