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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Prom&#233;th&#233;e</title>
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&lt;p&gt;Eschyle, Prom&#233;th&#233;e encha&#238;n&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Platon, Le mythe de Prom&#233;th&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt; Japet &#233;pousa la jeune O&#233;canine aux jolies chevilles, Clym&#232;ne ; avec elle il montait dans le lit nuptial, et elle lui donna pour fils Atlas &#224; l'&#226;me violente. Elle enfantait ensuite M&#233;noitios, trop plein d'orgeuil. Prom&#233;th&#233;e, souple et subtil, &#201;pim&#233;th&#233;e enfin, le maladroit, qui fut d&#232;s l'origine le malheur des hommes qui mangent le pain, en recevant le premier sous son toit la vierge form&#233;e par Zeus. Pour l'insolent M&#233;noitos, Zeus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Hesiode-" rel="directory"&gt;H&#233;siode&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-art-+" rel="tag"&gt;art&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-mythologie-+" rel="tag"&gt;mythologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-Japet-+" rel="tag"&gt;Japet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-Atlas-+" rel="tag"&gt;Atlas&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-culture-+" rel="tag"&gt;culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.caute.lautre.net/-Eschyle-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Eschyle&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Promethee-enchaine' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Prom&#233;th&#233;e encha&#238;n&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.caute.lautre.net/-Platon-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Platon&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Le-mythe-de-Promethee' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le mythe de Prom&#233;th&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Japet &#233;pousa la jeune O&#233;canine aux jolies chevilles, Clym&#232;ne ; avec elle il montait dans le lit nuptial, et elle lui donna pour fils Atlas &#224; l'&#226;me violente. Elle enfantait ensuite M&#233;noitios, trop plein d'orgeuil. Prom&#233;th&#233;e, souple et subtil, &#201;pim&#233;th&#233;e enfin, le maladroit, qui fut d&#232;s l'origine le malheur des hommes qui mangent le pain, en recevant le premier sous son toit la vierge form&#233;e par Zeus. Pour l'insolent M&#233;noitos, Zeus au large regard l'envoya au fond de l'&#201;r&#232;be, en le frappant de la foudre fumante, &#224; raison de sa folie et de sa force sans pareille. Atlas, lui, sous une puissante contrainte, aux limites m&#234;mes du monde, en face des Hesp&#233;rides au chant sonore, soutient le vaste Ciel, debout, de sa t&#234;te et de ses bras infatigables : c'est le sort que lui a d&#233;parti le prudent Zeus. Quand &#224; Prom&#233;th&#233;e au subtils desseins, Zeus le chargea de liens inextricables, entraves douloureuses qu'il enroula &#224; mi-hauteur d'une colonne. Puis il l&#226;cha sur lui un aigle aux ailes d&#233;ploy&#233;es ; et l'aigle mangeait son foie immortel, et le foie se reformait la nuit, en tout point &#233;gal &#224; celui qu'avait, le jour durant, d&#233;vor&#233; l'oiseau aux ailes d&#233;ploy&#233;es. Mais le vaillant fils d'Alcm&#232;ne aux jolies chevilles, H&#233;racl&#232;s, abattit l'agile et, du fils de Japet &#233;cartant ce cruel fl&#233;au, l'arracha &#224; ses tourments - cela, de l'aveu m&#234;me de Zeus Olympien au tr&#244;ne sublime, qui voulait que la gloire d'H&#233;racl&#232;s Th&#233;bain s'&#233;tendit encore sur la terre nourrici&#232;re : dans ce souci, il prot&#233;geait son noble fils, et, en d&#233;pit de sa col&#232;re, il renon&#231;a &#224; la rancune qu'il gardait &#224; Prom&#233;th&#233;e, pour &#234;tre entr&#233; en lutte contre les desseins du bouillant fils de Cronos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait aux temps o&#249; se r&#233;glait la querelle des dieux et des hommes mortels, &#224; M&#233;c&#244;n&#233;. En ce jour-l&#224; Prom&#233;th&#233;e avait, d'un coeur empress&#233;, partag&#233; un boeuf &#233;norme, qu'il avait ensuite plac&#233; devant tous. Il cherchait &#224; tromper la pens&#233;e de Zeus : pour l'un des deux partis, il avait mis sous la peau chairs et entrailles lourdes de graisse, puis recouvert le tout du ventre du boeuf ; pour l'autre, il avait, par une ruse perfide, dispos&#233; en un tas les os nus de la b&#234;te, puis recouvert le tout de graisse blanche. Sur quoi, le p&#232;re des dieux et des hommes lui dit : &#034; O fils de Japet, noble sire entre tous, tu as, bel ami, &#233;t&#233; bien partial en faisant les lots &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, railleur, parlait Zeus aux conseils &#233;ternels. Et Prom&#233;th&#233;e aux pensers fourbes lui r&#233;pondit avec un l&#233;ger sourire, soucieux de sa ruse perfide : &#034; Zeus tr&#232;s grand, le plus glorieux des dieux toujours vivants, choisis donc de ces parts celle que ton coeur t'indique en ta poitrine &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_29 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;55&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L142xH330/promethee_Ossip_Zadkine_Documentation_du_Musee_national_d_art_moderne_fonds_M.Vaux_-fdc51.jpg?1772282389' width='142' height='330' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ossip Zadkine, Prom&#233;th&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mus&#233;e national d'art moderne
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il dit, le coeur plein de fourbe, et Zeus aux conseils &#233;ternels comprit la ruse et sut la reconna&#238;tre. Mais d&#233;j&#224; en son coeur, il m&#233;ditait la ruine des mortels, tout comme en fait il devait l'achever. De ses deux mains il souleva la graisse blanche, et la col&#232;re emplit son &#226;me,tandis que la bile montait &#224; son coeur, &#224; la vue des os nus de la b&#234;te, trahissant la ruse perfide. - Et aussi bien est-ce pourquoi, sur la terre, les fils des hommes br&#251;lent aux Immortels les os nus des victimes sur les autels odorants - Et, indign&#233;, l'assembleur de nu&#233;es, Zeus, dit : &#034; Ah ! fils de Japet, qui en sais plus que nul au monde, je le vois, bel ami, tu n'as pas oubli&#233; la ruse perfide &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, irrit&#233;, parlait Zeus aux conseils &#233;ternels ; et, d&#232;s lors, de cette ruse gardant toujours le souvenir, il se refusait &#224; diriger sur les fr&#234;nes l'&#233;lan du feu infatigale pour le profit des mortels, habitants de cette terre. Mais le brave fils de Japet sut le tromper et d&#233;roba, au creux d'une f&#233;rule, l'&#233;clatante lueur du feu infatigable ; et Zeus, qui gronde dans les nues, fut mordu profond&#233;ment au coeur et s'irrita en son &#226;me, quand il vit briller au milieu des hommes l'&#233;clatante lueur du feu. Aussit&#244;t, en place du feu, il cr&#233;a un mal, destin&#233; aux humains. Avec de la terre, l'illustre Boiteux modela un &#234;tre tout pareil &#224; une chaste vierge, par le vouloir du Cronide. La d&#233;esse aux yeux pers, Ath&#233;na , lui noua sa ceinture, apr&#232;s l'avoir par&#233;e d'une robe blanche, tandis que de son front ses mains faisaient tomber un voile aux mille broderies, merveille pour les yeux. Autour de sa t&#234;te elle posa un diad&#232;me d'or forg&#233; par l'illustre Boiteux lui-m&#234;me, des ses mains adroites, pour plaire &#224; Zeus son p&#232;re : il portait d'innombrables ciselures, merveille pour les yeux, images des b&#234;tes que par milliers nourrissent la terre et les mers ; H&#233;phaistos en avait mis des milliers - et un charme ind&#233;fini illuminait le bijou - v&#233;ritables merveilles , toutes semblables &#224; des &#234;tres vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand, en place d'un bien, Zeus eut cr&#233;&#233; ce mal si beau, il l'amena o&#249; &#233;taient dieux et hommes, superbement par&#233; par la Vierge aux yeux pers, la fille du dieu fort ; et les dieux immortels et les hommes mortels allaient s'&#233;merveillant &#224; la vue de ce pi&#232;ge , profond et sans issue, destin&#233; aux humains. Car c'est de celle-l&#224; qu'est sortie la race, l'engeance maudite des femmes, terrible fl&#233;au install&#233; au milieu des hommes mortels. Elles ne s'accomodent pas de la pauvret&#233; odieuse, mais de la seule abondance. Ainsi, dans les abris o&#249; nichent les essaims, les abeilles nourrissent les frelons que partout suivent oeuvres de mal. Tandis qu'elles, sans repos, jusqu'au coucher du Soleil, s'empressent chaque jour &#224; former des rayons de cire blanche, ils demeurent, eux, &#224; l'abri des ruches et engrangent dans leur ventre le fruit des peines d'autrui. Tout de m&#234;me, Zeus qui gronde dans les nues, pour le grand malheur des hommes mortels, a cr&#233;&#233; les femmes, que partout suivent oeuvres d'angoisse, et leur a, en place d'un bien, fourni tout au contraire un mal. Celui qui, fuyant, avec le mariage, les oeuvres de souci qu'apportent les femmes, refuse de se marier, et qui, lorsqu'il atteint la vieillesse maudite, n'a pas d'appui pour ses vieux jours, celui-l&#224; sans doute ne voit pas le pain lui manquer, tant qu'il vit, mais, d&#232;s qu'il meurt, son bien est partag&#233; entre collat&#233;raux. Et celui, en revanche, qui dans son lot trouve le mariage, peut rencontrer sans doute une bonne &#233;pouse, de sain jugement ; mais, m&#234;me alors, il voit toute sa vie le mal compenser le bien ; et, s'il tombe sur une esp&#232;ce folle, alors, sa vie durant, il porte en sa poitrine un chagrin qui ne quitte plus son &#226;me ni son coeur, et son mal est sans rem&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi au vouloir de Zeus il n'est pas facile de se d&#233;rober ni de se soustraire. Le fils de Japet lui-m&#234;me, le bienfaisant Prom&#233;th&#233;e, n'a point &#233;chapp&#233; &#224; son lourd courroux, et, malgr&#233; tout son savoir, la contrainte d'un lien terrible le tient.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;H&#233;siode, &lt;strong&gt;Th&#233;ogonie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Prologue du Trait&#233; de l'amendement de l'intellect</title>
		<link>https://www.caute.lautre.net/Prologue-du-Traite-de-l-amendement</link>
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		<dc:date>2003-08-13T21:21:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>


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&lt;p&gt;La philosophie : recherche d'un bien v&#233;ritable &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Quand l'exp&#233;rience m'eut appris que tous les &#233;v&#233;nements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui &#233;tait pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure ou l'&#226;me en &#233;tait &#233;mue, je me d&#233;cidai en fin de compte &#224; rechercher s'il n'existait pas un bien v&#233;ritable et qui p&#251;t se communiquer, quelque chose enfin dont la d&#233;couverte et l'acquisition me procureraient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-bien-+" rel="tag"&gt;bien&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-activite-+" rel="tag"&gt;activit&#233;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-commun-+" rel="tag"&gt;commun&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-communiquer-+" rel="tag"&gt;communiquer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-joie-+" rel="tag"&gt;joie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-eternite-333-+" rel="tag"&gt;&#233;ternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-conversion-+" rel="tag"&gt;conversion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-bonheur-+" rel="tag"&gt;bonheur&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La philosophie : recherche d'un bien v&#233;ritable&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Quand l'exp&#233;rience m'eut appris que tous les &#233;v&#233;nements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui &#233;tait pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure ou l'&#226;me en &#233;tait &#233;mue, je me d&#233;cidai en fin de compte &#224; rechercher s'il n'existait pas un bien v&#233;ritable et qui p&#251;t se communiquer, quelque chose enfin dont la d&#233;couverte et l'acquisition me procureraient pour l'&#233;ternit&#233; la jouissance d'une joie supr&#234;me et incessante.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je dis qu'&lt;i&gt;en fin de compte je me d&#233;cidai&lt;/i&gt;, car, &#224; premi&#232;re vue, il semblait d&#233;raisonnable de renoncer &#224; du certain pour quelque chose d'encore incertain. Je voyais en effet les avantages que nous procurent honneurs et richesses, et qu'il m'en fallait abandonner la poursuite si je voulais m'appliquer avec s&#233;rieux &#224; cette nouvelle entreprise. Et je m'apercevais bien que si jamais le bonheur supr&#234;me r&#233;sidait dans ces biens, je devrais en &#234;tre priv&#233;. Mais en revanche, s'il n'y &#233;tait pas contenu et si je m'y attachais exclusivement, j'&#233;tais tout autant priv&#233; du bonheur supr&#234;me.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je m'interrogeai donc pour savoir si par hasard il n'&#233;tait pas possible d'accomplir ce nouveau projet, ou du moins d'arriver &#224; une certitude sans changer l'ordre et la conduite ordinaire de ma vie. Je l'ai souvent tent&#233; en vain. Car ce qui nous occupe le plus souvent dans la vie et ce que les hommes, comme on peut le conclure de leurs actes, estiment comme le souverain bien, peut se ramener &#224; ces trois choses : la richesse, les honneurs, et le plaisir sensuel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or l'esprit est tellement diverti par ces trois choses, qu'il peut &#224; peine penser &#224; quelque autre bien. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Par le plaisir sensuel, l'&#226;me est suspendue comme si elle se reposait dans un bien v&#233;ritable, ce qui l'emp&#234;che absolument de penser &#224; autre chose ; mais apr&#232;s la jouissance vient l'extr&#234;me tristesse qui, si elle ne suspend pas l'activit&#233; de l'esprit, la trouble et l'engourdit. La poursuite des honneurs et de la richesse ne divertit pas moins l'esprit, surtout quand on recherche la richesse pour elle-m&#234;me, car elle fait alors figure de souverain bien. Mais se sont les honneurs qui divertissent bien plus encore l'esprit : on admet toujours, en effet, que c'est un bien en soi et comme une fin derni&#232;re vers laquelle tout converge. Et puis, ni l'un ni l'autre ne contiennent leur propre punition comme c'est le cas pour le plaisir sensuel ; au contraire, plus on en poss&#232;de, plus on &#233;prouve de joie. Aussi sommes-nous chaque fois plus incit&#233;s &#224; les accro&#238;tre. Si, au contraire, nous sommes un jour d&#233;&#231;us, nous sommes tr&#232;s tristes. Enfin, les honneurs sont une s&#233;rieuse entrave, car, pour y parvenir, il nous faut n&#233;cessairement r&#233;gler notre vie selon le niveau ordinaire des hommes, c'est-&#224;-dire fuir ce que fuit le vulgaire, rechercher ce qu'il recherche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est pourquoi, voyant que tout cela &#233;tait un grand obstacle &#224; ma nouvelle entreprise, - et m&#234;me y &#233;tait tellement contraire qu'il fallait n&#233;cessairement renoncer &#224; l'un ou &#224; l'autre, - je me vis contraint de me demander ce qui me serait le plus utile. Car, je l'ai dit, il semblait que je voulus perdre un bien certain pour un incertain. Mais avec un peu plus d'attention, je trouvais d'abord que si, abandonnant les biens en question, je poursuivais mon nouveau dessein, j'abandonnerais un bien incertain par sa nature m&#234;me, comme il est clair par ce qui a &#233;t&#233; dit, pour un autre bien incertain. Mais un bien dont la nature m&#234;me n'&#233;tait pas incertaine - car je cherchais un bien stable - et dont l'obtention seule l'&#233;tait. En r&#233;fl&#233;chissant plus longuement, je fus convaincu que, pourvu que je pusse r&#233;fl&#233;chir &#224; fond, je laissai des maux certains pour un bien certain. Je me voyais en effet dans un p&#233;ril extr&#234;me, et contraint de chercher de toutes mes forces un rem&#232;de, m&#234;me incertain. De m&#234;me qu'un malade mortellement atteint et qui sent venir une mort certaine s'il n'applique un rem&#232;de, m&#234;me incertain, est contraint de le chercher de toutes ses forces, si incertain soit-il, car il place tout son espoir en lui. Or toutes les choses que recherche le vulgaire, non seulement ne procurent aucun rem&#232;de pour la conservation de notre &#234;tre, mais encore y font obstacle et causent souvent la perte de qui les poss&#232;de et toujours celle de ceux qui en sont poss&#233;d&#233;s.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il y a, en effet, de tr&#232;s nombreux exemples de gens qui ont souffert d'&#234;tre pers&#233;cut&#233;s jusqu'&#224; la mort &#224; cause de leur richesse, et d'autres qui, pour acqu&#233;rir des biens, se sont expos&#233;s &#224; tant de p&#233;rils qu'en fin de compte ils ont pay&#233; leur b&#234;tise de leur vie. Il n'y a pas moins d'exemples de ceux qui, pour conqu&#233;rir ou conserver des honneurs, ont tr&#232;s cruellement souffert. Enfin, nous avons d'innombrables exemples de gens dont les exc&#232;s sensuels ont h&#226;t&#233; la mort. A la r&#233;flexion, ces maux me sembl&#232;rent venir de ce que toute notre f&#233;licit&#233; et notre mis&#232;re d&#233;pendent de la seule qualit&#233; de l'objet auquel nous sommes attach&#233;s par amour. Car on ne se dispute jamais &#224; propos d'un objet qu'on n'aime pas. S'il p&#233;rit, nulle tristesse ; si un autre le poss&#232;de, nulle envie, nulle crainte, nulle haine et, en un mot, nulle &#233;motion. Voil&#224;, au contraire, ce qui arrive si l'on aime les choses p&#233;rissables, comme le sont toutes celles dont nous venant de parler. Mais l'amour d'une chose &#233;ternelle et infinie nourrit l'&#226;me d'une joie sans m&#233;lange et sans tristesse, ce qui est tr&#232;s d&#233;sirable et m&#233;rite qu'on le recherche de toutes ses forces. En v&#233;rit&#233;, ce n'est pas sans raison que j'ai employ&#233; ces mots : &lt;i&gt;pourvu que je pusse r&#233;fl&#233;chir &#224; fond&lt;/i&gt;. Car, si clairement que mon esprit per&#231;&#251;t ces choses, je ne pouvais cependant pas me d&#233;tacher tout &#224; fait de l'avarice, du plaisir sensuel et de la gloire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais je voyais une chose : tant que mon esprit &#233;tait pr&#233;occup&#233; de ses pens&#233;es, il se d&#233;tournait des faux biens, et pensait s&#233;rieusement &#224; son nouveau projet. Ce qui me fut une grande consolation. car je voyais que ces maux ne sont pas de telle nature qu'ils ne dussent c&#233;der &#224; des rem&#232;des. Et bien qu'au d&#233;but ces moments fussent rares et tr&#232;s courts, cependant, apr&#232;s que le vrai bien me fut de plus en plus connu, ils devinrent plus fr&#233;quents et plus longs ; surtout quand je vis que le gain, le plaisir sensuel ou la gloire ne sont nuisibles que si on les recherche pour eux-m&#234;mes, et non comme moyen en vue d'une autre fin. Mais si on les recherche comme moyens, on en fera un usage mesur&#233; et ils ne nuiront nullement. Au contraire, ils nous aideront &#224; atteindre le but que nous recherchons. &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;strong&gt;Trait&#233; de la r&#233;forme de l'entendement&lt;/strong&gt;, &#167;&#167; 1 &#224; 11&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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