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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>Le normal et le pathologique.</title>
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		<dc:creator>Canguilhem, Georges</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; &#202;tre normal, c'est aimer et travailler &#187; (Freud). &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Nous ne pouvons pas dire que le concept de &#171; pathologique &#187; soit le contradictoire logique du concept de &#171; normal &#187;, car la vie &#224; l'&#233;tat pathologique n'est pas absence de normes mais pr&#233;sence d'autres normes. En toute rigueur, &#171; pathologique &#187; est le contraire vital de &#171; sain &#187; et non le contradictoire logique de normal. Dans le mot fran&#231;ais &#171; a-normal &#187;, le pr&#233;fixe a est pris usuellement dans un sens de distorsion (&#8230;). &lt;br class='autobr' /&gt;
La maladie, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Canguilhem-" rel="directory"&gt;Canguilhem&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &#202;tre normal, c'est aimer et travailler &#187; (Freud).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nous ne pouvons pas dire que le concept de &#171; pathologique &#187; soit le contradictoire logique du concept de &#171; normal &#187;, car la vie &#224; l'&#233;tat pathologique n'est pas absence de normes mais pr&#233;sence d'autres normes. En toute rigueur, &#171; pathologique &#187; est le contraire vital de &#171; sain &#187; et non le contradictoire logique de normal. Dans le mot fran&#231;ais &#171; a-normal &#187;, le pr&#233;fixe a est pris usuellement dans un sens de distorsion (&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maladie, l'&#233;tat pathologique, ne sont pas perte d'une norme mais allure de la vie r&#233;gl&#233;e par des normes vitalement inf&#233;rieures ou d&#233;pr&#233;ci&#233;es du fait qu'elles interdisent au vivant la participation active et ais&#233;e, g&#233;n&#233;ratrice de confiance et d'assurance, &#224; un genre de vie qui &#233;tait ant&#233;rieurement le sien et qui reste permis &#224; d'autres. On pourrait objecter, et du reste on l'a fait, qu'en parlant d'inf&#233;riorit&#233; et de d&#233;pr&#233;ciation nous faisons intervenir des notions purement subjectives. Et pourtant il ne s'agit pas ici de subjectivit&#233; individuelle, mais universelle (&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233; est pr&#233;cis&#233;ment, et principalement chez l'homme, une certaine latitude, un certain jeu des normes de la vie et du comportement. Ce qui la caract&#233;rise c'est la capacit&#233; de tol&#233;rer des variations des normes auxquelles seule la stabilit&#233;, apparemment garantie et en fait toujours n&#233;cessairement pr&#233;caire, des situations et du milieu conf&#232;re une valeur trompeuse de normal d&#233;finitif. L'homme n'est vraiment sain que lorsqu'il est capable de plusieurs normes, lorsqu'il est plus que normal. La mesure de la sant&#233; c'est une certaine capacit&#233; de surmonter des crises organiques pour instaurer un nouvel ordre physiologique, diff&#233;rent de l'ancien. Sans intention de plaisanterie, la sant&#233; c'est le luxe de pouvoir tomber malade et de s'en relever. Toute maladie est au contraire la r&#233;duction du pouvoir d'en surmonter d'autres. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;G. Canguilhem, &lt;i&gt;La connaissance de la vie&lt;/i&gt;, Vrin, 1992 ( 2&#232;me ed.), pp.166-167&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Il faut que la justice vienne d'ailleurs.</title>
		<link>https://www.caute.lautre.net/Il-faut-que-la-justice-vienne-d-ailleurs</link>
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		<dc:creator>Canguilhem, Georges</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nous devons lever une confusion, celle qui consiste &#224; confondre organisation et organisme. Le fait qu'une soci&#233;t&#233; est organis&#233;e - et il n'y a pas de soci&#233;t&#233; sans un minimum d'organisation - ne veut pas dire qu'elle est organique ; je dirais volontiers que l'organisation au niveau de la soci&#233;t&#233; est plut&#244;t de l'ordre de l'agencement que de l'ordre de l'organisation organique, car ce qui fait l'organisme, c'est pr&#233;cis&#233;ment que sa finalit&#233; sous forme de totalit&#233; lui est pr&#233;sente et est pr&#233;sente (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Canguilhem-" rel="directory"&gt;Canguilhem&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous devons lever une confusion, celle qui consiste &#224; confondre organisation et organisme. Le fait qu'une soci&#233;t&#233; est organis&#233;e - et il n'y a pas de soci&#233;t&#233; sans un minimum d'organisation - ne veut pas dire qu'elle est organique ; je dirais volontiers que l'organisation au niveau de la soci&#233;t&#233; est plut&#244;t de l'ordre de l'agencement que de l'ordre de l'organisation organique, car ce qui fait l'organisme, c'est pr&#233;cis&#233;ment que sa finalit&#233; sous forme de totalit&#233; lui est pr&#233;sente et est pr&#233;sente &#224; toutes les parties [...]. Une soci&#233;t&#233; n'a pas de finalit&#233; propre ; une soci&#233;t&#233;, c'est un moyen ; une soci&#233;t&#233; est plut&#244;t de l'ordre de la machine ou de l'outil que de l'ordre de l'organisme. [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'&#233;tant ni un individu ni une esp&#232;ce, la soci&#233;t&#233;, &#234;tre d'un genre ambigu, est machine autant que vie, et, n'&#233;tant pas sa fin en elle-m&#234;me, elle repr&#233;sente simplement un moyen, elle est un outil. Par cons&#233;quent, n'&#233;tant pas un organisme, la soci&#233;t&#233; suppose et m&#234;me appelle des r&#233;gulations ; il n'y a pas de soci&#233;t&#233; sans r&#233;gulation, il n'y a pas de soci&#233;t&#233; sans r&#232;gle, mais il n'y a pas dans la soci&#233;t&#233; d'autor&#233;gulation. La r&#233;gulation y est toujours, si je puis dire, surajout&#233;e, et toujours pr&#233;caire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De sorte qu'on pourrait se demander sans paradoxe si l'&#233;tat normal d'une soci&#233;t&#233; ne serait pas plut&#244;t le d&#233;sordre et la crise que l'ordre et l'harmonie. En disant &#171; l'&#233;tat normal de la soci&#233;t&#233; &#187;, je veux dire l'&#233;tat de la soci&#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme machine, l'&#233;tat de la soci&#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme outil. C'est un outil toujours en d&#233;rangement parce qu'il est d&#233;pourvu de son appareil sp&#233;cifique d'autor&#233;gulation. En disant &#171; l'&#233;tat normal &#187;, je n'ai pas voulu dire l'id&#233;al de la vie humaine. L'id&#233;al de la vie humaine n'est ni le d&#233;sordre ni la crise. Mais c'est pr&#233;cis&#233;ment pourquoi la r&#233;gulation supr&#234;me dans la vie sociale, qui est la justice, la r&#233;gulation supr&#234;me, m&#234;me s'il y a dans la soci&#233;t&#233; des institutions de justice, ne figure pas sous la forme d'un appareil qui serait produit par la soci&#233;t&#233; elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que la justice vienne d'ailleurs, dans la soci&#233;t&#233;. [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice ne peut pas &#234;tre une institution sociale, elle n'est pas une r&#233;gulation inh&#233;rente &#224; la soci&#233;t&#233;, la justice est tout &#224; fait autre chose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Georges Canguilhem (1904-1995), &#034;Le probl&#232;me des r&#233;gulations dans l'organisme et la soci&#233;t&#233;&#034; (1955) in &lt;i&gt;&#201;crits sur la m&#233;decine&lt;/i&gt;, &#201;d. du Seuil, 2002, pp. 120-123.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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