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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>La n&#233;cessit&#233; d'une culture technique</title>
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		<dc:creator>Simondon, Gilbert</dc:creator>



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&lt;p&gt;Si l'homme ressent souvent une frustration devant la machine, c'est parce que la machine le remplace fonctionnellement en tant qu'individu : la machine remplace l'homme porteur d'outils. Dans les ensembles techniques des civilisations industrielles, les postes o&#249; plusieurs hommes doivent travailler en un &#233;troit synchronisme deviennent plus rares que par le pass&#233;, caract&#233;ris&#233; par le niveau artisanal. Au contraire, au niveau artisanal, il est tr&#232;s fr&#233;quent que certains travaux exigent un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Simondon-" rel="directory"&gt;Simondon&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si l'homme ressent souvent une frustration devant la machine, c'est parce que la machine le remplace fonctionnellement en tant qu'individu : la machine remplace l'homme porteur d'outils. Dans les ensembles techniques des civilisations industrielles, les postes o&#249; plusieurs hommes doivent travailler en un &#233;troit synchronisme deviennent plus rares que par le pass&#233;, caract&#233;ris&#233; par le niveau artisanal. Au contraire, au niveau artisanal, il est tr&#232;s fr&#233;quent que certains travaux exigent un groupement d'individus humains ayant des fonctions compl&#233;mentaires : pour ferrer un cheval, il faut un homme qui tienne le pied du cheval et un autre qui mette le fer, puis le cloue. Pour b&#226;tir, le ma&#231;on avait son aide, le goujat. Pour battre au fl&#233;au, il faut poss&#233;der une bonne perception des structures rythmiques, qui synchronisent les mouvements altern&#233;s des membres de l'&#233;quipe. Or, on ne peut affirmer que ce sont les aides seuls qui ont &#233;t&#233; remplac&#233;s par des machines ; c'est le support m&#234;me de l'individualisation technique qui a chang&#233; : ce support &#233;tait un individu humain ; il est maintenant la machine ; les outils sont port&#233;s par la machine, et on pourrait d&#233;finir la machine comme ce qui porte ses outils et les dirige. L'homme dirige ou r&#232;gle la machine porteuse d'outils ; il r&#233;alise des groupements de machines mais ne porte pas les outils ; la machine accomplit bien le travail central, celui du mar&#233;chal ferrant et non celui de l'aide ; l'homme, d&#233;gag&#233; de cette fonction d'individu technique qui est la fonction artisanale par essence, peut devenir soit organisateur de l'ensemble des individus techniques, soit aide des individus techniques : il graisse, nettoie, enl&#232;ve d&#233;bris et bavures, c'est-&#224;-dire joue le r&#244;le d'un auxiliaire, &#224; certains &#233;gards ; il fournit la machine en &#233;l&#233;ments, changeant la courroie, aff&#251;tant le foret ou l'outil de tour. Il a donc, en ce sens, un r&#244;le au-dessous de l'individualit&#233; technique, et un autre r&#244;le au-dessus : servant et r&#233;gleur, il encadre la machine, individu technique, en s'occupant du rapport de la machine aux &#233;l&#233;ments et &#224; l'ensemble ; il est organisateur des relations entre les niveaux techniques, au lieu d'&#234;tre lui-m&#234;me un des niveaux techniques, comme l'artisan. Pour cette raison, un technicien adh&#232;re moins &#224; sa sp&#233;cialisation professionnelle qu'un artisan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...) Dans la r&#233;flexion sur les cons&#233;quences du d&#233;veloppement technique en relation avec l'&#233;volution des soci&#233;t&#233;s humaines, c'est du processus d'individualisation des objets techniques qu'il faut tenir compte avant tout ; l'individualit&#233; humaine se trouve de plus en plus d&#233;gag&#233;e de la fonction technique par la construction d'individus techniques ; les fonctions qui restent pour l'homme sont au-dessous et au-dessus de ce r&#244;le de porteur d'outil, vers la relation aux &#233;l&#233;ments et vers la relation aux ensembles. Or, comme ce qui jadis &#233;tait employ&#233; dans le travail technique &#233;tait pr&#233;cis&#233;ment l'individualit&#233; de l'homme qui devait se techniciser puisque la machine ne le pouvait pas, la coutume a &#233;t&#233; prise de donner &#224; chaque individu humain, dans le travail, une seule fonction ; ce monisme fonctionnel &#233;tait parfaitement utile et n&#233;cessaire lorsque l'homme devenait individu technique. Mais il cr&#233;e actuellement un malaise, parce que l'homme, cherchant toujours &#224; &#234;tre individu technique, n'a plus de place stable pr&#232;s de la machine : il devient servant de la machine ou organisateur de l'ensemble technique ; or, pour que la fonction humaine ait un sens, il est n&#233;cessaire que chaque homme employ&#233; &#224; une t&#226;che technique entoure la machine aussi bien par le haut que par le bas, la comprenne en quelque sorte, et s'occupe de ses &#233;l&#233;ments aussi bien que de son int&#233;gration dans l'ensemble fonctionnel. Car c'est une erreur que d'&#233;tablir une distinction hi&#233;rarchique entre le soin &#224; donner aux &#233;l&#233;ments et le soin &#224; donner aux ensembles. La technicit&#233; n'est pas une r&#233;alit&#233; hi&#233;rarchisable ; elle existe tout enti&#232;re dans les &#233;l&#233;ments, et se propage transductivement dans l'individu technique et les ensembles : les ensembles, &#224; travers les individus, sont faits d'&#233;l&#233;ments, et il sort d'eux des &#233;l&#233;ments. L'apparente pr&#233;&#233;minence des ensembles provient du fait que les ensembles sont actuellement pourvus des pr&#233;rogatives des personnes jouant le r&#244;le de chefs. En fait, les ensembles ne sont pas des individus ; de m&#234;me, une d&#233;valuation des &#233;l&#233;ments est produite par le fait que l'utilisation des &#233;l&#233;ments &#233;tait jadis le propre des aides et que ces &#233;l&#233;ments &#233;taient peu &#233;labor&#233;s. Ainsi, le malaise dans la situation relative de l'homme et de la machine provient du fait que l'un des r&#244;les techniques, celui de l'individu, avait &#233;t&#233; tenu jusqu'&#224; nos jours par des hommes ; n'&#233;tant plus &#234;tre technique, l'homme est oblig&#233; d'apprendre une nouvelle fonction, et de trouver dans l'ensemble technique une place qui ne soit plus celle de l'individu technique ; le premier mouvement consiste &#224; occuper les deux fonctions non individuelles, celle des &#233;l&#233;ments et celle de la direction de l'ensemble ; mais dans ces deux fonctions l'homme se trouve en conflit avec le souvenir de lui-m&#234;me : l'homme a tellement jou&#233; le r&#244;le de l'individu technique que la machine devenue individu technique para&#238;t encore &#234;tre un homme et occuper la place de l'homme, alors que c'est l'homme au contraire qui rempla&#231;ait provisoirement la machine avant que de v&#233;ritables individus techniques aient pu se constituer. Dans tous les jugements qui sont port&#233;s sur la machine, il y a une humanisation implicite de la machine qui a comme source profonde ce changement de r&#244;le ; l'homme avait appris &#224; &#234;tre l'&#234;tre technique au point de croire que l'&#234;tre technique devenu concret se met &#224; jouer abusivement le r&#244;le de l'homme. Les id&#233;es d'asservissement et de lib&#233;ration sont beaucoup trop li&#233;es &#224; l'ancien statut de l'homme comme objet technique pour pouvoir correspondre au vrai probl&#232;me de la relation de l'homme et de la machine. Il est n&#233;cessaire que l'objet technique soit connu en lui-m&#234;me pour que la relation de l'homme &#224; la machine devienne stable et valide : d'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'une culture technique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Gilbert Simondon, &lt;i&gt;Du mode d'existence des objets techniques&lt;/i&gt;, 1&#232;re partie, chap.II, V, Aubier, 1989 (1958), p. 78-79 et 80-82&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'homme est le chef d'orchestre de la soci&#233;t&#233; des objets techniques</title>
		<link>https://www.caute.lautre.net/L-homme-est-le-chef-d-orchestre-de-la-societe-des-objets-techniques</link>
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		<dc:date>2011-09-20T15:32:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Simondon, Gilbert</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de puissance consacre la machine comme moyen de supr&#233;matie, et fait d'elle le philtre moderne. L'homme qui veut dominer ses semblables suscite la machine andro&#239;de. Il abdique alors devant elle et lui d&#233;l&#232;gue son humanit&#233;. Il cherche &#224; construire la machine &#224; penser, r&#234;vant de pouvoir construire la machine &#224; vouloir, la machine &#224; vivre, pour rester derri&#232;re elle sans angoisse, lib&#233;r&#233; de tout danger, exempt de tout sentiment de faiblesse, et triomphant m&#233;diatement par ce qu'il a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Simondon-" rel="directory"&gt;Simondon&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;sir de puissance consacre la machine comme moyen de supr&#233;matie, et fait d'elle le philtre moderne. L'homme qui veut dominer ses semblables suscite la machine andro&#239;de. Il abdique alors devant elle et lui d&#233;l&#232;gue son humanit&#233;. Il cherche &#224; construire la machine &#224; penser, r&#234;vant de pouvoir construire la machine &#224; vouloir, la machine &#224; vivre, pour rester derri&#232;re elle sans angoisse, lib&#233;r&#233; de tout danger, exempt de tout sentiment de faiblesse, et triomphant m&#233;diatement par ce qu'il a invent&#233;. Or, dans ce cas, la machine devenue selon l'imagination ce double de l'homme qu'est le robot, d&#233;pourvu d'int&#233;riorit&#233;, repr&#233;sente de fa&#231;on bien &#233;vidente et in&#233;vitable un &#234;tre purement mythique et imaginaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voudrions pr&#233;cis&#233;ment montrer que le robot n'existe pas, qu'il n'est pas une machine, pas plus qu'une statue n'est un &#234;tre vivant, mais seulement un produit de l'imagination et de la fabrication fictive, de l'art d'illusion. Pourtant, la notion de la machine qui existe dans la culture actuelle incorpore dans une assez large mesure cette repr&#233;sentation mythique du robot. Un homme cultiv&#233; ne se permettrait pas de parler des objets ou des personnages peints sur une toile comme de v&#233;ritables r&#233;alit&#233;s, ayant une int&#233;riorit&#233;, une volont&#233; bonne ou mauvaise. Ce m&#234;me homme parle pourtant des machines qui menacent l'homme comme s'il attribuait &#224; ces objets une &#226;me et une existence s&#233;par&#233;e, autonome, qui leur conf&#232;re l'usage de sentiments et d'intentions envers l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture comporte ainsi &lt;i&gt;deux attitudes contradictoires &lt;/i&gt;envers les objets techniques : d'une part, elle les traite comme de purs &lt;i&gt;assemblages de mati&#232;re, &lt;/i&gt;d&#233;pourvus de vraie signification, et pr&#233;sentant seulement une utilit&#233;. D'autre part, elle suppose que ces objets sont aussi des robots et qu'ils sont anim&#233;s &lt;i&gt;d'intentions &lt;/i&gt;hostiles envers l'homme, ou repr&#233;sentent pour lui un permanent danger d'agression, d'insurrection. Jugeant bon de conserver le premier caract&#232;re, elle veut emp&#234;cher la manifestation du second et parle de mettre les machines au service de l'homme, croyant trouver dans la r&#233;duction en esclavage un moyen s&#251;r d'emp&#234;cher toute r&#233;bellion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, cette contradiction inh&#233;rente &#224; la culture provient de l'ambigu&#239;t&#233; des id&#233;es relatives &#224; l'automatisme, en lesquelles se cache une v&#233;ritable faute logique. Les idol&#226;tres de la machine pr&#233;sentent en g&#233;n&#233;ral le degr&#233; de perfection d'une machine comme proportionnel au degr&#233; d'automatisme. D&#233;passant ce que l'exp&#233;rience montre, ils supposent que, par un accroissement et un perfectionnement de l'automatisme on arriverait &#224; r&#233;unir et &#224; interconnecter toutes les machines entre elles, de mani&#232;re &#224; constituer une machine de toutes les machines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, en fait, l'automatisme est un assez bas degr&#233; de perfection technique. Pour rendre une machine automatique, il faut sacrifier bien des possibilit&#233;s de fonctionnement, bien des usages possibles. L'automatisme, et son utilisation sous forme d'organisation industrielle que l'on nomme &lt;i&gt;automation, &lt;/i&gt;poss&#232;de une signification &#233;conomique ou sociale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir par exemple : A Smith, Recherches sur la nature et les causes de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; plus qu'une signification technique. Le v&#233;ritable perfectionnement des machines, celui dont on peut dire qu'il &#233;l&#232;ve le degr&#233; de technicit&#233;, correspond non pas &#224; un accroissement de l'automatisme, mais au contraire au fait que le fonctionnement d'une machine rec&#232;le une certaine marge d'ind&#233;termination. C'est cette marge qui permet &#224; la machine d'&#234;tre sensible &#224; une information ext&#233;rieure. C'est par cette sensibilit&#233; des machines &#224; de l'information qu'un ensemble technique peut se r&#233;aliser, bien plus que par une augmentation de l'automatisme. Une machine purement automatique, compl&#232;tement ferm&#233;e sur elle-m&#234;me dans un fonctionnement pr&#233;d&#233;termin&#233;, ne pourrait donner que des r&#233;sultats sommaires. La machine qui est dou&#233;e d'une haute technicit&#233; est une machine ouverte, et l'ensemble des machines ouvertes suppose l'homme comme organisateur permanent, comme interpr&#232;te vivant des machines les unes par rapport aux autres. Loin d'&#234;tre le surveillant d'une troupe d'esclaves, l'homme est l'organisateur permanent d'une soci&#233;t&#233; des objets techniques qui ont besoin de lui comme les musiciens ont besoin du chef d'orchestre. Le chef d'orchestre ne peut diriger les musiciens que parce qu'il joue comme eux, aussi intens&#233;ment qu'eux tous, le morceau ex&#233;cut&#233; ; il les mod&#232;re ou les presse, mais est aussi mod&#233;r&#233; et press&#233; par eux ; en fait, &#224; travers lui, le groupe des musiciens mod&#232;re et presse chacun d'eux, il est pour chacun la forme mouvante et actuelle du groupe en train d'exister ; il est l'interpr&#232;te mutuel de tous par rapport &#224; tous. Ainsi l'homme a pour fonction d'&#234;tre le coordinateur et l'inventeur permanent des machines qui sont autour de lui. Il est &lt;i&gt;parmi &lt;/i&gt;les machines qui op&#232;rent avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de l'homme aux machines est une invention perp&#233;tu&#233;e. Ce qui r&#233;side dans les machines, c'est de la r&#233;alit&#233; humaine, du geste humain fix&#233; et cristallis&#233; en structures qui fonctionnent. Ces structures ont besoin d'&#234;tre soutenues au cours de leur fonctionnement, et la plus grande perfection co&#239;ncide avec la plus grande ouverture, avec la plus grande libert&#233; du fonctionnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir par exemple : A Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (&lt;a href=&#034;http://www.caute.lautre.net/spip.php?article179&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.caute.lautre.net/spip.php?article179&lt;/a&gt;) ; K. Marx, &lt;i&gt;Le Capital&lt;/i&gt;, Livre 1, chap. XV (.&lt;a href=&#034;http://www.caute.lautre.net/spip.php?article1722&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.caute.lautre.net/spip.php?article1722&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Gilbert Simondon, &lt;i&gt;Du mode d'existence des objets techniques&lt;/i&gt;, Aubier, 1989 (1958), Introduction, pp. 10-12&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'objet technique est beau quand il s'ins&#232;re dans le monde naturel ou humain.</title>
		<link>https://www.caute.lautre.net/L-objet-technique-est-beau-quand-il-s-insere-dans-le-monde-naturel-ou-humain</link>
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		<dc:date>2007-12-15T21:07:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Simondon, Gilbert</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sans doute, il serait possible d'affirmer qu'il y a une transition continue entre l'objet technique et l'objet esth&#233;tique, puisqu'il y a des objets techniques qui ont une valeur esth&#233;tique, et qui peuvent &#234;tre dits beaux : l'objet esth&#233;tique pourrait alors &#234;tre con&#231;u comme non-ins&#233;r&#233; dans un univers, et d&#233;tach&#233; comme l'objet technique, puisqu'un objet technique pourrait &#234;tre consid&#233;r&#233; comme objet esth&#233;tique. &lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, les objets techniques ne sont pas directement beaux en eux-m&#234;mes, &#224; moins (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Simondon-" rel="directory"&gt;Simondon&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sans doute, il serait possible d'affirmer qu'il y a une transition continue entre l'objet technique et l'objet esth&#233;tique, puisqu'il y a des objets techniques qui ont une valeur esth&#233;tique, et qui peuvent &#234;tre dits beaux : l'objet esth&#233;tique pourrait alors &#234;tre con&#231;u comme non-ins&#233;r&#233; dans un univers, et d&#233;tach&#233; comme l'objet technique, puisqu'un objet technique pourrait &#234;tre consid&#233;r&#233; comme objet esth&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les objets techniques ne sont pas directement beaux en eux-m&#234;mes, &#224; moins qu'on n'ait recherch&#233; un type de pr&#233;sentation r&#233;pondant &#224; des pr&#233;occupations directement esth&#233;tiques ; dans ce cas, il y a une v&#233;ritable distance entre l'objet technique et l'objet esth&#233;tique ; tout se passe comme s'il existait en fait deux objets, l'objet esth&#233;tique enveloppant et masquant l'objet technique ; c'est ainsi que l'on voit un ch&#226;teau d'eau, &#233;difi&#233; pr&#232;s d'une ruine f&#233;odale, camoufl&#233; au moyen de cr&#233;neaux rajout&#233;s et peints de m&#234;me couleur que la vieille pierre : l'objet technique est contenu dans cette tour menteuse, avec sa cuve en b&#233;ton, ses pompes, ses tubulures : la supercherie est ridicule, et sentie comme telle au premier coup d'oeil ; l'objet technique conserve sa technicit&#233; sous l'habit esth&#233;tique, d'o&#249; un conflit qui donne l'impression du grotesque. G&#233;n&#233;ralement, tout travestissement d'objets techniques en objets esth&#233;tiques produit l'impression g&#234;nante d'un faux, et para&#238;t un mensonge mat&#233;rialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il existe en certains cas une beaut&#233; propre des objets techniques. Cette beaut&#233; appara&#238;t quand ces objets sont ins&#233;r&#233;s dans un monde, soit g&#233;ographique, soit humain : l'impression esth&#233;tique est alors relative &#224; l'insertion ; elle est comme un geste. La voilure d'un navire n'est pas belle lorsqu'elle est en panne, mais lorsque le vent la gonfle et incline la m&#226;ture tout enti&#232;re, emportant le navire sur la mer ; c'est la voilure dans le vent et sur la mer qui est belle, comme la statue sur le promontoire. Le phare au bord du r&#233;cif dominant la mer est beau, parce qu'il est ins&#233;r&#233; en un point-clef du monde g&#233;ographique et humain. Une ligne de pyl&#244;nes supportant des c&#226;bles qui enjambent une vall&#233;e est belle, alors que les pyl&#244;nes, vus sur les camions qui les apportent, ou les c&#226;bles, sur les grands rouleaux qui servent &#224; les transporter, sont neutres. Un tracteur, dans un garage, n'est qu'un objet technique ; quand il est au labour, et s'incline dans le sillon pendant que la terre se verse, il peut &#234;tre per&#231;u comme beau. Tout objet technique, mobile ou fixe, peut avoir son &#233;piphanie esth&#233;tique, dans la mesure o&#249; il prolonge le monde et s'ins&#232;re en lui. Mais ce n'est pas seulement l'objet technique qui est beau : c'est le point singulier du monde que concr&#233;tise l'objet technique. Ce n'est pas seulement la ligne de pyl&#244;nes qui est belle, c'est le couplage de la ligne, des rochers et de la vall&#233;e, c'est la tension et la flexion des c&#226;bles : l&#224; r&#233;side une op&#233;ration muette, silencieuse, et toujours continu&#233;e de la technicit&#233; qui s'applique au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet technique n'est pas beau dans n'importe quelles circonstances et n'importe o&#249; ; il est beau quand il rencontre un lieu singulier et remarquable du monde ; la ligne &#224; haute tension est belle quand elle enjambe une vall&#233;e, la voiture, quand elle vire, le train, quand il part ou sort du tunnel. L'objet technique est beau quand il a rencontr&#233; un fond qui lui convient, dont il peut &#234;tre la figure propre, c'est-&#224;-dire quand il ach&#232;ve et exprime le monde. L'objet technique peut m&#234;me &#234;tre beau par rapport &#224; un objet plus vaste qui lui sert de fond, d'univers en quelque sorte. L'antenne du radar est belle quand elle est vue du pont du navire, surmontant la plus haute superstructure ; pos&#233;e au sol, elle n'est plus qu'un cornet assez grossier, mont&#233; sur un pivot ; elle &#233;tait belle comme ach&#232;vement structural et fonctionnel de cet ensemble qu'est le navire, mais elle n'est pas belle en elle-m&#234;me et saris r&#233;f&#233;rence &#224; un univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi la d&#233;couverte de la beaut&#233; des objets techniques ne peut pas &#234;tre laiss&#233;e &#224; la seule perception : il faut que la fonction de l'objet soit comprise et pens&#233;e ; autrement dit, il faut une &#233;ducation technique pour que la beaut&#233; des objets techniques puisse appara&#238;tre comme insertion des sch&#232;mes techniques dans un univers, aux points-clefs de cet univers. Comment, par exemple, la beaut&#233; d'un relais hertzien plac&#233; sur une montagne, et orient&#233; vers une autre montagne o&#249; est plac&#233; un autre relais, appara&#238;trait-elle &#224; celui qui ne verrait qu'une tour de m&#233;diocre hauteur, avec une grille parabolique au foyer de laquelle est plac&#233; un tr&#232;s petit dip&#244;le ? Il faut que toutes ces structures figurales soient comprises comme &#233;mettant et recevant le faisceau d'ondes dirig&#233;es qui se propage d'une tour &#224; l'autre, &#224; travers les nuages et le brouillard ; c'est par rapport &#224; cette transmission invisible, insensible, et r&#233;elle, actuelle, que l'ensemble form&#233; par les montagnes et les tours en regard est beau, car les tours sont plac&#233;es aux points-clefs des deux montagnes pour la constitution du c&#226;ble hertzien ; ce type de beaut&#233; est aussi abstrait que celui d'une construction g&#233;om&#233;trique, et il faut que la fonction de l'objet soit comprise pour que sa structure, et le rapport de cette structure au monde, soient correctement imagin&#233;s, et esth&#233;tiquement sentis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet technique peut &#234;tre beau d'une mani&#232;re diff&#233;rente, par son int&#233;gration au monde humain qu'il prolonge ; ainsi, un outil peut &#234;tre beau dans l'action lorsqu'il s'adapte si bien au corps qu'il semble le prolonger de mani&#232;re naturelle et amplifier en quelque fa&#231;on ses caract&#232;res structuraux ; un poignard n'est r&#233;ellement beau que dans la main qui le tient ; de m&#234;me, un outil, une machine ou un ensemble technique sont beaux quand ils s'ins&#232;rent dans un monde humain et le recouvrent en l'exprimant ; si l'alignement des tableaux d'un central t&#233;l&#233;phonique est beau, ce n'est pas en lui-m&#234;me ni par sa relation au monde g&#233;ographique, car il peut &#234;tre n'importe o&#249; ; c'est parce que ces voyants lumineux qui tracent d'instant en instant des constellations multicolores et mouvantes repr&#233;sentent des gestes r&#233;els d'une multitude d'&#234;tres humains, rattach&#233;s les uns aux autres par l'entrecroisement des circuits. Le central t&#233;l&#233;phonique est beau en action, parce qu'il est &#224; tout instant l'expression et la r&#233;alisation d'un aspect de la vie d'une cit&#233; et d'une r&#233;gion ; une lumi&#232;re, c'est une attente, une intention, un d&#233;sir, une nouvelle imminente, une sonnerie qu'on n'entendra pas mais qui va retentir au loin dans une autre maison. Cette beaut&#233; est dans l'action, elle n'est pas seulement instantan&#233;e, mais faite aussi du rythme des heures de pointe et des heures de nuit. Le central t&#233;l&#233;phonique est beau non par ses caract&#232;res d'objet, mais parce qu'il est un point-clef de la vie collective et individuelle. De m&#234;me, un s&#233;maphore sur un quai n'est pas beau en lui-m&#234;me, mais comme s&#233;maphore, c'est-&#224;-dire par son pouvoir d'indiquer, de signifier l'arr&#234;t ou de laisser la voie libre. De la m&#234;me mani&#232;re encore, en tant que r&#233;alit&#233; technique, la modulation hertzienne qui nous parvient d'un autre continent, &#224; peine audible, rendue par instants inintelligible sous les brouillages et la distorsion, est techniquement belle, parce qu'elle arrive charg&#233;e du franchissement des obstacles et de la distance, nous apportant le t&#233;moignage d'une pr&#233;sence humaine lointaine, dont elle est l'&#233;piphanie unique. L'audition d'un proche et puissant &#233;metteur n'est pas techniquement belle, parce qu'elle n'est pas valoris&#233;e par ce pouvoir de r&#233;v&#233;ler l'homme, de manifester une existence. Et ce n'est pas seulement la difficult&#233; vaincue qui rend belle la r&#233;ception du signal &#233;man&#233; d'un autre continent ; c'est le pouvoir qu'a ce signal de faire surgir pour nous une r&#233;alit&#233; humaine qu'il prolonge et manifeste dans l'existence actuelle, en la rendant sensible pour nous, alors qu'elle serait rest&#233;e ignor&#233;e bien qu'elle soit contemporaine de la n&#244;tre. Le &#171; bruit blanc &#187; poss&#232;de une beaut&#233; technique aussi grande qu'une modulation ayant un sens, lorsqu'il apporte par lui-m&#234;me le t&#233;moignage de l'intention d'un &#234;tre humain de communiquer ; la r&#233;ception d'un bruit de fond ou d'une simple modulation sinuso&#239;dale continue peut &#234;tre techniquement belle quand elle s'ins&#232;re dans un monde humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, on peut dire que l'objet esth&#233;tique n'est pas &#224; proprement parler un objet, mais plut&#244;t un prolongement du monde naturel ou du monde humain qui reste ins&#233;r&#233; dans la r&#233;alit&#233; qui le porte ; il est un point remarquable d'un univers ; ce point r&#233;sulte d'une &#233;laboration et b&#233;n&#233;ficie de la technicit&#233; ; mais il n'est pas arbitrairement plac&#233; dans le monde ; il repr&#233;sente le monde et focalise ses forces, ses qualit&#233;s de fond, comme le m&#233;diateur religieux ; il se maintient dans un statut interm&#233;diaire entre l'objectivit&#233; et la subjectivit&#233; pures. Quand l'objet technique est beau, c'est parce qu'il s'ins&#232;re dans le monde naturel ou humain, comme la r&#233;alit&#233; esth&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;P.S Gilbert Simondon, &lt;strong&gt;Du mode d'existence des objets techniques&lt;/strong&gt;, Chap. II, Rapports entre la pens&#233;e technique et les autres esp&#232;ces de pens&#233;e, Aubier, pp.184-187.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'objet technique est beau quand il ach&#232;ve et exprime le monde</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Simondon, Gilbert</dc:creator>



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&lt;p&gt;Contexte : L'objet technique est beau quand il s'ins&#232;re dans le monde naturel ou humain.. &lt;br class='autobr' /&gt; Il existe en certains cas une beaut&#233; propre des objets techniques. Cette beaut&#233; appara&#238;t quand ces objets sont ins&#233;r&#233;s dans un monde, soit g&#233;ographique, soit humain : l'impression esth&#233;tique est alors relative &#224; l'insertion ; elle est comme un geste. La voilure d'un navire n'est pas belle lorsqu'elle est en panne, mais lorsque le vent la gonfle et incline la m&#226;ture tout enti&#232;re, emportant le navire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Textes-brefs-289-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Contexte : &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/L-objet-technique-est-beau-quand-il-s-insere-dans-le-monde-naturel-ou-humain' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'objet technique est beau quand il s'ins&#232;re dans le monde naturel ou humain.&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il existe en certains cas une beaut&#233; propre des objets techniques. Cette beaut&#233; appara&#238;t quand ces objets sont ins&#233;r&#233;s dans un monde, soit g&#233;ographique, soit humain : l'impression esth&#233;tique est alors relative &#224; l'insertion ; elle est comme un geste. La voilure d'un navire n'est pas belle lorsqu'elle est en panne, mais lorsque le vent la gonfle et incline la m&#226;ture tout enti&#232;re, emportant le navire sur la mer ; c'est la voilure dans le vent et sur la mer qui est belle, comme la statue sur le promontoire. Le phare au bord du r&#233;cif dominant la mer est beau, parce qu'il est ins&#233;r&#233; en un point-clef du monde g&#233;ographique et humain. Une ligne de pyl&#244;nes supportant des c&#226;bles qui enjambent une vall&#233;e est belle, alors que les pyl&#244;nes, vus sur les camions qui les apportent, ou les c&#226;bles, sur les grands rouleaux qui servent &#224; les transporter, sont neutres. Un tracteur, dans un garage, n'est qu'un objet technique ; quand il est au labour, et s'incline dans le sillon pendant que la terre se verse, il peut &#234;tre per&#231;u comme beau. Tout objet technique, mobile ou fixe, peut avoir son &#233;piphanie esth&#233;tique, dans la mesure o&#249; il prolonge le monde et s'ins&#232;re en lui. Mais ce n'est pas seulement l'objet technique qui est beau : c'est le point singulier du monde que concr&#233;tise l'objet technique. Ce n'est pas seulement la ligne de pyl&#244;nes qui est belle, c'est le couplage de la ligne, des rochers et de la vall&#233;e, c'est la tension et la flexion des c&#226;bles : l&#224; r&#233;side une op&#233;ration muette, silencieuse, et toujours continu&#233;e de la technicit&#233; qui s'applique au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet technique n'est pas beau dans n'importe quelles circonstances et n'importe o&#249; ; il est beau quand il rencontre un lieu singulier et remarquable du monde ; la ligne &#224; haute tension est belle quand elle enjambe une vall&#233;e, la voiture, quand elle vire, le train, quand il part ou sort du tunnel. L'objet technique est beau quand il a rencontr&#233; un fond qui lui convient, dont il peut &#234;tre la figure propre, c'est-&#224;-dire quand il ach&#232;ve et exprime le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Gilbert Simondon, &lt;strong&gt;Du mode d'existence des objets techniques&lt;/strong&gt;, Chap. II, Rapports entre la pens&#233;e technique et les autres esp&#232;ces de pens&#233;e, Aubier, pp.185.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyez, par exemple :&lt;br/ &gt; &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/-Creer-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Cr&#233;er&lt;/a&gt;.&lt;br/ &gt; sur Kant, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Le-jugement-esthetique-Kant' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le jugement esth&#233;tique (Kant)&lt;/a&gt; ;&lt;br/ &gt; de Kant, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/L-agreable-et-le-beau' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'agr&#233;able et le beau.&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/De-l-art-en-general' class=&#034;spip_in&#034;&gt;De l'art en g&#233;n&#233;ral&lt;/a&gt; ;&lt;br/ &gt; de Nietzsche, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/-Sur-l-art-et-la-vie-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sur l'art et la vie&lt;/a&gt; ;&lt;br/ &gt;
de Bergson, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Quel-est-l-objet-de-l-art' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Quel est l'objet de l'art ?&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/A-quoi-vise-l-art' class=&#034;spip_in&#034;&gt;A quoi vise l'art ?&lt;/a&gt; ;&lt;br/ &gt;
de Benjamin, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/L-oeuvre-d-art-a-l-epoque-de-sa-reproduction-mecanisee-1936' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'&#339;uvre d'art &#224; l'&#233;poque de sa reproduction m&#233;canis&#233;e (1936)&lt;/a&gt; ;&lt;br/ &gt;
de Deleuze, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Qu-est-ce-que-l-acte-de-creation' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Qu'est-ce que l'acte de cr&#233;ation ?&lt;/a&gt; (&lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Creer-creation' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Cr&#233;er, cr&#233;ation&lt;/a&gt;) ;&lt;br/ &gt; Ranci&#232;re, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Le-partage-du-sensible-par-Jacques-Ranciere' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#034;Le partage du sensible&#034;, par Jacques Ranci&#232;re&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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