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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>In&#233;galit&#233;, propri&#233;t&#233;, travail, esclavage et mis&#232;re sont les produit du progr&#232;s technique</title>
		<link>https://www.caute.lautre.net/Inegalite-propriete-travail-esclavage-et-misere-sont-les-produit-du-progres</link>
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		<dc:date>2023-08-26T10:12:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rousseau, Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Tant que les hommes se content&#232;rent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se born&#232;rent &#224; coudre leurs habits de peaux avec des &#233;pines ou des ar&#234;tes, &#224; se parer de plumes et de coquillages, &#224; se peindre le corps de diverses couleurs, &#224; perfectionner ou &#224; embellir leurs arcs et leurs fl&#232;ches, &#224; tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de p&#234;cheurs ou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu'ils ne s'appliqu&#232;rent qu'&#224; des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Textes-brefs-99-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH150/chouette_minerve_dessin_rond-3-9b888.png?1772235045' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Tant que les hommes se content&#232;rent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se born&#232;rent &#224; coudre leurs habits de peaux avec des &#233;pines ou des ar&#234;tes, &#224; se parer de plumes et de coquillages, &#224; se peindre le corps de diverses couleurs, &#224; perfectionner ou &#224; embellir leurs arcs et leurs fl&#232;ches, &#224; tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de p&#234;cheurs ou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu'ils ne s'appliqu&#232;rent qu'&#224; des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et &#224; des arts qui n'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils v&#233;curent libres, sains, bons et heureux autant qu'ils pouvaient l'&#234;tre par leur nature, et continu&#232;rent &#224; jouir entre eux des douceurs d'un commerce ind&#233;pendant : mais d&#232;s l'instant qu'un homme eut besoin du secours d'un autre ; d&#232;s qu'on s'aper&#231;ut qu'il &#233;tait utile &#224; un seul d'avoir des provisions pour deux, l'&#233;galit&#233; disparut, la propri&#233;t&#233; s'introduisit, le travail devint n&#233;cessaire et les vastes for&#234;ts se chang&#232;rent en des campagnes riantes qu'il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bient&#244;t l'esclavage et la mis&#232;re germer et cro&#238;tre avec les moissons.&lt;br class='autobr' /&gt; La m&#233;tallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande r&#233;volution. Pour le po&#232;te, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le bl&#233; qui ont civilis&#233; les hommes et perdu le genre humain ; aussi l'un et l'autre &#233;taient-ils inconnus aux sauvages de l'Am&#233;rique qui pour cela sont toujours demeur&#233;s tels ; les autres peuples semblent m&#234;me &#234;tre rest&#233;s barbares tant qu'ils ont pratiqu&#233; l'un de ces arts sans l'autre ; et l'une des meilleures raisons peut-&#234;tre pourquoi l'Europe a &#233;t&#233;, sinon plus t&#244;t, du moins plus constamment et mieux polic&#233;e que les autres parties du monde, c'est qu'elle est &#224; la fois la plus abondante en fer et la plus fertile en bl&#233;. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Rousseau, &lt;i&gt;Discours sur l'origine et les fondements de l'in&#233;galit&#233; parmi les hommes&lt;/i&gt;, 2&#232;me partie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'homme barbare ne plie point sa t&#234;te au joug que l'homme civilis&#233; porte sans murmure</title>
		<link>https://www.caute.lautre.net/L-homme-barbare-ne-plie-point-sa-tete-au-joug-que-l-homme-civilise-porte-sans</link>
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		<dc:date>2006-01-25T19:58:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rousseau, Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Expliquez le texte suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
Par les choses qu'ils voient ils jugent des choses tr&#232;s diff&#233;rentes qu'ils n'ont pas vues et ils attribuent aux hommes un penchant naturel &#224; la servitude par la patience avec laquelle ceux qu'ils ont sous les yeux supportent la leur, sans songer qu'il en est de la libert&#233; comme de l'innocence et de la vertu, dont on ne sent le prix qu'autant qu'on en jouit soi-m&#234;me et dont le go&#251;t se perd sit&#244;t qu'on les a perdues (...). &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme un coursier indompt&#233; h&#233;risse (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Textes-brefs-99-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expliquez le texte suivant :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par les choses qu'ils voient ils jugent des choses tr&#232;s diff&#233;rentes qu'ils n'ont pas vues et ils attribuent aux hommes un penchant naturel &#224; la servitude par la patience avec laquelle ceux qu'ils ont sous les yeux supportent la leur, sans songer qu'il en est de la libert&#233; comme de l'innocence et de la vertu, dont on ne sent le prix qu'autant qu'on en jouit soi-m&#234;me et dont le go&#251;t se perd sit&#244;t qu'on les a perdues (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme un coursier indompt&#233; h&#233;risse ses crins, frappe la terre du pied et se d&#233;bat imp&#233;tueusement &#224; la seule approche du mors, tandis qu'un cheval dress&#233; souffre patiemment la verge et l'&#233;peron, l'homme barbare ne plie point sa t&#234;te au joug que l'homme civilis&#233; porte sans murmure, et il pr&#233;f&#232;re la plus orageuse libert&#233; &#224; un assujettissement tranquille. Ce n'est donc pas par l'avilissement des peuples asservis qu'il faut juger des dispositions naturelles de l'homme pour ou contre la servitude, mais par les prodiges qu'ont faits tous les peuples libres pour se garantir de l'oppression. Je sais que les premiers ne font que vanter sans cesse la paix et le repos dont ils jouissent dans leurs fers et que &lt;i&gt;miserrimam servitutem pacem appellant&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La plus malheureuse des servitudes, ils la nomment paix &#187; (Tacite, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais quand je vois les autres sacrifier les plaisirs, le repos, la richesse, la puissance et la vie m&#234;me la conservation de ce seul bien si d&#233;daign&#233; de ceux qui l'ont perdu ; quand je vois des animaux n&#233;s libres et abhorrant la captivit&#233; se briser la t&#234;te contre les barreaux de leur prison, quand je vois des multitudes de sauvages tout nus m&#233;priser les volupt&#233;s europ&#233;ennes et braver la faim, le feu, le fer et la mort pour ne conserver que leur ind&#233;pendance, je sens que ce n'est pas &#224; des esclaves qu'il appartient de raisonner de libert&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compr&#233;hension pr&#233;cise du texte, du probl&#232;me dont il est question.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La plus malheureuse des servitudes, ils la nomment paix &#187; (Tacite, Histoires, IV, 17).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Rousseau, &lt;strong&gt;Discours sur l'origine et le fondement&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'in&#233;galit&#233; entre les hommes&lt;/strong&gt;, deuxi&#232;me partie, Librio, p.70-71.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Orientations bibliographiques :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Rousseau, &lt;i&gt;De l'in&#233;galit&#233; parmi les hommes&lt;/i&gt;, Librio, p. 25 &#224; 82&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Compl&#233;ments :&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Rousseau, &lt;i&gt;Du contrat social&lt;/i&gt;, Livre I, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/De-l-esclavage-CS-I-4' class=&#034;spip_in&#034;&gt;chap. IV&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Du-pacte-social-CS-I-6' class=&#034;spip_in&#034;&gt;chap. VI&lt;/a&gt;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Platon, &lt;i&gt;Gorgias&lt;/i&gt;, &#224; partir de 481b ; et plus particuli&#232;rement : 482c-486d (Callicl&#232;s), 491e-492c (Callicl&#232;s) ; 510d-513c.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Hobbes, Le citoyen, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Du-droit-des-maitres-sur-leurs-esclaves-De-Cive-II-VIII' class=&#034;spip_in&#034;&gt;chap. VIII&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Des-choses-qui-sont-necessaires-pour-entrer-au-Royaume-des-Cieux-De-Cive-III' class=&#034;spip_in&#034;&gt;chap. XVIII&lt;/a&gt;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Spinoza, &lt;i&gt;Trait&#233; th&#233;ologico-politique&lt;/i&gt;, XX.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Kant, &lt;i&gt;Id&#233;e d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique&lt;/i&gt;, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/L-homme-est-un-animal-qui-a-besoin-d-un-maitre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sixi&#232;me proposition&lt;/a&gt;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La Bo&#233;tie, &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/De-la-servitude-volontaire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;De la servitude volontaire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nous nous attachons &#224; nos semblables par le sentiment de leurs peines </title>
		<link>https://www.caute.lautre.net/Nous-nous-attachons-a-nos</link>
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		<dc:date>2003-09-06T19:36:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rousseau, Jean-Jacques</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Texte donn&#233; au Bac 2001 - S &lt;br class='autobr' /&gt;
Le contexte : Emile, Livre 4 : Dans quel esprit &#233;duquer Emile adolescent Expliquer le texte suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est la faiblesse de l'homme qui le rend sociable : ce sont nos mis&#232;res communes qui portent nos c&#339;urs &#224; l'humanit&#233;, nous ne lui devrions rien si nous n'&#233;tions pas hommes. Tout attachement est un signe d'insuffisance : si chacun de nous n'avait nul besoin des autres, il ne songerait gu&#232;re &#224; s'unir &#224; eux. Ainsi de notre infirmit&#233; m&#234;me na&#238;t notre fr&#234;le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Textes-brefs-99-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte donn&#233; au &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Bac-2001-S' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bac 2001 - S&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Emile-Livre-4-Dans-quel-esprit' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Emile, Livre 4 : Dans quel esprit &#233;duquer Emile adolescent&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expliquer le texte suivant :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est la faiblesse de l'homme qui le rend sociable : ce sont nos mis&#232;res communes qui portent nos c&#339;urs &#224; l'humanit&#233;, nous ne lui devrions rien si nous n'&#233;tions pas hommes. Tout attachement est un signe d'insuffisance : si chacun de nous n'avait nul besoin des autres, il ne songerait gu&#232;re &#224; s'unir &#224; eux. Ainsi de notre infirmit&#233; m&#234;me na&#238;t notre fr&#234;le bonheur. Un &#234;tre vraiment heureux est un &#234;tre solitaire : Dieu seul jouit d'un bonheur absolu ; mais qui de nous en a l'id&#233;e ? Si quelque &#234;tre imparfait pouvait se suffire &#224; lui-m&#234;me, de quoi jouirait-il selon nous ? Il serait seul, il serait mis&#233;rable. Je ne con&#231;ois pas que celui qui n'a besoin de rien puisse aimer quelque chose :, je ne con&#231;ois pas que celui qui n'aime rien puisse &#234;tre heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suit de l&#224; que nous nous attachons &#224; nos semblables moins par le sentiment de leurs plaisirs que par celui de leurs peines ; car nous y voyons bien mieux l'identit&#233; de notre nature et les garants de leur attachement pour nous. Si nos besoins communs nous unissent par int&#233;r&#234;t, nos mis&#232;res communes nous unissent par affection. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Jacques Rousseau, &lt;strong&gt;Emile&lt;/strong&gt;, Livre 4, Seuil, L'Int&#233;grale, t.3, p.156&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compr&#233;hension pr&#233;cise du texte, du probl&#232;me dont il est question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'amour n'est pas contraire &#224; la raison.</title>
		<link>https://www.caute.lautre.net/L-amour-n-est-pas-contraire-a-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.caute.lautre.net/L-amour-n-est-pas-contraire-a-la</guid>
		<dc:date>2003-09-02T10:05:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rousseau, Jean-Jacques</dc:creator>


		<dc:subject>passion</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;sir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sujet donn&#233; en TES au bac 2000 : Bac 2000 - ES &lt;br class='autobr' /&gt;
Le contexte : Emile, Livre 4 : Les passions. &lt;br class='autobr' /&gt; Expliquer le texte suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le penchant de l'instinct est ind&#233;termin&#233;. Un sexe est attir&#233; vers l'autre, voil&#224; le mouvement de la nature. Le choix, les pr&#233;f&#233;rences, l'attachement personnel, sont l'ouvrage des lumi&#232;res, des pr&#233;jug&#233;s, de l'habitude ; il faut du temps et des connaissances pour nous rendre capables d'amour, on n'aime qu'apr&#232;s avoir jug&#233;, on ne pr&#233;f&#232;re qu'apr&#232;s avoir compar&#233;. Ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/-Textes-brefs-99-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-passion-+" rel="tag"&gt;passion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.caute.lautre.net/+-desir-+" rel="tag"&gt;d&#233;sir&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sujet donn&#233; en TES au bac 2000 : &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Bac-2000-ES' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bac 2000 - ES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : &lt;a href='https://www.caute.lautre.net/Emile-Livre-4-Les-passions' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Emile, Livre 4 : Les passions.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expliquer le texte suivant :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le penchant de l'instinct est ind&#233;termin&#233;. Un sexe est attir&#233; vers l'autre, voil&#224; le mouvement de la nature. Le choix, les pr&#233;f&#233;rences, l'attachement personnel, sont l'ouvrage des lumi&#232;res, des pr&#233;jug&#233;s, de l'habitude ; il faut du temps et des connaissances pour nous rendre capables d'amour, on n'aime qu'apr&#232;s avoir jug&#233;, on ne pr&#233;f&#232;re qu'apr&#232;s avoir compar&#233;. Ces jugements se font sans qu'on s'en aper&#231;oive, mais ils n'en sont pas moins r&#233;els. Le v&#233;ritable amour, quoi qu'on en dise, sera toujours honor&#233; des hommes ; car, bien que ses emportements nous &#233;garent, bien qu'il n'exclue pas du c&#339;ur qui le sent des qualit&#233;s odieuses et m&#234;me qu'il en produise, il en suppose pourtant toujours d'estimables sans lesquelles on serait hors d'&#233;tat de le sentir. Ce choix qu'on met en opposition avec la raison nous vient d'elle ; on a fait l'amour aveugle parce qu'il a de meilleurs yeux que nous, et qu'il voit des rapports que nous ne pouvons apercevoir. Pour qui n'aurait nulle id&#233;e de m&#233;rite ni de beaut&#233;, toute femme serait &#233;galement bonne, et la premi&#232;re venue serait toujours la plus aimable. Loin que l'amour vienne de la nature, il est la r&#232;gle et le frein de ses penchants. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;J.J. Rousseau, &lt;strong&gt;&#201;mile&lt;/strong&gt;, Livre IV, Classiques Garnier pp.249-250 ; ou &lt;i&gt;Oeuvres compl&#232;tes&lt;/i&gt;, Seuil, L'Int&#233;grale, t.3, p.152.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compr&#233;hension pr&#233;cise du texte, du probl&#232;me dont il est question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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