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  • Partie IV - Appendice

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    Les principes que j’ai posés dans cette quatrième partie sur la manière de bien vivre ne sont point disposés dans un ordre qui permette de les embrasser d’un seul coup d’œil. Pour les faire sortir plus aisément les uns des autres, j’ai été obligé de les disperser un peu. Il devient donc nécessaire de les réunir ici dans un ordre régulier, en ramenant toute cette exposition à un certain nombre de chefs principaux.

Articles

  • EIV - Préface - Mai 2004

    EI - Proposition 16.
    EII - Définition 6.
    Ce que j’appelle esclavage, c’est l’impuissance de l’homme à gouverner et à contenir ses passions. L’homme en effet, quand il est soumis à ses passions, ne se possède plus ; livré à la fortune, il en est dominé à ce point que tout en voyant le mieux il est souvent forcé de faire le pire. J’ai dessein d’exposer dans cette quatrième partie la cause de cet esclavage, et de dire aussi ce qu’il y a de bon et ce qu’il y a de mauvais dans les passions. Mais avant d’entrer (...)

  • EIV - Définition 1 - Mai 2004

    EIV - Préface (voyez la remarque suivant la définition 2).
    EIV - Préface

    J’entendrai par bien ce que nous savons certainement nous être utile.
    EIV - Définition 2

  • EIV - Définition 2 - Mai 2004

    EIV - Préface.
    EIV - Définition 1

    Par mal, j’entendrai ce que nous savons certainement faire obstacle à ce que nous possédions un certain bien.
    Sur ces deux points, voyez la fin de la préface qui précède.
    EIV - Définition 3

  • EIV - Définition 3 - Mai 2004

    EIV - Définition 2

    J’appelle les choses particulières contingentes, en tant que nous ne trouvons rien en elles, à ne considérer que leur essence, qui pose nécessairement leur existence ou qui nécessairement l’exclue.
    EIV - Définition 4

  • EIV - Définition 4 - Mai 2004

    EI - Proposition 33 - scolie 1.
    EIV - Définition 3

    Ces mêmes choses particulières, je les appelle possibles, en tant que nous ignorons, à ne regarder que les causes qui les doivent produire, si ces causes sont déterminées à les produire.
    Dans le Scol. 1 de la Propos. 33, part. 1, je n’ai fait aucune différence entre le possible et le contingent, parce qu’il n’était pas nécessaire en cet endroit de les distinguer soigneusement.
    EIV - Définition (...)

  • EIV - Définition 5 - Mai 2004

    EIV - Définition 4

    J’entendrai, dans ce qui va suivre, par passions contraires, celles qui poussent l’homme en divers sens, quoiqu’elles soient du même genre ; par exemple, la prodigalité et l’avarice, qui sont deux espèces d’amour, et ne digèrent point par leur nature, mais seulement par accident.
    EIV - Définition 6

  • EIV - Définition 6 - Mai 2004

    EIII - Proposition 18 - scolie 1 et EIII - Proposition 18 - scolie 2.
    EIV - Définition 5

    J’ai expliqué, dans les Scolies 1 et 2 de la Propos. 18, part. 3, auxquels je renvoie, ce que j’entendrais par une passion pour une chose future, présente ou passée.
    Mais il convient de remarquer, en outre, que nous sommes aussi incapables de nous représenter distinctement les distances de temps que celles de lieu, passé une certaine limite : en d’autres termes, de même que des objets éloignés de nous de (...)

  • EIV - Définition 7 - Mai 2004

    EIV - Définition 6

    La fin pour laquelle nous faisons une action, c’est pour moi l’appétit.
    EIV - Définition 8

  • EIV - Définition 8 - Mai 2004

    EIII - Proposition 7.
    EIV - Définition 7

    Vertu et puissance, à mes yeux, c’est tout un ; en d’autres termes (par la Propos. 7, part. 3), la vertu, c’est l’essence même ou la nature de l’homme, en tant qu’il a la puissance de faire certaines choses qui se peuvent concevoir par les seules lois de sa nature elle-même.
    EIV - Axiome

  • EIV - Axiome - Mai 2004

    EIV - Définition 8

    Il n’existe dans la nature aucune chose particulière qui n’ait au-dessus d’elle une autre chose plus puissante et plus forte. De sorte que, une chose particulière étant donnée, une autre plus puissante est également donnée, laquelle peut détruire la première.
    EIV - Proposition 1

  • EIV - Proposition 1 - Mai 2004

    EII - Proposition 32 ; EII - Proposition 33 ; EII - Proposition 35.
    EIII - Proposition 4.
    EIV - Axiome

    Rien de ce qu’une idée fausse contient de positif n’est détruit par la présence du vrai, en tant que vrai. Démonstration
    L’erreur consiste dans la seule privation de connaissance qu’enveloppent les idées inadéquates (par la Propos. 35, part. 2), et il n’y a rien de positif dans ces idées qui les fasse appeler fausses (par la Propos. 33, part. 2). Tout au contraire, en tant qu’elles se (...)

  • EIV - Proposition 1 - scolie - Mai 2004

    EII - Proposition 16 - corollaire 2 ; EII - Proposition 17 ; EII - Proposition 35 - scolie.
    Cette proposition se conçoit plus clairement encore par le Coroll. 2 de la Propos. 16, part. 2. Car une image, c’est une idée qui marque la constitution présente du corps humain bien plus que la nature des corps extérieurs ; et cela, non pas d’une manière distincte, mais avec confusion. Voilà l’origine de l’erreur. Lorsque, par exemple, nous regardons le soleil, notre imagination nous dit qu’il est éloigné de (...)

  • EIV - Proposition 2 - Mai 2004

    EIII - Définition 1 ; EIII - Définition 2.
    EIV - Proposition 1 - scolie

    Nous pâtissons en tant seulement que nous sommes une partie de la nature, laquelle partie ne se peut concevoir indépendamment des autres. Démonstration
    On dit que nous pâtissons, quand il survient en nous quelque chose dont nous ne sommes la cause que partiellement (par la Déf. 2, part. 3), en d’autres termes (par la Déf. 1, part. 3), quelque chose qui ne se peut déduire des seules lois de notre nature. Nous pâtissons (...)

  • EIV - Proposition 3 - Mai 2004

    EIV - Axiome.
    (Cette démonstration est universelle, selon la dem. de la prop. 4).
    EIV - Proposition 2

    La force, par laquelle l’homme persévère dans l’existence, est limitée, et la puissance des causes extérieures la surpasse infiniment. Démonstration
    Cela résulte évidemment de l’axiome qui précède. Car l’homme étant donné, quelque chose de plus puissant est aussi donné ; appelons-le A : A lui-même étant donné, quelque chose de plus puissant, B, est aussi donné, et de même à l’infini ; (...)

  • EIV - Proposition 4 - Mai 2004

    EI - Proposition 16 ; EI - Proposition 21 ; EI - Proposition 24 - corollaire ; EI - Proposition 34.
    EIII - Proposition 4 ; EIII - Proposition 6 ; EIII - Proposition 7.
    EIV - Proposition 3.
    Il est impossible que l’homme ne soit pas une partie de la nature, et qu’il ne puisse souffrir d’autres changements que ceux qui se peuvent concevoir par sa seule nature et dont il est la cause adéquate.
    Démonstration
    La puissance par laquelle les choses particulières, et partant l’homme, conservent leur (...)

  • EIV - Proposition 4 - corollaire - Mai 2004

    EIV - Proposition 4

    Il suit de là que l’homme est nécessairement toujours soumis aux passions, qu’il suit l’ordre commun de la nature et y obéit et s’y accommode, autant que la nature des choses l’exige.
    EIV - Proposition 5

  • EIV - Proposition 5 - Mai 2004

    EII - Proposition 16.
    EIII - Définition 1 ; EIII - Définition 2 ; EIII - Proposition 7.
    EIV - Proposition 4 - corollaire

    La force et l’accroissement de telle ou telle passion et le degré où elle persévère dans l’existence ne se mesurent point par la puissance avec laquelle nous faisons effort pour persévérer dans l’existence, mais par le rapport de la puissance de telle ou telle cause extérieure avec notre puissance propre. Démonstration
    L’essence de telle ou telle passion ne se peut expliquer (...)

  • EIV - Proposition 6 - Mai 2004

    EIV - Proposition 3 ; EIV - Proposition 5.
    EIV - Proposition 5

    La force d’une passion ou d’une affection peut surpasser les autres actions ou la puissance de l’homme, de façon que cette affection s’attache obstinément à lui. Démonstration
    La force et l’accroissement des passions et le degré où elles persévèrent dans l’existence se mesurent par le rapport de la puissance des causes extérieures avec la nôtre (par la Propos. précéd.), et par conséquent (en vertu de la Propos. 3, part 4) elles peuvent (...)

  • EIV - Proposition 7 - Mai 2004

    EII - Proposition 6 ; EII - Proposition 12.
    EIII - Proposition 5 ; Ethique III - Définition générale des affects.
    EIV - Axiome ; EIV - Proposition 5.
    Une passion ne peut être empêchée ou détruite que par une passion contraire et plus forte.
    Démonstration
    Une passion, en tant qu’elle se rapporte à l’âme, c’est une idée par laquelle l’âme affirme la force d’existence plus grande ou plus petite de son corps (en vertu de la Déf. gén. des passions qui se trouve à la fin de la partie 3). Lors donc que l’âme (...)

  • EIV - Proposition 7 - corollaire - Mai 2004

    Ethique III - Définition générale des affects.
    EIV - Proposition 7.
    EIV - Proposition 7

    Une passion, en tant qu’elle se rapporte à l’âme, ne peut être empêchée ou détruite que par l’idée d’une affection du corps contraire à celle que nous éprouvons et plus forte. En effet, la passion que nous éprouvons ne peut être empêchée ou détruite que par une passion plus forte et contraire (en vertu de la Propos. précéd.) ; en d’autres termes (par la Déf. gén. des passions), que par l’idée d’une affection du corps (...)

  • EIV - Proposition 8 - Mai 2004

    EII - Proposition 21 (et EII - Proposition 21 - scolie) ; EII - Proposition 22.
    EIII - Proposition 7 ; EIII - Proposition 11 - scolie ; Ethique III - Définition générale des affects.
    EIV - Définition 1 ; EIV - Définition 2.
    La connaissance du bien ou du mal n’est rien autre chose que la passion de la joie ou de la tristesse, en tant que nous en avons conscience.
    Démonstration
    Nous appelons bien ou mal ce qui est utile ou contraire à la conservation de notre être (par les Déf. 1 et 2) ; en (...)

  • EIV - Proposition 9 - Mai 2004

    EII - Proposition 16 - corollaire 2 ; EII - Proposition 17 (et EII - Proposition 17 - scolie).
    Ethique III - Définition générale des affects.
    EIV - Proposition 8

    La passion dont on imagine la cause comme présente est plus forte que si on imaginait cette même cause comme absente. Démonstration
    Imaginer, c’est avoir une idée par laquelle l’âme aperçoit une chose comme présente (voyez la Défin. de l’imagination dans le Scol. de la Propos. 17, part. 2) ; et cette idée cependant marque plutôt la (...)

  • EIV - Proposition 9 - scolie - Mai 2004

    EIII - Proposition 18.
    EIV - Proposition 9

    Quand j’ai dit plus haut, dans la Propos. 18, part. 3, que l’image d’une chose future ou passée nous affectait de la même manière que si cette chose était présente, j’ai expressément averti que cela n’était vrai qu’en tant que nous considérons seulement l’image de la chose ; car cette image est de même nature, soit que nous ayons déjà imaginé la chose, soit que nous ne l’ayons pas encore imaginée. Mais je n’ai point nié que cette image ne devînt plus faible (...)

  • EIV - Proposition 9 - corollaire - Mai 2004

    EIV - Proposition 9 - scolie

    L’image d’une chose future ou passée, c’est-à-dire d’une chose qui est considérée par nous dans un certain rapport avec l’avenir ou le passé, à l’exclusion du présent, est plus faible, toutes choses égales d’ailleurs, que l’image d’une chose présente ; et par conséquent toute passion qui a pour objet une chose présente ou passée est plus faible qu’une passion dont l’objet existe présentement.
    EIV - Proposition (...)

  • EIV - Proposition 10 - Juin 2004

    EIV - Proposition 9.
    EIV - Proposition 9 - corollaire

    Nous sommes plus fortement affectés à l’égard d’une chose future que nous imaginons comme prochaine que si nous imaginions son existence comme éloignée du temps présent, et le souvenir d’une chose dont l’existence est récente nous affecte aussi avec plus de force que si nous imaginions qu’elle est disparue depuis longtemps. Démonstration
    En effet, en tant que nous imaginons une chose comme prochaine ou comme récemment disparue, il est de soi (...)

  • EIV - Proposition 10 - scolie - Juin 2004

    EIV - Définition 6.
    EIV - Proposition 10

    Il suit de ce qu’on a remarqué après la Défin. 6, que quand des objets sont éloignés de nous par un intervalle de temps trop grand pour que notre imagination le puisse déterminer, bien que nous comprenions qu’ils sont séparés les un des autres par un long intervalle de temps, les passions que nous éprouvons à leur égard sont également faibles.
    EIV - Proposition (...)

  • EIV - Proposition 11 - Juin 2004

    EI - Proposition 33 - scolie 1.
    EIV - Proposition 9.
    EIV - Proposition 10 - scolie

    Notre passion pour un objet que nous imaginons comme nécessaire est plus forte, toutes choses égales d’ailleurs, qu’elle ne serait pour un objet possible ou contingent, en d’autres termes, non nécessaire. Démonstration
    En tant que nous imaginons une chose comme nécessaire, nous affirmons son existence, et au contraire, nous nions l’existence d’une chose en tant que nous l’imaginons comme non nécessaire (par le (...)

  • EIV - Proposition 12 - Juin 2004

    EIII - Proposition 18.
    EIV - Définition 3 ; EIV - Définition 4.
    EIV - Proposition 11

    Notre passion est plus forte, toutes choses égales d’ailleurs, pour un objet que nous savons ne pas exister présentement et que nous imaginons comme possible que pour un objet contingent. Démonstration
    En tant que nous imaginons un objet comme contingent, nous ne sommes affectés de l’image d’aucune chose qui pose l’existence de cet objet (par la Déf. 3), et au contraire (suivant l’hypothèse), nous imaginons (...)

  • EIV - Proposition 12 - corollaire - Juin 2004

    EIV - Proposition 9 - corollaire ; EIV - Proposition 10 ; EIV - Proposition 12.
    EIV - Proposition 12

    Notre passion pour une chose que nous savons ne pas exister présentement et que nous imaginons comme contingente est beaucoup plus faible que si nous imaginions la chose comme nous étant présentes. Démonstration
    Notre passion pour un objet que nous imaginons comme présent est plus forte que si nous l’imaginions comme futur (par le Coroll. de la Propos. 9), et elle est d’autant plus (...)

  • EIV - Proposition 13 - Juin 2004

    EII - Proposition 17 - corollaire ; EII - Proposition 18 (et EII - Proposition 18 - scolie).
    EIV - Définition 3 ; EIV - Proposition 9.
    Notre passion pour un objet contingent que nous savons ne pas exister présentement est plus faible, toutes choses égales d’ailleurs, que notre passion pour un objet passé.
    Démonstration
    En tant que nous imaginons une chose comme contingente, nous ne sommes affectés de l’image d’aucune autre chose qui pose l’existence de celle-là (par la Déf. 3) ; au contraire (...)

  • EIV - Proposition 14 - Juin 2004

    Ethique III - Définition générale des affects.
    EIV - Proposition 1 ; EIV - Proposition 7 ; EIV - Proposition 8.
    EIV - Proposition 13

    La vraie connaissance du bien et du mal, en tant que vraie, ne peut empêcher aucune passion ; elle ne le peut qu’en tant qu’on la considère comme une passion. Démonstration
    Une passion, c’est (d’après la Déf. gén. des pass.) une idée par laquelle l’âme affirme que son corps a une force d’exister plus grande ou plus petite qu’auparavant, et conséquemment (par la (...)

  • EIV - Proposition 15 - Juin 2004

    EIII - Définition 2 ; EIII - Proposition 1 ; EIII - Proposition 3 ; EIII - Proposition 7 ; EIII - Proposition 37 ; EIII - Définitions des affects - 01.
    EIV - Proposition 3 ; EIV - Proposition 5 ; EIV - Proposition 7 ; EIV - Proposition 8.
    (Cette démonstration est universelle, selon la dem. de la prop. 16).
    Le désir qui naît de la connaissance vraie du bien et du mal peut être détruit ou empêché par beaucoup d’autres désirs qui naissent des passions dont notre âme est agitée en sens divers. (...)

  • EIV - Proposition 16 - Juin 2004

    EIV - Proposition 9 - corollaire ; EIV - Proposition 15.
    EIV - Proposition 15

    Le désir qui provient de la connaissance du bien et du mal, en tant que cette connaissance regarde l’avenir, peut facilement être étouffé ou empêché par le désir des choses présentes qui ont pour nous de la douceur. Démonstration
    Notre passion pour une chose que nous imaginons comme future est plus faible que pour une chose présente (par le Coroll. de la Propos. 9). Or, le désir qui provient de la connaissance vraie (...)

  • EIV - Proposition 17 - Juin 2004

    EIV - Proposition 12 - corollaire ; EIV - Proposition 15 ; EIV - Proposition 16.
    EIV - Proposition 16

    Le désir qui provient de la connaissance vraie du bien et du mal, en tant qu’elle porte sur des choses contingentes, peut plus facilement encore être empêché par le désir des choses présentes. Démonstration
    Cette proposition se démontre de la même manière que la Propos. précédente, par le Coroll. de la Propos. 12.
    EIV - Proposition 17 - (...)

  • EIV - Proposition 17 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 17

    Je crois avoir expliqué par ce qui précède pourquoi les hommes sont plus touchés par l’opinion que par la raison, pourquoi la connaissance vraie du bien et du mal ébranle notre âme, et pourquoi enfin elle cède souvent à toute espèce de passion mauvaise. C’est ce qui fait dire au poète : Je vois le meilleur, je l’approuve, et je fais le pire. Et la même pensée semble animer l’Ecclésiaste, quand il dit : Qui augmente sa science augmente ses douleurs. Je ne prétends point conclure de (...)

  • EIV - Proposition 18 - Juin 2004

    EIII - Proposition 7 ; EIII - Proposition 11 - scolie ; EIII - Définitions des affects - 01.
    EIV - Proposition 17 - scolie

    Le désir qui provient de la joie est plus fort, toutes choses égales d’ailleurs, que le désir qui provient de la tristesse. DÉMONSTRATION
    Le désir est l’essence même de l’homme (par la Déf. 1 des pass.), c’est-à-dire (en vertu de la Propos. 7, part. 3) l’effort par lequel l’homme tend à persévérer dans son être. C’est pourquoi le désir qui provient de la joie est favorisé ou (...)

  • EIV - Proposition 18 - scolie - Juin 2004

    EII - Proposition 13 - (Postulat 4).
    EIII - Proposition 4 ; EIII - Proposition 7.
    EIV - Définition 8.
    Par ce petit nombre de propositions qu’on vient de lire, j’ai expliqué les causes de l’impuissance et de l’inconstance humaines, et je crois avoir fait comprendre pourquoi les hommes n’observent pas les préceptes de la raison. Il me reste à montrer la nature de ces préceptes, et à exposer quelles sont les passions qui sont conformes aux règles de la raison, et celles qui leur sont contraires. Mais (...)

  • EIV - Proposition19 - Juin 2004

    EIII - Proposition 9 - scolie ; EIII - Proposition 28 ; EIII - Définitions des affects - 01.
    EIV - Proposition 8.
    EIV - Proposition 18 - scolie

    Chacun désire ou repousse nécessairement, d’après les lois de sa nature, ce qu’il juge bon ou mauvais. Démonstration
    La connaissance de ce qui est bon ou mauvais, c’est la passion même de la joie ou de la tristesse, en tant que nous en avons conscience (par la Propos. 8), et conséquemment (par la Propos. 28, part. 3) ; chacun désire nécessairement ce (...)

  • EIV - Proposition 20 - Juin 2004

    EIII - Proposition 4 ; EIII - Proposition 6 ; EIII - Proposition 7.
    EIV - Définition 8.
    EIV - Proposition19

    Plus chacun s’efforce et plus il est capable de chercher ce qui lui est utile, c’est-à-dire de conserver son être, plus il a de vertu ; au contraire, en tant qu’il néglige de conserver ce qui lui est utile, c’est-à-dire son être, il marque son impuissance. Démonstration
    La vertu, c’est la puissance de l’homme elle-même, laquelle (en vertu de la Déf. 8) se définit par la seule essence de (...)

  • EIV - Proposition 20 - scolie - Juin 2004

    EIII - Proposition 10.
    Personne ne cesse donc de désirer ce qui lui est utile et ne néglige la conservation de son être que vaincu par les causes extérieures qui sont contraires à sa nature. Personne n’est donc déterminé par la nécessite de sa nature, mais seulement par les causes extérieures, à se priver d’aliments, ou à se donner lui-même la mort. Ainsi, celui qui tire par hasard son épée et à qui un autre saisit la main en le forçant de se frapper lui-même au coeur, celui-là se tue parce qu’il y est (...)

  • EIV - Proposition 21 - Juin 2004

    EIII - Proposition 7 ; EIII - Définitions des affects - 01.
    EIV - Proposition 20 - scolie

    Nul ne peut désirer d’être heureux, de bien agir et de bien vivre, qui ne désire en même temps d’être, d’agir et de vivre, c’est-à-dire d’exister actuellement. Démonstration
    La démonstration de cette proposition, ou, pour mieux dire, la chose elle-même est de soi évidente ; et elle résulte aussi de la Déf. du désir. En effet (par la Déf.1 des pass.), le désir de bien vivre ou de vivre heureux, de bien agir, (...)

  • EIV - Proposition 22 - Juin 2004

    EIII - Proposition 7.
    EIV - Définition 8.
    EIV - Proposition 21

    On ne peut concevoir aucune vertu antérieure à celle qui vient d’être définie (savoir, l’effort de chacun pour se conserver soi-même). Démonstration
    L’effort d’un être pour se conserver, c’est son essence même (par la Prop. 7, part. 3). Si donc il pouvait y avoir une vertu antérieure à celle-là, il faudrait concevoir l’essence de cet être comme antérieure à soi-même (par la Déf. 8), ce qui est évidemment absurde. Donc nulle vertu, etc. (...)

  • EIV - Proposition 22 - corollaire - Juin 2004

    EIV - Proposition 21 ; EIV - Proposition 22.
    EIV - Proposition 22

    L’effort d’un être pour se conserver est le premier et unique fondement de la vertu. Car aucun autre principe n’est antérieur à celui-là (par la Propos. précéd.), et sans lui (par la Propos. 21) aucune vertu ne se peut concevoir.
    EIV - Proposition 23

  • EIV - Proposition 23 - Juin 2004

    EIII - Définition 1 ; EIII - Définition 2 ; EIII - Proposition 1.
    EIV - Définition 8.
    EIV - Proposition 22 - corollaire

    Quand l’homme est déterminé à faire quelque action parce qu’il a des idées inadéquates, on ne peut dire d’une manière absolue qu’il agisse par vertu. Cela ne se peut dire qu’en tant que l’homme est déterminé par des idées claires. Démonstration
    En tant qu’il est déterminé à l’action parce qu’il a des idées inadéquates, l’homme pâtit (par la Propos. 1, part. 3), c’est-à-dire (par les (...)

  • EIV - Proposition 24 - Juin 2004

    EIII - Proposition 3.
    EIV - Définition 8 ; EIV - Proposition 22 - corollaire.
    EIV - Proposition 23

    Agir absolument par vertu, ce n’est autre chose que suivre la raison dans nos actions, dans notre vie, dans la conservation de notre être (trois choses qui n’en font qu’une), et tout cela d’après la règle de l’intérêt propre de chacun. Démonstration
    Agir absolument par vertu, ce n’est autre chose (par la Déf. 8) qu’agir d’après les propres lois de sa nature. Or nous n’agissons de cette sorte qu’en (...)

  • EIV - Proposition 25 - Juin 2004

    EIII - Proposition 6 ; EIII - Proposition 7.
    EIV - Proposition 22 - corollaire.
    EIV - Proposition 24

    Personne ne s’efforce de conserver son être à cause d’une autre chose que soi-même. Démonstration
    L’effort par lequel chaque chose tend à persévérer dans son être est déterminé par la seule essence de cette même chose (en vertu de la Propos. 7, part. 3), et résulte nécessairement de cette seule essence une fois donnée, et non de l’essence d’une autre chose (par la Propos. 6, part. 3).
    Cette (...)

  • EIV - Proposition 26 - Juin 2004

    EII - Proposition 40 (et EII - Proposition 40 - scolie 2).
    EIII - Proposition 6 ; EIII - Proposition 7 ; EIII - Proposition 9 - scolie.
    EIV - Définition 1 ; EIV - Proposition 22 - corollaire ; EIV - Proposition 25.
    Nous ne tendons par la raison à rien autre chose qu’à comprendre, et l’âme, en tant qu’elle se sert de la raison, ne juge utile pour elle que ce qui la conduit à comprendre.
    Démonstration
    L’effort d’un être pour se conserver n’est rien autre chose que son essence (par la Propos. 7, (...)

  • EIV - Proposition 27 - Juin 2004

    EII - Proposition 40 - scolie 2 ; EII - Proposition 41 ; EII - Proposition 43 (et EII - Proposition 43 - scolie).
    EIV - Proposition 26.
    EIV - Proposition 26

    Rien ne nous est connu comme certainement bon ou mauvais que ce qui nous conduit à comprendre véritablement les choses, ou ce qui peut nous en éloigner. Démonstration
    L’âme, en tant qu’elle use de la raison, ne désire rien autre chose que de comprendre, et ne considère comme utile pour elle que ce qui la conduit à ce but (par la Propos. (...)

  • EIV - Proposition 28 - Juin 2004

    EI - Définition 6 ; EI - Proposition 15.
    EIII - Proposition 1 ; EIII - Proposition 3.
    EIV - Définition 1 ; EIV - Proposition 23 ; EIV - Proposition 26 ; EIV - Proposition 27.
    EIV - Proposition 27

    Le bien suprême de l’âme, c’est la connaissance de Dieu ; et la suprême vertu de l’âme, c’est de connaître Dieu. Démonstration
    L’objet suprême de notre intelligence, c’est Dieu, en d’autres termes (par la Déf. 6, part. 1), l’être absolument infini et sans lequel (par la Propos. 15, part. 1) rien ne peut (...)

  • EIV - Proposition 29 - Juin 2004

    EI - Proposition 28.
    EII - Proposition 6 ; EII - Proposition 10 - corollaire.
    EIII - Proposition 11 - scolie.
    EIV - Proposition 8.
    Toute chose particulière dont la nature est entièrement différente de la notre ne peut ni favoriser ni empêcher notre puissance d’agir, et il est absolument impossible qu’une chose nous soit bonne ou mauvaise si elle n’a avec nous rien de commun.
    Démonstration
    La puissance d’exister et d’agir de toute chose particulière, et partant (en vertu du Coroll. de la Propos. (...)

  • EIV - Proposition 30 - Juin 2004

    EIII - Proposition 4 ; EIII - Proposition 5 ; EIII - Proposition 11 - scolie.
    EIV - Proposition 8.
    EIV - Proposition 29

    Aucune chose ne peut nous être mauvaise par ce qu’elle a de commun avec notre nature ; mais en tant qu’elle nous est mauvaise, elle est contraire à notre nature. Démonstration
    Nous appelons mal ce qui est pour nous une cause de tristesse (par la Propos. 8), c’est-à-dire (par la Défin. que vous trouverez au Scol. de la Propos. 11, part. 3) ce qui diminue ou empêche notre (...)

  • EIV - Proposition 31 - Juin 2004

    EIII - Proposition 6.
    EIV - Définition 1 ; EIV - Proposition 30.
    EIV - Proposition 30

    En tant qu’une chose a de la conformité avec notre nature, elle nous est nécessairement bonne. Démonstration
    En effet, en tant qu’une chose a de la conformité avec notre nature, elle ne peut nous être mauvaise (par la Propos. précéd.). Elle nous sera donc bonne ou indifférente. Mais supposer qu’elle ne nous est ni bonne ni mauvaise, c’est supposer (par la Déf. 1) qu’il ne résulte rien de sa nature qui serve à (...)

  • EIV - Proposition 31 - corollaire - Juin 2004

    EIV - Proposition 29 ; EIV - Proposition 31.
    EIV - Proposition 31

    Il suit de là qu’à mesure qu’une chose a plus de conformité avec notre nature, elle nous est d’autant plus utile, c’est-à-dire d’autant meilleure ; et réciproquement, à mesure qu’une chose nous est plus utile, elle a plus de conformité avec notre nature. Car, en tant qu’elle n’a pas de conformité avec notre nature, elle en diffère nécessairement ou elle lui est contraire. Si elle en diffère, elle ne pourra nous être ni bonne, ni (...)

  • EIV - Proposition 32 - Juin 2004

    EIII - Proposition 3 - scolie ; EIII - Proposition 7.
    EIV - Proposition 31 - corollaire

    En tant que les hommes sont soumis aux passions, on ne peut dire qu’il y ait entre eux conformité de nature Démonstration
    C’est par la puissance qu’il y a entre deux êtres conformité de nature (en vertu de la Propos. 7, part. 3), et non par l’impuissance et la négation, ni conséquemment (en vertu du Scol. de la Propos. 3, part. 2) par la passion. Donc, entre les hommes qui sont soumis aux passions, il n’y (...)

  • EIV - Proposition 32 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 32

    La chose est évidente d’elle-même ; car celui qui dit que le blanc et le noir n’ont d’autre conformité que de n’être ni l’un ni l’autre le rouge, affirme d’une manière absolue que le blanc et le noir n’ont aucune conformité. De même, si quelqu’un dit qu’une pierre et un homme conviennent en ce seul point que tous deux sont finis, impuissants, ou qu’aucun d’eux n’existe par la nécessité de sa nature, ou que tous deux sont indéfiniment surpassés par la puissance des causes (...)

  • EIV - Proposition 33 - Juin 2004

    EIII - Définition 1 ; EIII - Définition 2 ; EIII - Proposition 7 ; EIII - Proposition 51 ; EIII - Proposition 56.
    EIV - Proposition 32 - scolie

    Les hommes peuvent différer de nature, en tant qu’ils sont livrés au conflit des affections passives, et sous ce point de vue, un seul et même homme varie et diffère de soi-même. Démonstration
    La nature ou essence des passions ne peut s’expliquer par notre seule essence ou nature (par les Déf. 1 et 2, part. 3) ; mais elle doit être déterminée par le (...)

  • EIV - Proposition 34 - Juin 2004

    EIII - Proposition 16 ; EIII - Proporsition 32 (et EIII - Proposition 32 - scolie) ; EIII - Proposition 39 ; EIII - Proposition 40 (et EIII - Proposition 40 - scolie) ; EIII - Proposition 55 - corollaire - scolie ; EIII - Proposition 59 ; EIII - Définitions des affects - 07.
    EIV - Proposition 30.
    Les hommes, en tant qu’ils sont livrés au conflit des affections passives, peuvent être contraires les uns aux autres.
    Démonstration
    Un homme, Pierre, par exemple, peut être une cause de tristesse (...)

  • EIV - Proposition 34 - scolie - Juin 2004

    EIII - Proposition 31 ; EIII - Définitions des affects - 06.
    EIV - Proposition 30 ; EIV - Proposition 31.
    J’ai dit que Paul prenait Pierre en haine, parce qu’il se représentait Pierre comme possesseur de l’objet pour lequel lui, Paul, a de l’amour. Il semble, au premier abord, résulter de là que deux hommes, de cela seul qu’ils aiment le même objet, c’est-à-dire qu’ils ont une certaine conformité de nature, sont l’un pour l’autre une source de mal ; or, s’il en est ainsi, les Propos. 30 et 31, sont (...)

  • EIV - Proposition 35 - Juin 2004

    EII - Proposition 41.
    EIII - Définition 2 ; EIII - Proposition 3.
    EIV - Proposition19 ; EIV - Proposition 31 - corollaire ; EIV - Proposition 33 ; EIV - Proposition 34.
    Les hommes ne sont constamment et nécessairement en conformité de nature qu’en tant qu’ils vivent selon les conseils de la raison.
    Démonstration
    Les hommes, en tant qu’ils sont livrés au conflit des affections passives, peuvent être de nature différente (par la Propos. 33) et même contraire (par la Propos. précédente). Or, on ne (...)

  • EIV - Proposition 35 - corollaire 1 - Juin 2004

    EIII - Définition 2.
    EIV - Proposition 31 - corollaire ; EIV - Proposition 35.
    EIV - Proposition 35

    Rien dans la nature des choses n’est plus utile à l’homme que l’homme lui-même, quand il vit selon la raison. Car ce qu’il y a de plus utile pour l’homme, c’est ce qui s’accorde le mieux avec sa nature (par le Coroll. de la Propos. 31), c’est à savoir, l’homme (cela est évident de soi). Or, l’homme agit absolument selon les lois de sa nature quand il vit suivant la raison (par la Déf. 2, part. 3), (...)

  • EIV - Proposition 35 - corollaire 2 - Juin 2004

    EIII - Proposition 3.
    EIV - Définition 8 ; EIV - Proposition 20 ; EIV - Proposition 35 (et EIV - Proposition 35 - corollaire 1).
    EIV - Proposition 35 - corollaire 1

    Plus chaque homme cherche ce qui lui est utile, plus les hommes sont réciproquement utiles les uns aux autres. Plus, en effet, chaque homme cherche ce qui lui est utile et s’efforce de se conserver, plus il a de vertu (par la Propos. 20), ou, ce qui est la même chose (par la Déf. 8), plus il a de puissance pour agir selon les (...)

  • EIV - Proposition 35 - scolie - Juin 2004

    Ce que nous venons de montrer, l’expérience le confirme par des témoignages si nombreux et si décisifs que c’est une parole répétée de tout le monde : L’homme est pour l’homme un Dieu. Il est rare pourtant que les hommes dirigent leur vie d’après la raison, et la plupart s’envient les uns les autres et se font du mal. Cependant, ils peuvent à peine supporter la vie solitaire, et cette définition de l’homme leur plaît fort : L’homme est un animal sociable. La vérité est que la société a beaucoup plus (...)

  • EIV - Proposition 36 - Juin 2004

    EII - Proposition 47 (et EII - Proporition 47 - scolie).
    EIV - Proposition 24 ; EIV - Proposition 26 ; EIV - Proposition 28.
    EIV - Proposition 35 - scolie

    Le bien suprême de ceux qui pratiquent la vertu leur est commun à tous, et ainsi tous en peuvent également jouir. Démonstration
    Agir par vertu, c’est agir sous la conduite de la raison (par la Propos. 24), et tout l’effort des actions que la raison dirige ne va qu’à un seul objet qui est de comprendre (par la Propos. 26), et (...)

  • EIV - Proposition 36 - scolie - Juin 2004

    EII - Proposition 47.
    EIV - Proposition 34 ; EIV - Proposition 35.
    EIV - Proposition 36

    On m’adressera peut-être cette question : Si le souverain bien de ceux qui suivent la vertu n’était pas commun à tous, ne s’ensuivrait-il pas, comme plus haut (par la Propos. 34), que les hommes, en tant qu’ils vivent suivant la raison, c’est-à-dire (par la Propos. 35), en tant qu’ils sont en conformité parfaite de nature, sont contraires les uns aux autres ? Je réponds à cela que ce n’est point par (...)

  • EIV - Proposition 37 - Juin 2004

    Démonstration : EI - Proposition 15.
    EII - Proposition 11 ; EII - Proposition 47.
    EIII - Définitions des affects - 01.
    EIV - Proposition19 ; EIV - Proposition 24 ; EIV - Proposition 26 ; EIV - Proposition 35 - corollaire 1.
    Autre démonstration : EIII - Proposition 31 (et EIII - Proposition 31 - corollaire) ; EIII - Proposition 37.
    EIV - Proposition 36.
    Le bien que désire pour lui-même tout homme qui pratique la vertu, il le désirera également pour les autres hommes, et avec d’autant plus de (...)

  • EIV - Proposition 37 - scolie 1 - Juin 2004

    EIII - Proposition 57 - scolie.
    EIV - Proposition 18 - scolie.
    Celui qui fait effort, uniquement par passion, pour que les autres aiment ce qu’il aime et pour qu’ils vivent à son gré, celui-là, n’agissant de la sorte que sous l’empire d’une aveugle impulsion, devient odieux à tout le monde, surtout à ceux qui ont d’autres goûts que les siens et s’efforcent en conséquence à leur tour de les faire partager aux autres. De plus, comme le bien suprême que la passion fait désirer aux hommes est souvent de (...)

  • EIV - Proposition 37 - scolie 2 - Juin 2004

    EIII - Proposition 28 ; EIII - Proposition 29 - scolie ; EIII - Proposition 39 ; EIII - Proposition 40 - corollaire 2.
    EIV - Proposition 4 - corollaire ; EIV - Proposition 6 ; EIV - Proposition 7 ; EIV - Proposition 17 - scolie ; EIV - Proposition19 ; EIV - Proposition 20 ; EIV - Proposition 33 ; EIV - Proposition 34 ; EIV - Proposition 35 - corollaire 1 ; EIV - Proposition 35 - scolie.
    J’ai promis, dans l’appendice de la première partie, d’expliquer en quoi consistent la louange et le blâme, (...)

  • EIV - Proposition 38 - Juin 2004

    EII - Proposition 14.
    EIV - Proposition 26 ; EIV - Proposition 27.
    EIV - Proposition 37 - scolie 2

    Tout ce qui dispose le corps humain de telle façon qu’il puisse être affecté de plusieurs manières, tout ce que le rend propre à affecter de plusieurs manières les corps extérieurs, tout cela est utile à l’homme, et d’autant plus utile que le corps est rendu plus propre à être affecté de plusieurs manières et à affecter les corps extérieurs ; au contraire, cela est nuisible à l’homme, qui rend son (...)

  • EIV - Proposition 39 - Juin 2004

    EII - Proposition 13 - (Lemme 3 - Définition) ; EII - Proposition 13 - (Postulat 3) ; EII - Proposition 13 - (Postulat 4) ; EII - Proposition 13 - (Postulat 6).
    EIV - Préface ; EIV - Proposition 38.
    Ce qui conserve le rapport de mouvement et de repos qu’ont entre elles les parties du corps humain est bon ; ce qui charge ce rapport, au contraire, est mauvais.
    Démonstration
    Le corps humain a besoin, pour se conserver, de plusieurs autres corps (par le Post. 4, part. 2). Or ce qui constitue (...)

  • EIV - Proposition 39 - scolie - Juin 2004

    On expliquera dans la cinquième partie jusqu’à quel point tout cela peut nuire au corps ou lui être utile. Je ferai seulement remarquer ici que j’entends par la mort du corps humain une disposition nouvelle de ses parties, par laquelle elles ont à l’égard les unes des autres de nouveaux rapports de mouvement et de repos ; car je n’ose pas nier que le corps humain ne puisse, en conservant la circulation du sang et les autres conditions ou signes de la vie, revêtir une nature très différente de la (...)

  • EIV - Proposition 40 - Juin 2004

    EIV - Proposition 26 ; EIV - Proposition 27 ; EIV - Proposition 35.
    EIV - Proposition 39 - scolie

    Tout ce qui tend à réunir les hommes en société, en d’autres termes, tout ce qui les fait vivre dans la concorde, est utile, et au contraire, tout ce qui introduit la discorde dans la cité est mauvais. Démonstration
    En effet, tout ce qui fait que les hommes vivent dans la concorde les fait vivre sous la conduite de la raison (par la Propos. 35), et conséquemment (par les Propos. 26 et 27), est (...)

  • EIV - Proposition 41 - Juin 2004

    EIII - Proposition 11 (et EIII - Proposition 11 - scolie).
    EIV - Proposition 38.
    EIV - Proposition 40

    La joie, considérée directement, n’est pas mauvaise, mais bonne ; la tristesse, au contraire, considérée directement, est mauvaise. Démonstration
    La joie (par la Propos. 11, part. 3, et son Scol.) est une passion qui augmente ou favorise la puissance d’action du corps ; la tristesse, au contraire, est une passion qui la diminue ou l’empêche. Donc (par la Propos. 38) la joie est bonne, etc. (...)

  • EIV - Proposition 42 - Juin 2004

    EIII - Proposition 11 (et EIII - Proposition 11 - scolie).
    EIV - Proposition 38 ; EIV - Proposition 39.
    EIV - Proposition 41

    La gaieté ne peut avoir d’excès, et elle est toujours bonne ; la mélancolie, au contraire, est toujours mauvaise. Démonstration
    La gaieté (voyez-en la Déf. dans le Scol. de la Propos. 11, part. 3) est une joie qui consiste, en tant qu’elle se rapporte au corps, en ce que toutes les parties du corps sont affectées d’une manière égale, c’est-à-dire (par la Propos. 11, (...)

  • EIV - Proposition 43 - Juin 2004

    EIII - Proposition 11 - scolie.
    EIV - Proposition 3 ; EIV - Proposition 5 ; EIV - Proposition 6 ; EIV - Proposition 38 ; EIV - Proposition 41.
    Le chatouillement est susceptible d’excès et peut être mauvais ; la douleur, à son tour, peut être bonne, en tant que le chatouillement ou la joie sont mauvais.
    Démonstration
    Le chatouillement est un sentiment de joie qui consiste, relativement au corps, en ce que l’une de ses parties, ou bien un certain nombre d’entre elles, sont affectées de (...)

  • EIV - Proposition 44 - Juin 2004

    EIII - Proposition 11 - scolie ; EIII - Proposition 37 ; EIII - Définitions des affects - 06.
    EIV - Proposition 6 ; EIV - Proposition 43.
    EIV - Proposition 43

    L’amour et le désir sont sujets à l’excès. Démonstration
    L’amour est une joie (par la Déf. 6 des pass.) accompagnée de l’idée d’une cause extérieure. Le chatouillement est donc un amour accompagné de l’idée d’une cause extérieure (par le Scol. de la Propos. 11, part. 3), et conséquemment, l’amour (par la Propos. précéd.) est sujet à l’excès. (...)

  • EIV - Proposition 44 - scolie - Juin 2004

    L’hilarité, que j’ai rangée entre les bonnes passions, est plus facile à concevoir qu’à observer. Car les passions qui agitent chaque jour nos âmes se rapportent le plus souvent à quelque partie du corps qui est affectée à l’exclusion des autres, et de là vient qu’elles tombent dans l’excès et tiennent l’âme attachée à la contemplation d’un seul objet avec une telle force qu’elle ne peut penser à autre chose ; et bien que les hommes soient sujets à un grand nombre de passions, qu’il soit rare par conséquent d’en (...)

  • EIV - Proposition 45 - Juin 2004

    EIII - Proposition 39.
    EIV - Proposition 37.
    EIV - Proposition 44 - scolie

    La haine ne peut jamais être bonne. Démonstration
    Quand nous haïssons une personne, nous nous efforçons de la détruire (par la Propos. 39, part. 3), c’est-à-dire (par la Propos. 37) de faire une chose qui est mauvaise. Donc, etc. C. Q. F. D.
    EIV - Proposition 45 - scolie

  • EIV - Proposition 45 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 45

    On remarquera que, dans cette Proposition comme dans les précédentes, j’entends par haine une passion qui a les hommes pour objet.
    EIV - Proposition 45 - corollaire 1

  • EIV - Proposition 45 - corollaire 1 - Juin 2004

    EIII - Proposition 39.
    EIV - Proposition 37.
    EIV - Proposition 45 - scolie

    L’envie, la dérision, le mépris, la haine, la vengeance, toutes les passions qui se rapportent à la haine ou qui en proviennent sont mauvaises, conséquence qui résulte aussi des Propos. 37, et 39, part. 3.
    EIV - Proposition 45 - corollaire 2

  • EIV - Proposition 45 - corollaire 2 - Juin 2004

    EIII - Proposition 39.
    EIV - Proposition 37 - scolie 1 ; EIV - Proposition 37 - scolie 2.
    EIV - Proposition 45 - corollaire 1

    Tout ce que nous désirons par l’effet de la haine est honteux et, dans l’Etat, contraire à la justice. C’est ce qui résulte également de la Propos. 39, part. 3, et de la Défin. des choses honteuses et injustes (voyez les Schol. 1 et 2 de la Propos. 37.
    EIV - Proposition 45 - corollaire 2 - (...)

  • EIV - Proposition 45 - corollaire 2 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 41 ; EIV - Proposition 45 - corollaire 1.
    Entre la dérision (que j’ai appelée passion mauvaise dans le Coroll. 1) et le rire, je reconnais une grande différence ; car le rire, comme le badinage, est un pur sentiment de joie ; par conséquent il ne peut avoir d’excès et de soi il est bon (par la Propos. 41). En quoi, en effet, est-il plus convenable de soulager sa faim ou sa soif que de chasser la mélancolie ? Telle est du moins ma manière de voir, quant à moi, et j’ai disposé mon (...)

  • EIV - Proposition 46 - Juin 2004

    EIII - Proposition 43 ; EIII - Proposition 44 ; EIII - Proposition 59 - scolie.
    EIV - Proposition19 ; EIV - Proposition 37 ; EIV - Proposition 45 - corollaire 1.
    EIV - Proposition 45 - corollaire 2 - scolie

    Celui qui vit sous la conduite de la raison s’efforce, autant qu’il est en lui, d’opposer aux sentiments de haine, de colère, de mépris, etc., qu’on a pour lui, des sentiments contraires d’amour et de générosité. Démonstration
    Toutes les passions qui proviennent de la haine sont mauvaises (...)

  • EIV - Proposition 46 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 46

    Celui qui veut venger ses injures en rendant haine pour haine ne peut manquer d’être malheureux. Celui au contraire qui s’efforce de combattre la haine par l’amour trouve dans ce combat la joie et la sécurité. Il résiste avec une légale facilité à un seul homme et à plusieurs, et a moins besoin que personne du secours de la fortune. Ceux qu’il parvient à vaincre, il les laisse joyeux, avec une augmentation de force au lieu d’un affaiblissement : toutes choses qui résultent si (...)

  • EIV - Proposition 47 - Juin 2004

    EIII - Définitions des affects - 12 ; EIII - Définitions des affects - 13.
    EIV - Proposition 41 ; EIV - Proposition 43.
    EIV - Proposition 46 - scolie

    Les passions de l’espérance et de la crainte ne peuvent jamais être bonnes par elles-mêmes. Démonstration :
    L’espérance et la crainte sont des passions inséparables de la tristesse. Car, d’abord, la crainte est une sorte de tristesse (par la Déf. 13 des pass.), et l’espérance (voyez l’Expl. des Déf. 12 et 13 des pass.) est toujours accompagnée de (...)

  • EIV - Proposition 47 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 47

    Joignez à cela que ces passions marquent un défaut de connaissance et l’impuissance de l’âme ; et c’est pourquoi la sécurité, le désespoir, le contentement et le remords sont aussi des signes d’impuissance. Car bien que la sécurité et le contentement soient des passions nées de la joie, elles supposent une tristesse antérieure, savoir, celle qui accompagne toujours l’espérance et la crainte. De là vient que plus nous faisons effort pour vivre sous la conduite de la raison, plus (...)

  • EIV - Proposition 48 - Juin 2004

    EIII - Définitions des affects - 21 ; EIII - Définitions des affects - 22.
    EIV - Proposition 26 ; EIV - Proposition 27.
    EIV - Proposition 47 - scolie

    Les passions de l’estime et du mépris sont toujours mauvaises. Démonstration
    Car ces passions (par les Déf. 21 et 22 des pass.) sont contraires à la raison et partant mauvaises (par les Propos. 26 et 27. C. Q. F. D.
    EIV - Proposition (...)

  • EIV - Proposition 49 - Juin 2004

    EIII - Proposition 25 ; EIII - Proposition 41 - scolie ; EIII - Définitions des affects - 28 ; EIII - Définitions des affects - 30.
    EIV - Proposition 48

    L’estime rend aisément orgueilleux l’homme qui en est l’objet. Démonstration
    Si nous voyons que, par amour pour nous, on pense de nous plus de bien qu’il ne faut, nous serons aisément disposés à nous en glorifier (par le Scol. de la Propos. 41, part. 3), c’est-à-dire à en éprouver de la joie (par la Déf. 30 des pass.) ; et ce bien qu’on dit de (...)

  • EIV - Proposition 50 - Juin 2004

    EIII - Proposition 27 - corollaire 3 ; EIII - Définitions des affects - 18.
    EIV - Proposition 27 ; EIV - Proposition 37 ; EIV - Proposition 41.
    EIV - Proposition 49

    La pitié est, de soi, mauvaise et inutile dans une âme qui vit selon la raison. Démonstration
    En effet, la pitié est une sorte de tristesse (par la Déf. 18 des pass.), et partant elle est, de soi, mauvaise (par la Propos. 41). Quant au bien qui en résulte, je veux dire celui que nous faisons en nous efforçant de délivrer de sa (...)

  • EIV - Proposition 50 - corollaire - Juin 2004

    EIV - Proposition 50

    Il résulte aussi de là que celui qui vit selon la raison s’efforce, autant qu’il est en lui, de ne pas être touché par la pitié.
    EIV - Proposition 50 - scolie

  • EIV - Proposition 50 - scolie - Juin 2004

    EIII - Proposition 27.
    EIV - Proposition 50 - corollaire

    Celui qui a bien compris que toutes choses résultent de la nécessité de la nature divine, et se font suivant les lois et les règles éternelles de la nature, ne rencontrera jamais rien qui soit digne de haine, de moquerie ou de mépris, et personne ne lui inspirera jamais de pitié ; il s’efforcera toujours au contraire, autant que le comporte l’humaine vertu, de bien agir et, comme on dit, de se tenir en joie. J’ajoute que l’homme qui est (...)

  • EIV - Proposition 51 - Juin 2004

    Démonstration : EIII - Proposition 3 ; EIII - Proposition 59 ; EIII - Définitions des affects - 19.
    Autre Démonstration : EIII - Proposition 11 - scolie ; EIII - Définitions des affects - 19.
    EIV - Proposition 37.
    Un penchant favorable pour une personne n’est pas contraire à la raison ; il peut s’accorder avec et en provenir.
    Démonstration
    Un penchant favorable, en effet, c’est l’amour qu’on a pour une personne qui fait du bien à autrui (par la Déf. 19 des pass.), et par conséquent, il se peut (...)

  • EIV - Proposition 51 - scolie - Juin 2004

    EIII - Définitions des affects - 20.
    EIV - Proposition 45.
    EIV - Proposition 51

    L’indignation, telle que nous l’avons définie (voyez la Déf. 20 des pass.), est nécessairement mauvaise (par la Propos. 45) ; mais il faut remarquer que lorsque le souverain, animé du désir de maintenir la paix dans l’Etat, punit un citoyen qui a commis une injustice à l’égard d’autrui, je ne dis point qu’il s’indigne contre lui ; car ce n’est point ici la haine qui pousse le souverain à perdre un citoyen ; c’est (...)

  • EIV - Proposition 52 - Juin 2004

    EII - Proposition 40 ; EII - Proposition 43.
    EIII - Définition 2 ; EIII - Proposition 3 ; EIII - Définitions des affects - 25.
    EIV - Proposition 51 - scolie

    La paix intérieure peut provenir de la raison, et cette paix née de la raison est la plus haute où il nous soit donné d’atteindre. Démonstration
    La paix intérieure, c’est la joie qui naît pour l’homme de la contemplation de soi-même et de sa puissance d’agir (par la Déf. 25 des pass.). Or, la véritable puissance d’agir de l’homme ou sa (...)

  • EIV - Proposition 52 - scolie - Juin 2004

    EIII - Proposition 53 - corollaire ; EIII - Proposition 55 - corollaire.
    EIV - Proposition 25.
    EIV - Proposition 52

    La paix intérieure est réellement l’objet le plus élevé de nos espérances ; car personne (comme on l’a démontré dans la Propos. 25) ne s’efforce de conserver son être pour une autre fin que soi-même ; et comme cette paix intérieure est entretenue et fortifiée en nous par les louanges (en vertu du Coroll. de la propos. 53, part. 3) et troublée au contraire par le blâme d’autrui (en (...)

  • EIV - Proposition 53 - Juin 2004

    EIII - Proposition 7 ; EIII - Proposition 55 ; EIII - Définitions des affects - 26.
    EIV - Proposition 26.
    L’humilité n’est point une vertu ; en d’autres termes, elle ne provient point de la raison.
    Démonstration
    L’humilité, c’est la tristesse qui naît pour l’homme du spectacle de son impuissance (par la Déf. 26 des pass.). Or l’homme, en tant qu’il a de soi-même une connaissance raisonnable, comprend par cela même son essence, c’est-à-dire (par la Propos. 7, part. 3) sa puissance. Si donc l’homme, en (...)

  • EIV - Proposition 54 - Juin 2004

    EIII - Définitions des affects - 27.
    EIV - Proposition 53

    Le repentir n’est point une vertu, ou en d’autres termes, il ne provient point de la raison ; au contraire, celui qui se repent d’une action est deux fois misérable ou impuissant. Démonstration
    La première partie de cette proposition se prouve comme la proposition précédente. La seconde résulte évidemment de la seule définition du repentir (voyez la Déf. 27 des pass.) ; car l’âme, livrée à cette passion, se laisse vaincre et par un désir (...)

  • EIV - Proposition 54 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 54

    Les hommes ne dirigeant que rarement leur vie d’après la raison, il arrive que ces deux passions de l’humilité et du repentir, comme aussi l’espérance et la crainte qui en dérivent, sont plus utiles que nuisibles ; et puisque enfin les hommes doivent pécher, il vaut encore mieux qu’ils pèchent de cette manière. Car si les hommes dont l’âme est impuissante venaient tous à s’exalter également et par l’orgueil, ils ne seraient plus réprimés par aucune honte, par aucune crainte, et (...)

  • EIV - Proposition 55 - Juin 2004

    EIII - Définitions des affects - 28 ; EIII - Définitions des affects - 29.
    EIV - Proposition 54 - scolie

    Le plus haut degré de l’orgueil ou du mépris de soi est le plus haut degré de l’ignorance de soi. Démonstration
    Cela résulte évidemment des Définitions 28 et 29 des affections.
    EIV - Proposition 56

  • EIV - Proposition 56 - Juin 2004

    EII - Proposition 43.
    EIV - Définition 8 ; EIV - Proposition 22 - corollaire ; EIV - Proposition 24 ; EIV - Proposition 55.
    EIV - Proposition 55

    Le plus haut degré de l’orgueil comme de l’abjection marque le plus haut degré d’impuissance de l’âme. Démonstration
    Le premier fondement de la vertu, c’est de conserver notre être (par le Coroll. de la Propos. 22), et cela, selon les ordres de la raison (par la Propos. 24). En conséquence, celui qui s’ignore soi-même ignore le fondement de toutes (...)

  • EIV - Proposition 56 - corollaire - Juin 2004

    EIV - Proposition 56

    Il suit très clairement de cette proposition que les hommes orgueilleux
    et abjects sont entre les hommes les plus sujets aux passions.
    EIV - Proposition 56 - scolie

  • EIV - Proposition 56 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 18.
    EIV - Proposition 56 - corollaire

    Toutefois l’abjection peut se corriger plus aisément que l’orgueil, parce qu’elle est un sentiment de tristesse ; tandis que l’orgueil est un sentiment de joie, et conséquemment cette passion est plus forte que l’autre (par la Propos. 18).
    EIV - Proposition 57

  • EIV - Proposition 57 - Juin 2004

    EIII - Proposition 13 - scolie ; EIII - Définitions des affects - 06 ; EIII - Définitions des affects - 28.
    EIV - Proposition 56 - scolie

    L’orgueilleux aime la présence des parasites, des flatteurs, et il déteste celle des gens de coeur. Démonstration
    L’orgueil, c’est la joie d’un homme qui pense de soi plus de bien qu’il n’est juste (par les Déf. 6 et 28 des passions), et cette opinion de soi-même, l’orgueilleux s’efforce, autant qu’il est en lui, de l’entretenir dans son âme (voyez le Scol. de (...)

  • EIV - Proposition 57 - scolie - Juin 2004

    EIII - Proposition 41 - scolie ; EIII - Proposition 55 - corollaire - scolie.
    Il serait trop long d’énumérer ici tous les maux qu’entraîne l’orgueil, puisque les orgueilleux sont sujets à toutes les passions, mais à aucune moins qu’à l’amour et à la pitié. Je dois faire remarquer du moins que celui-là aussi est appelé orgueilleux qui pense des autres moins de bien qu’il ne faut ; et dans ce sens l’orgueil peut être défini : un sentiment de joie né d’une fausse opinion qui fait qu’un homme se croit (...)

  • EIV - Proposition 58 - Juin 2004

    EIII - Définitions des affects - 30.
    EIV - Proposition 37 - scolie 1.
    EIV - Proposition 57 - scolie

    Il n’est point contraire à la raison de se glorifier d’une chose ; ce sentiment peut provenir de la raison elle-même. Démonstration
    Cela résulte évidemment de la Déf. 30 des pass. et de la Déf. de l’honnête, telle qu’on la trouvera au Scol. 1 de la Propos. 37.
    EIV - Proposition 58 - (...)

  • EIV - Proposition 58 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 44 - scolie ; EIV - Proposition 52 - scolie.
    Ce qu’on appelle vaine gloire, c’est cette espèce de paix intérieure qui n’est entretenue que par l’opinion du vulgaire, de sorte que, cette opinion venant à disparaître, la paix intérieure, en d’autres termes (par le Scol. de la Propos. 52), le souverain bien que chacun aime, disparaît avec elle. Il suit de là que celui qui se fait gloire de l’opinion du vulgaire fait sans cesse effort et s’épuise en inquiétudes de chaque jour pour (...)

  • EIV - Proposition 59 - Juin 2004

    Démonstration : EIII - Définition 2 ; EIII - Proposition 3 (et EIII - Proposition 3 - scolie) ; EIII - Définitions des affects - 01 ; EIII - Définitions des affects - 04.
    EIV - Proposition 41 ; EIV - Proposition 43.
    Autre démonstration : EIV - Préface ; EIV - Proposition19 ; EIV - Proposition 45 - corollaire 1.
    Toutes les actions auxquelles nous sommes déterminés par une affection passive, la raison nous y peut déterminer indépendamment de cette affection.
    Démonstration
    Agir selon la raison, ce (...)

  • EIV - Proposition 59 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 59

    Un exemple rendra ceci plus clair. L’action de frapper, considérée physiquement et en ayant seulement égard à cette circonstance qu’un homme lève le bras, ferme la main et remue le bras avec force de haut en bas, cette action, dis-je, est une vertu qui résulte de l’organisation du corps humain. Si donc un homme, saisi de colère ou de haine, est déterminé à fermer la main et à remuer le bras, cela vient, comme je l’ai expliqué dans la seconde partie, de ce qu’une seule et même (...)

  • EIV - Proposition 60 - Juin 2004

    EIII - Proposition 6 ; EIII - Proposition 7 ; EIII - Proposition 12.
    EIV - Proposition 6.
    Le désir qui naît d’une impression de joie ou de tristesse relative a une ou plusieurs parties du corps et non à toutes ses parties, ne se rapporte point à l’utilité de l’homme tout entier.
    Démonstration
    Supposez, par exemple, que la partie A du corps soit fortifiée par l’action d’une cause étrangère au point de prévaloir sur les autres parties (par la Propos. 6) ; cette partie ne fera pas effort pour perdre ses (...)

  • EIV - Proposition 60 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 9 - corollaire ; EIV - Proposition 44 - scolie.
    EIV - Proposition 60

    Comme la joie se rapporte la plupart du temps à une seule partie du corps (par le Schol. de la Propos. 44), nous désirons la plupart du temps de conserver notre être d’une manière aveugle et sans égard à la conservation de notre santé. Joignez à cela que les désirs dont notre âme est le plus fortement possédée n’ont de rapport qu’au présent et non à l’avenir (par le Coroll. de la Propos. 9).
    EIV - Proposition (...)

  • EIV - Proposition 61 - Juin 2004

    EIII - Définition 2 ; EIII - Proposition 3 ; EIII - Définitions des affects - 01.
    EIV - Proposition 60 - scolie

    Tout désir qui naît de la raison ne peut être sujet à l’excès. Démonstration
    Le désir, considéré d’une manière absolue, c’est (par la Déf. 1 des passions) l’essence même de l’homme, en tant que déterminée de telle ou telle façon à une certaine action ; d’où il suit que le désir qui naît de la raison, c’est-à-dire (par la Propos. 3, part. 3) qui se forme en nous, en tant que nous agissons, c’est (...)

  • EIV - Proposition 62 - Juin 2004

    EII - Définition 4 ; EII - Proposition 41 ; EII - Proposition 43 (et EII - Proposition 43 - scolie) ; EII - Proposition 44 - corollaire 2.
    EIV - Proposition 61

    L’âme, en tant qu’elle conçoit les choses selon la raison, est affectée de la même manière par l’idée d’une chose future ou passée et par celle d’une chose présente. Démonstration
    Tout ce que l’âme conçoit selon la raison, elle le conçoit sous un même caractère d’éternité ou de nécessité (par le Coroll. 2 de la Propos. 44, part. 2) et avec la (...)

  • EIV - Proposition 62 - scolie - Juin 2004

    EII - Proposition 31 ; EII - Proposition 44 - corollaire 1 - scolie.
    EIV - Proposition 16.
    Si nous pouvions avoir une connaissance adéquate de la durée des choses, et déterminer par la raison le temps de leur existence, nous regarderions du même oeil les choses futures et les choses présentes ; un bien à venir nous inspirerait le même désir qu’un bien présent, et on ne négligerait pas tant le bien présent pour de plus grands biens qu’on espère dans l’avenir ; enfin (et nous le démontrerons tout à (...)

  • EIV - Proposition 63 - Juin 2004

    EIII - Proposition 3 ; EIII - Proposition 59 ; EIII - Définitions des affects - 13.
    EIV - Proposition 62 - scolie

    Quiconque obéit à la crainte et fait le bien pour éviter quelque mal, n’est point conduit par la raison. Démonstration
    Toutes les passions qui se rapportent à l’âme, en tant qu’elle agit, c’est-à-dire (par la Propos. 3, part. 3) à la raison, ne sont autre chose que des affections de joie ou des désirs (par la Propos. 59, part. 3), et par conséquent (en vertu de la Déf. 13 des (...)

  • EIV - Proposition 63 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 63

    Les hommes superstitieux qui aiment mieux tonner contre les vices qu’enseigner les vertus, et qui, s’efforçant de conduire les hommes non par la raison, mais par la crainte, les portent a éviter le mal plutôt qu’à aimer le bien, n’aboutissent à rien autre chose qu’à rendre les autres aussi misérables qu’eux-mêmes ; et c’est pourquoi il n’est point surprenant qu’ils se rendent presque toujours odieux et insupportables aux hommes.
    EIV - Proposition 63 - (...)

  • EIV - Proposition 63 - corollaire - Juin 2004

    EIII - Proposition 59.
    EIV - Proposition 8 ; EIV - Proposition 61.
    EIV - Proposition 63 - scolie

    Le désir qui provient de la raison nous fait aller en bien directement ; il ne nous éloigne du mal que d’une manière indirecte. Démonstration
    En effet, le désir qui provient de la raison ne peut avoir son principe que dans un sentiment de joie qui n’a pas le caractère d’une affection passive (par la Propos. 59, part. 3), c’est-à-dire (par la Propos. 61) qui ne peut avoir d’excès ; et elle ne peut (...)

  • EIV - Proposition 63 - corollaire - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 63 - corollaire

    Ce corollaire devient très clair par l’exemple d’un malade et d’un homme en santé. Le malade prend des aliments qui lui répugnent par crainte de la mort ; l’homme en santé se nourrit avec plaisir, et de cette façon il jouit mieux de la vie que s’il craignait la mort et avait pour but immédiat de s’en préserver.
    EIV - Proposition 64

  • EIV - Proposition 64 - Juin 2004

    EII - Proposition 29.
    EIII - Définition 2 ; EIII - Proposition 3 ; EIII - Proposition 6 ; EIII - Proposition 7 ; EIII - Définitions des affects - 03.
    EIV - Proposition 8.
    EIV - Proposition 63 - corollaire - scolie

    La connaissance du mal est une connaissance inadéquate. Démonstration
    La connaissance du mal, c’est la tristesse, en tant que nous en avons conscience (par la Propos. 8). Or, la tristesse, c’est le passage de l’homme à une moindre perfection (par la Déf. 3 des pass.), et par (...)

  • EIV - Proposition 64 - corollaire - Juin 2004

    EIV - Proposition 64

    Il suit de là que si l’âme humaine n’avait que des idées adéquates, elle ne se formerait aucune notion du mal.
    EIV - Proposition 65

  • EIV - Proposition 65 - Juin 2004

    EIV - Préface ; EIV - Proposition 63 - corollaire.
    EIV - Proposition 64 - corollaire

    Entre deux biens, la raison nous fait choisir le plus grand ; et entre deux maux ; le moindre. Démonstration
    Un bien qui nous empêche de jouir d’un bien plus grand est véritablement un mal. Car le bien et le mal dépendent (comme nous l’avons montré dans la préface de cette quatrième partie) de la comparaison que nous faisons des choses, et (par cette même raison) un moindre mal est véritablement un bien ; (...)

  • EIV - Proposition 65 - corollaire - Juin 2004

    EIV - Proposition 63 - corollaire.
    EIV - Proposition 65

    La raison nous fera désirer un moindre mal pour obtenir un plus grand bien, et négliger un moindre bien afin d’éviter un plus grand mal. Car ce mal, que nous appelons un moindre mal, est véritablement un bien ; et ce moindre bien, au contraire, est un mal (par le Coroll. de la Propos. 63). D’où il résulte que nous désirons celui-là et que nous éviterons celui-ci. C. Q. F. D.
    EIV - Proposition (...)

  • EIV - Proposition 66 - Juin 2004

    article 771 ; EIV - Proposition 65.
    EIV - Proposition 65 - corollaire

    La raison nous fera préférer un plus grand bien à venir à un moindre bien présent, et désirer un moindre mal présent qui est la cause d’un plus grand bien à venir. Démonstration
    Si l’âme pouvait avoir une connaissance adéquate d’une chose future, elle en serait affectée comme par une chose présente (en vertu de la Propos. 62). Par conséquent, en tant que nous considérons les choses suivant la raison, et c’est l’hypothèse que nous (...)

  • EIV - Proposition 66 - corollaire - Juin 2004

    EIV - Proposition 65 (et EIV - Proposition 65 - corollaire) ; EIV - Proposition 66.
    EIV - Proposition 66

    La raison nous fera désirer un moindre mal présent qui est la cause d’un plus grand bien à venir, et dédaigner un moindre bien présent qui est la cause d’un plus grand mal à venir. Ce corollaire dépend de la Proposition précédente, comme le corollaire de la Propos. 65 dépend de cette Propos. 65 elle-même.
    EIV - Proposition 66 - (...)

  • EIV - Proposition 66 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 1 à EIV - Proposition 18.
    EIV - Proposition 66 - corollaire

    Si l’on veut comparer ce qui précède avec les principes établis dans cette même partie jusqu’à la Propos 18 touchant la force des passions, on verra aisément la différence entre un homme qui se laisse gouverner par la seule passion et par l’opinion, et celui que la raison conduit. Le premier, en effet, qu’il le veuille ou non, agit sans savoir ce qu’il fait ; le second n’obéit qu’à lui-même., et ne fait rien qu’en (...)

  • EIV - Proposition 67 - Juin 2004

    EIV - Proposition 24 ; EIV - Proposition 63 (et EIV - Proposition 63 - corollaire).
    EIV - Proposition 66 - scolie

    La chose du monde a laquelle un homme libre pense le moins, c’est la mort, et sa sagesse n’est point la méditation de la mort, mais de la vie. Démonstration
    L’homme libre, c’est-à-dire celui qui vit suivant les seuls conseils de la raison, n’est point dirigé dans sa conduite par la crainte (par la Propos. 63), mais il désire directement le bien (par le Coroll. de la même Propos.), (...)

  • EIV - Proposition 68 - Juin 2004

    EIV - Proposition 64 - corollaire.
    EIV - Proposition 67

    Si les hommes naissaient libres, ils ne se formeraient aucune idée du bien ou du mal tant qu’ils garderaient cette liberté. Démonstration
    J’ai appelé libre celui qui se gouverne par la seule raison. Quiconque, par conséquent, naît libre et reste libre n’a d’autres idées que des idées adéquates, et partant il n’a aucune idée du mal (par le Coroll. de la Propos. 64), ni du bien (puisque le bien et le mal sont choses corrélatives). C. Q. F. D. (...)

  • EIV - Proposition 68 - scolie - Juin 2004

    EIII - Proposition 27.
    EIV - Proposition 4 ; EIV - Proposition 37.
    Il est évident, par la Propos. 4, que l’hypothèse contenue dans la Proposition qu’on vient de démontrer est fausse et ne peut se concevoir, si ce n’est toutefois en tant que l’on regarde seulement la nature humaine, ou plutôt Dieu, considéré non comme infini, mais comme cause de l’existence de l’homme. Et c’est là une vérité qu’il semble que Moïse ait voulu représenter, ainsi que quelques autres déjà démontrées, dans son histoire du (...)

  • EIV - Proposition 69 - Juin 2004

    EIII - Proposition 59 - scolie ; EIII - Définitions des affects - 40 ; EIII - Définitions des affects - 41.
    EIV - Proposition 3 ; EIV - Proposition 5 ; EIV - Proposition 7.
    EIV - Proposition 68 - scolie

    La vertu de l’homme libre se montre aussi grande à éviter les périls qu’à en triompher. Démonstration
    Une passion ne peut être empêchée et détruite que par une passion contraire et plus forte (par la Propos. 7). Or, l’audace aveugle et la crainte sont des passions qu’on peut concevoir comme (...)

  • EIV - Proposition 69 - corollaire - Juin 2004

    EIV - Proposition 69

    On doit tenir compte à l’homme libre d’un aussi grand courage, quand il prend la fuite en de certains moments, que s’il engageait la lutte ; en d’autres termes, l’homme libre choisit la retraite comme le combat, avec un égal courage, avec une égale présence d’esprit.
    EIV - Proposition 69 - scolie

  • EIV - Proposition 69 - scolie - Juin 2004

    EIII - Proposition 59 - scolie.
    EIV - Proposition 69 - corollaire

    J’ai expliqué, dans le Scol. de la Propos. 59, part. 3, ce que c’est que le courage ou ce que j’entends par ce mot. Par péril, j’entends tout ce qui peut être cause de quelque mal, comme la tristesse, la haine, la discorde, etc.
    EIV - Proposition 70

  • EIV - Proposition 70 - Juin 2004

    EIII - Proposition 39 - scolie ; EIII - Proposition 42.
    EIV - Proposition 37.
    EIV - Proposition 69 - scolie

    L’homme libre qui vit parmi des ignorants s’efforce, autant qu’il est en lui, de se soustraire à leurs bienfaits. Démonstration
    Chacun juge de ce qui est bien suivant son caractère (voyez le Scol. de la Propos. 39, part. 3). L’ignorant qui a rendu un service en estime donc le prix suivant son caractère ; et s’il s’aperçoit que l’obligé en fait moins de cas qu’il ne faut, il est saisi de (...)

  • EIV - Proposition 70 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 70

    Je dis autant qu’il est en lui ; car bien que la plupart des hommes soient ignorants, il en est pourtant qui, dans les nécessités de la vie, sont capables de nous prêter secours, et le secours des hommes est le meilleur de tous : d’où il résulte qu’il est souvent nécessaire de recevoir leurs bienfaits et de leur en faire des remerciements conformes à leur caractère. Ajoutez à cela que, même en refusant un bienfait, il faut s’assurer qu’on ne prendra pas ce refus comme une (...)

  • EIV - Proposition 71 - Juin 2004

    EIII - Définitions des affects - 34.
    EIV - Proposition 35 (et EIV - Proposition 35 - corollaire 1) ; EIV - Proposition 37.
    EIV - Proposition 70 - scolie

    Les hommes libres seuls sont très reconnaissants les uns à l’égard des autres. Démonstration
    Les hommes libres seuls sont très utiles les uns aux autres, et unis par une étroite et réciproque amitié (en vertu de la Propos. 35 et de son premier Coroll.). Seuls ils s’efforcent de se faire du bien les uns aux autres par le zèle d’un attachement (...)

  • EIV - Proposition 71 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 71

    La reconnaissance qu’ont les uns pour les autres les hommes qu’un désir aveugle conduit est plutôt un marché ou une fourberie qu’une reconnaissance véritable.
    L’ingratitude n’est point une passion, et cependant elle est honteuse, parce qu’elle est le fait d’un homme anime de sentiments de haine, de colère, ou d’orgueil, d’avarice, etc. Car je n’appelle pas ingrat un homme qui par sottise ne sait pas rendre les bienfaits qu’il a reçus, et moins encore celui que les dons d’une (...)

  • EIV - Proposition 72 - Juin 2004

    EIV - Proposition 24 ; EIV - Proposition 31 - corollaire.
    EIV - Proposition 71 - scolie

    L’homme libre n’emploie jamais de mauvaises ruses dans sa conduite : il agit toujours avec bonne foi. Démonstration
    Si l’homme en tant que libre, employait quelque mauvaise ruse, il agirait de la sorte par le commandement de la raison (car c’est à cette condition seule que nous l’appelons libre) ; et, par conséquent, employer une mauvaise ruse, ce serait vertu (par la Propos. 24). D’où il résulterait (...)

  • EIV - Proposition72 - scolie - Juin 2004

    EIV - Proposition 72

    On me demandera peut-être si un homme qui peut se délivrer, par une perfidie, d’un péril qui menace présentement sa vie, ne trouve point le droit d’être perfide dans celui de conserver son être ? Je réponds que si la raison conseillait dans ce cas la perfidie, elle la conseillerait à tous les hommes : d’où il résulte que la raison conseillerait à tous les hommes de ne convenir que par perfidie d’unir leurs forces et de vivre sous le droit commun, c’est-à-dire à ne pas avoir de (...)

  • EIV - Proposition73 - Juin 2004

    EIV - Proposition 37 (et EIV - Proposition 37 - scolie 2) ; EIV - Proposition 63 ; EIV - Proposition 66 - scolie.
    EIV - Proposition72 - scolie

    L’homme qui se dirige d’après la raison est plus libre dans la cité où il vit sous la loi commune, que dans la solitude où il n’obéit qu’à lui-même. Démonstration
    L’homme qui se dirige d’après la raison n’obéit point à la loi par crainte (par la Propos. 63), mais en tant qu’il s’efforce de conserver son être suivant la raison, c’est-à-dire (par le Scol. de la (...)

  • EIV - Proposition 73 - scolie - Juin 2004

    EIII - Proposition 59 - scolie.
    EIV - Proposition 37 ; EIV - Proposition 46 ; EIV - Proposition 50 - scolie.
    Toutes ces qualités de l’homme libre que nous venons d’exposer se rapportent au courage, c’est-à-dire (par le Scol. de la Propos. 59, part. 3) à la bravoure et à la force d’âme. Et je ne crois pas nécessaire d’expliquer l’une après l’autre toutes les propriétés du courage, bien moins encore de faire voir que l’homme courageux n’a pour personne ni haine, ni colère, ni envie, ni indignation, ni (...)