Par : jld
Publié : 7 février 2010

Chantal JAQUET

Sub specie aeternitatis : étude des concepts de temps, durée et éternité chez Spinoza, par Chantal Jaquet

- Broché : 217 pages
- Editeur : Kimé (1 novembre 1998)
- Collection : Collection Philosophie, épistémologie

L’homme chez Spinoza est à la fois éternel et de peu de durée. L’esprit peut ainsi concevoir les choses comme actuelles de deux façons : en relation avec un certain temps et un certain lieu , d’une part, sub specie æternitatis, d’autre part. Le système spinoziste qui définit avec tant de précision l’éternité et la durée semble paradoxalement muet sur leur relations. La présente étude tente d’élucider les questions que pose ce problème en se fondant sur un examen du statut ontologique de l’éternité visant à déterminer si elle est une et la même pour l’ensemble de la Nature naturante et naturée ou si elle est, au contraire, multiple et différente pour la substance, les modes infinis et finis. C’est seulement à ce prix qu’il devient possible de comprendre la nature exacte d’une connaissance sub specie æternitatis et d’éclairer les rapports entre temps, durée et éternité.


Spinoza ou la prudence, par Chantal Jaquet.

- Poche : 70 pages
- Editeur : Quintette (1998, 2004)
- Collection : Philosopher

Introduction

Si la lecture est une rencontre entre deux esprits qui dialoguent silencieusement, force est de constater que le rendez-vous avec Spinoza est souvent manqué et que ce « philosophe de la joie » a déclenché bien des passions tristes. Le commentateur dont le rôle consiste à faire les présentations et à favoriser la naissance d’un tête-à-tête entre le philosophe et son public essuie une double dérobade, car la pensée spinoziste se présente à l’origine comme une doctrine sans lecteur et sans auteur (...).
La méthode de lecture se dégage de et par la lecture de sorte que les règles sont données par Spinoza lui-même. Pour la trouver, il faut donc suivre le premier précepte que Spinoza livre explicitement à son lecteur au cours de toute sa correspondance. Chaque lettre qu’il adresse à ses amis s’ouvre sur la fameuse maxime « Caute » (Sois prudent) qui lui servait de sceau et de devise. Or, qu’est-ce qu’une devise, si ce n’est un mot d’ordre, une règle qui englobe toutes les autres et résume par sa précision et sa concision la pensée d’un auteur ? C’est pourquoi, il convient d’abord d’élucider la signification philosophique réelle de cet instrument privilégié qui ouvre les portes du système.

Table des matières

Introduction

Première partie : La devise Caute
- I. La prudence pratique ou l’art de s’adapter au vulgaire.
- II. La prudence théorique ou la vertu de l’entendement.

Deuxième partie : La prudence dans le Traité de la réforme de l’entendement
- I. La prudence pratique dans le Prologue.
- II. De la prudence pratique à la prudence théorique dans le prologue.
- III. La prudence théorique.

Troisième partie : La logique ou l’art de parfaire l’entendement
- I. Prudence et logique dans les Principes de la philosophie de Descartes.
- II. Prudence et logique dans les Pensées Métaphysiques.

Quatrième partie : La philosophie : liberté et salut
- I. Logique et philosophie dans le Traité théologico-politique.
- II. De la connaissance de la Nature au salut dans l’Ethique.
- III. Salut et politique dans le Traité politique.

Conclusion
Bibliographie


L’unité du corps et de l’esprit. Affects, actions et passions chez Spinoza, par Chantal Jaquet.

- Broché : 148 pages
- Editeur : Presses Universitaires de France - PUF (11 février 2004)
- Collection : Quadrige

4è de couverture

Spinoza avait raison, tel est le titre du dernier ouvrage du célèbre neurologiste Antonio R. Damasio consacré à l’élucidation de la nature des sentiments. De même, Jean-Pierre Changeux, auteur de L’homme neuronal, revendique lui aussi une filiation avec Spinoza au cours d’un dialogue avec Paul Ricoeur : Ce qui nous fait penser ; la nature et la régie. Pourquoi, de la part de nos modernes chercheurs, neurobiologistes mais aussi psychomotriciens, un tel engouement pour la conception spinoziste de l’union du corps et de l’esprit ? En quoi Spinoza avait-il raison contre Descartes ? Cette actualité du modèle spinoziste invite à la réflexion sur la portée et la valeur de ces références, toujours sujettes à caution aux yeux de l’historien de la philosophie, car reposant trop fréquemment sur des connaissances de seconde main et dénaturant souvent la pensée d’un auteur. C’est pourquoi il importe de reprendre la question des rapports entre l’esprit et le corps et de leurs modalités affectives chez Spinoza sous un angle philosophique. À partir des interrogations actuelles de la neurobiologie et des sciences sociales, l’auteur analyse, en philosophe, les textes de Spinoza pour en dégager un modèle d’interprétation des rapports entre esprit et corps pouvant nourrir les débats contemporains.

Table des matières

Introduction

Chapitre 1
- La nature de l’union du corps et de l’esprit : les données du problème
- pour en finir avec le parallèlisme
- définition et nature de l’égalité

Chapitre 2
- La rupture de Spinoza avec Descartes au sujet des affects dans l’Ethique III : le problème de l’originalité de la conception spinoziste
- l’hommage à l’ingenium cartésien
- les raisons de la rupture

Chapitre 3
- La genèse différentielle des affects dans le Traité théologico-politique et dans l’Ethique : Les raisons de cette confrontation
- les principes de cette confrontation

Chapitre 4
- La définition de l’affect dans l’Ethique III : le changement terminologique et le problème de traduction
- le problème des deux définitions
- nature des affects selon la définition

Chapitre 5
- Les variations du discours mixte : les trois catégories d’affects physiques, mentaux et psychophysiques
- les variations du discours mixte

Conclusion
- Bibliographie


Les expressions de puissance d’agir chez Spinoza, par Chantal Jaquet.

- Broché : 304 pages
- Editeur : Publications de la Sorbonne (2 octobre 2005)
- Collection : Philosophie

4è de couverture

Le système spinoziste comprend une infinité d’expressions de la Nature et offre aux modes finis que nous sommes la possibilité d’appréhender la puissance d’agir sous un angle physique, mental, ou encore psychophysique, selon qu’elle est appréhendée sous l’attribut étendue, sous l’attribut pensée, ou sous les deux à la fois. Il nous invite ainsi à explorer les diverses facettes de la puissance d’agir, de la peur de la mort, qui en constitue le plus bas degré à la jouissance de l’éternité qui en est l’acmé. Ces variations autour de la puissance d’agir ont pour objectif commun de ressaisir la puissance dans l’impuissance, de cerner la positivité du faux et de passer de la finitude du corps au développement de ses capacités, de la servitude des affects à la fortitude retrouvée. De la réévaluation des notions confuses, comme le bien et le mal, la conscience ou la volonté, à l’analyse de l’amour et de la mort, il s’agit d’exprimer la positivité du négatif en allant chercher la puissance là où l’on ne s’attendrait pas à la trouver.

L’ouvrage explore les diverses facettes physiques, mentales et psychophysiques de la puissance d’agir chez Spinoza, de la peur de la mort qui en constitue le plus bas degré à la jouissance de l’éternité qui en est l’acmé. À travers une série de variations regroupées autour de quatre principaux thèmes - l’éternité de l’esprit, la positivité du faux, Spinoza dans le temps, corps et affects - il s’agit de ressaisir la puissance dans l’impuissance, la fortitude dans la finitude, et d’exprimer la positivité du négatif en allant chercher la puissance là où l’on ne s’attendrait pas à la trouver. Les trois premières parties examinent la puissance mentale qui culmine avec la conscience de l’éternité de l’entendement, mais qui se manifeste aussi bien à travers la persistance d’un noyau de positivité au sein même des notions confuses et des idées inadéquates, comme le bien et le mal, qu’à travers la permanence de ce que l’on pourrait appeler l’esprit du spinozisme dans le temps. À ces expressions mentales de la puissance d’agir font pendant les variations physiques et psychophysiques de la quatrième partie où sont analysées, d’une part, les capacités du corps et son aptitude à se faire reconnaître comme humain en lui-même et par lui-même, et d’autre part, les modifications affectives de la puissance d’agir, de la mort à l’amour, de la servitude passionnelle à la fortitude retrouvée.

Table des matières

- L’éternité de l’esprit
- La positivité du faux
- Spinoza dans le temps
- Corps et affects