Vous êtes ici : Accueil > Les auteurs et les textes > Nietzsche > Sur la conscience, l’identité personnelle

Articles

  • L’homme est une fiction. - Octobre 2005

    La plupart des gens, quoi qu’ils puissent penser et dire de leur « égoïsme », ne font malgré tout, leur vie durant, rien pour leur ego et tout pour le fantôme d’ego qui s’est formé d’eux dans l’esprit de leur entourage qui le leur a ensuite communiqué ; - en conséquence ils vivent tous dans un brouillard d’opinions impersonnelles ou à demi personnelles et d’appréciations de valeur arbitraires et pour ainsi dire poétiques, toujours l’un dans l’esprit de l’autre qui, à son tour, vit dans d’autres esprits : (...)

  • Le moi substantiel : une fiction grammaticale. - Octobre 2005

    « On pense : donc il y a quelque chose qui pense », à cela se réduit l’argumentation de Descartes. Mais c’est là tenir déjà pour « vrai a priori » notre croyance en l’idée de substance. - Dire que, lorsque l’on pense, il faut qu’il y ait quelque chose « qui pense » c’est simplement la formulation d’une habitude grammaticale qui, à l’action, ajoute un acteur. Bref, on annonce ici déjà un postulat logico-métaphysique - au lieu de se contenter de constater... Sur la voie indiquée par Descartes on n’arrive pas à (...)

  • Du « Génie de l’Espèce » - Septembre 2005

    Du « Génie de l’Espèce ». - Le problème de la conscience (ou plus exactement de la conscience de soi) ne se pose à nous que du moment où nous commençons à comprendre par où nous pourrions lui échapper et c’est à ce début que nous placent aujourd’hui physiologie et zoologie (il leur a donc fallu deux siècles pour rattraper la suspecte réputation qui les précédait depuis Leibniz).
    Nous pourrions en effet penser, sentir, vouloir, nous souvenir ; nous pourrions également « agir » dans toutes les acceptions du (...)

  • L’erreur : d’une fausse causalité - Février 2005

    De tout temps, on a cru savoir ce qu’était une cause ; mais d’où tirions-nous notre science, ou plus exactement, notre prétention à savoir quelque chose sur ce point ? Du domaine de ces fameuses « données internes », dont aucune, jusqu’à présent, ne s’est avérée être une « donnée » de fait. Nous pensions que nous étions nous-mêmes, dans l’acte de volonté, une causalité : là, du moins, nous pensions prendre la causalité sur le fait. De même, on ne doutait pas que les antecedentia d’une action, ses causes, dussent (...)

  • La conscience - Décembre 2004

    La conscience est la dernière phase de l’évolution du système organique, par conséquent aussi ce qu’il y a de moins achevé et de moins fort dans ce système. C’est du conscient que proviennent une foule de méprises qui font qu’un animal, un homme périssent plus tôt qu’il ne,’ serait nécessaire, « en dépit du destin », comme Homère disait. Si le lieu des instincts, ce lieu conservateur, n’était pas tellement plus puissant que la conscience, s’il ne jouait pas, dans l’ensemble, un rôle de régulateur, l’humanité (...)

  • La superstition du "Je" - Décembre 2004

    Pour ce qui est de la superstition des logiciens, je ne me lasserai jamais de souligner un petit fait que ces esprits superstitieux ne reconnaissent pas volontiers à savoir qu’une pensée se présente quand « elle » veut, et non pas quand « je » veux ; de sorte que c’est falsifier la réalité que de dire : le sujet « je » est la condition du prédicat « pense ». Quelque chose pense, mais que ce quelque chose soit justement l’antique et fameux « je », voilà, pour nous exprimer avec modération, une simple (...)