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Articles

  • Le genre humain est-il en progrès constant ? - Septembre 2009

    LE CONFLIT DES FACULTÉS CONFLIT DE LA FACULTÉ DE PHILOSOPHIE AVEC LA FACULTÉ DE DROIT
    Reprise de la question : Le genre humain est-il en progrès constant
    I. QUE CHERCHE-T-ON A SAVOIR PAR LÀ ? On voudrait un fragment de l’histoire humaine et, à vrai dire, tiré de l’avenir, non du passé, c’est-à-dire une histoire qui prédise : si on ne l’appuie pas sur des lois naturelles connues (telles que éclipses de soleil ou de lune) on la qualifie d’histoire capable de lire l’avenir, bien que naturelle ; mais si on (...)

  • La douleur doit précéder tout plaisir - Mars 2009

    § 60. La jouissance est un plaisir dû aux sens et ce qui flatte les sens est agréable. La douleur est le déplaisir dû aux sens et ce qui le produit est désagréable. Ils ne s’opposent pas l’un à l’autre comme le profit et l’absence de profit (+ et 0), mais comme le profit et la perte (+ et -), c’est-à-dire non pas simplement comme des contradictoires, mais aussi comme des contraires. Les expressions de ce qui plaît ou déplaît, avec leur intermédiaire, ce qui est indifférent, sont trop larges, car elles (...)

  • Quel enseignement religieux pour les enfants ? (morale et religion.) - Novembre 2006

    Si l’on considère l’éducation des enfants par rapport à la religion, la première question est de savoir si l’on peut inculquer de bonne heure des concepts religieux aux enfants. On a beaucoup discuté à ce sujet en pédagogie. Des concepts religieux supposent toujours une certaine théologie. Serait-il donc possible d’inculquer une théologie à la jeunesse qui ne connaît encore ni le monde, ni elle-même ? Comment la jeunesse, qui ne connaît pas encore le devoir, pourrait-elle être capable de comprendre un (...)

  • Il est de la plus haute importance que les enfants apprennent à travailler. - Août 2006

    Dans le travail l’occupation n’est pas en elle-même agréable, mais c’est dans un autre but qu’on l’entreprend. En revanche l’occupation dans un jeu est en elle-même agréable, sans qu’il soit besoin de plus de se proposer un but. Veut-on se promener dès lors la promenade elle-même est le but et la marche nous est d’autant plus agréable qu’elle est plus longue. Mais si nous voulons aller quelque part la société qui se trouve en cet endroit ou tout autre chose est le but de notre marche et nous choisissons (...)

  • L’homme doit tout tirer de lui-même - Août 2006

    La nature a voulu que l’homme tire entièrement de lui-même tout ce qui dépasse l’agencement mécanique de son existence animale, et qu’il ne participe à aucune autre félicité ou perfection que celle qu’il s’est créée lui-même, indépendamment de l’instinct par sa propre raison. - En effet la nature ne fait rien en vain, et elle n’est pas prodigue dans l’emploi des moyens pour atteindre ses buts. En munissant l’homme de la raison et de la liberté du vouloir qui se fonde sur cette raison, elle indiquait déjà (...)

  • L’agréable et le beau. - Juin 2006

    Pour ce qui est de l’agréable chacun se résigne à ce que son jugement, fondé sur un sentiment indi-viduel, par lequel il affirme qu’un objet lui plaît, soit restreint à sa seule personne. (...) L’un trouve la couleur violette douce et aimable, un autre la trouve morte et terne ; l’un préfère le son des instru-ments à vent, l’autre celui des instruments à cordes. Discuter à ce propos pour accuser d’erreurs le jugement d’autrui, qui diffère du nôtre, comme s’il s’opposait à lui logiquement, ce serait folie ; (...)

  • L’homme est un animal qui a besoin d’un maître - Janvier 2006

    La difficulté, que même la simple idée de cette tâche nous met déjà sous les yeux, est la suivante : l’homme est un animal qui, quand il vit avec d’autres [membres] de son espèce a besoin d’un maître. Car il abuse à coup sûr de sa liberté à l’égard de ses semblables ; et, bien qu’en tant que créature raisonnable il souhaite une loi) qui mette des bornes à la liberté de tous, pourtant, son penchant animal égoïste l’entraîne à faire exception pour lui, quand il le peut. Il a donc besoin d’un maître, qui brise sa (...)

  • De l’unité originairement synthétique de l’aperception - Décembre 2004

    Le je pense doit (muss) pouvoir accompagner toutes mes représentations ; car autrement serait représenté en moi quelque chose qui ne pourrait pas du tout être pensé, ce qui revient à dire ou que la représentation serait impossible, ou que, du moins, elle ne serait rien pour moi. La représentation qui peut être donnée avant toute pensée s’appelle intuition, Par conséquent, tout le divers de l’intuition a un rapport nécessaire au je pense dans le même sujet où se rencontre ce divers. Mais cette (...)

  • Posséder le Je dans sa représentation - Décembre 2004

    Posséder le Je dans sa représentation : ce pouvoir élève l’homme infiniment au-dessus de tous les autres êtres vivants sur la terre. Par là, il est une personne ; et grâce à l’unité de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui survenir, il est une seule et même personne, c’est-à-dire un être entièrement différent, par le rang et la dignité, de choses comme le sont les animaux sans raison, dont on peut disposer à sa guise ; et ceci, même lorsqu’il ne peut pas dire Je, car il l’a dans sa pensée ; (...)

  • Le mensonge pernicieux - Novembre 2004

    Prenons un acte volontaire, par exemple un mensonge pernicieux, par lequel un homme a intro-duit un certain désordre dans la société, dont on recherche d’abord les raisons déterminantes, qui lui ont donné naissance, pour juger ensuite comment il peut lui être imputé avec toutes ses conséquences. Sous le premier point de vue, on pénètre le caractère empirique de cet homme jusque dans ses sources que l’on recherche dans la mauvaise éducation, dans les mauvaises fré-quentations, en partie aussi dans la (...)

  • Qu’est-ce que les Lumières ? - Octobre 2004

    "Qu’est-ce que les Lumieres ?" Réponse à la question : "Qu’est-ce que les Lumières ?" Par Emmanuel Kant (1724-1804) Konigsberg, 30 Septembre 1784.
    Voyez le Texte de Michel Foucault, Qu’est-ce que les Lumières ?.
    Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement (pouvoir de penser) sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable (faute) puisque la cause en réside non (...)

  • De l’opinion, du savoir et de la foi - Septembre 2004

    Tenir quelque chose pour vrai est un fait de notre entendement qui peut reposer sur des principes objectifs, mais qui suppose aussi des causes subjectives dans l’esprit de celui qui juge. Quand cet acte est valable pour chacun, pour quiconque du moins a de la raison, le principe en est objectivement suffisant, et c’est alors la conviction. Quand il a uniquement son principe dans la nature particulière du sujet, on le nomme persuasion.
    La persuasion est une simple apparence, parce que le (...)

  • Du principe moral de la religion qui s’oppose à l’illusion religieuse - Janvier 2004

    Pour compléter la lecture de ce texte, je te conseille, ami butineur, la lecture de l’article de CH. Paillard, Kant et le problème de l’irrationnel
    Je pose d’abord ce principe qui n’a pas besoin de démonstration : hormis une bonne conduite, tout ce que les hommes croient pouvoir faire pour se rendre agréables à Dieu est pure illusion religieuse et faux culte qu’on rend à Dieu.- Je dis : ce que l’homme croit pouvoir faire ; car je ne veux pas contester qu’au-dessus de tout ce qu’il est en notre pouvoir (...)

  • De l’art en général - Janvier 2004

    1. L’art se distingue de la nature comme le faire (facere) se distingue de l’agir ou de l’effectuer en général (agere), et le produit ou la conséquence de l’art se distingue en tant qu’oeuvre (opus) du produit de la nature en tant qu’effet (effectus).
    En droit, on ne devrait appeler art que la production par liberté, c’est-à-dire par un arbitre qui place la raison au fondement de ses actions. Car, bien qu’on se plaise à désigner comme une oeuvre d’art le produit des abeilles (les gâteaux de cire (...)

  • Celui qui a tué, il lui faut mourir - Octobre 2003

    Mais que signifie l’énoncé : « Si tu le voles, tu te voles toi-même » ? Celui qui vole rend incertaine la propriété de tous les autres ; il se dépouille donc lui-même (en vertu de la loi du talion) de la sécurité que requiert toute propriété possible ; il n’a rien et ne peut non plus rien acquérir, mais néanmoins il veut vivre - ce qui n’est possible que si d’autres le nourrissent. Mais dans la mesure où l’État ne le fera pas gratuitement, il faut que celui qui a volé lui abandonne ses forces pour des travaux (...)

  • Être n’est pas un prédicat réel - Septembre 2003

    Être n’est évidemment pas un prédicat réel, c’est-à-dire un concept de quelque chose qui puisse s’ajouter au concept d’une chose. C’est simplement la position d’une chose ou de certaines déterminations en soi. Dans l’usage logique, ce n’est que la copule d’un jugement. Cette proposition : Dieu est tout-puissant, renferme deux concepts qui ont leurs objets : Dieu et toute-puissance ; le petit mot est n’est pas du tout encore par lui-même un prédicat, c’est seulement ce qui met le prédicat en relation avec (...)

  • La volonté bonne - Août 2003

    De tout ce qu’il est possible de concevoir dans le monde, et même en général hors du monde, il n’est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n’est seulement une VOLONTÉ BONNE. L’intelligence, la finesse, la faculté de juger, et les autres talents de l’esprit, de quelque nom qu’on les désigne, ou bien le courage, la décision, la persévérance dans les desseins, comme qualités du tempérament, sont sans aucun doute à bien des égards choses bonnes et désirables ; mais ces dons de la nature (...)

  • La naissance n’est pas un acte qui soit le fait de celui qui est né. - Août 2003

    Qu’on n’ait pas choisi de naître peut-il être considéré comme une excuse ?
    Or comme la naissance n’est pas un acte qui soit le fait de celui qui est né et que, par suite, elle ne peut entraîner aucune inégalité de l’état juridique, ni aucune soumission à des lois de contrainte, hormis celle qui lui est commune avec tous les autres en tant que sujet de l’unique pouvoir législatif suprême, il ne peut y avoir aucun privilège inné d’un membre de la république, en tant que co-sujet, sur un autre et nul ne peut (...)